jeudi 26 février 2009

Geek-stuff : Blue Earth, green phone ?

Et voilà, j'avais réussi à me convaincre que je n'avais absolument pas besoin d'un nouveau téléphone (même si le mien est tout pourri et que j'entends à peine avec...), j'avais décidé de faire l'impasse sur les Iphone (pas assez écolos) et les Blackberry, me contentant de mon téléphone payé 0$, mais c'était sans compter sans mon geek... Il a déniché ce téléphone:

Le Samsung Blue Earth est un modèle qui me ferait presque douter de mes bonnes résolutions de ne pas céder aux sirènes de la consommation. (Au moins pour les téléphones, dont je n'ai pas grande utilité, sauf pour le boulot...)

Voilà, ce petit joujou tout bleu se recharge à l'énergie solaire mais ce n'est pas tout:



Le design “galet” et arrondi du Blue Earth est là pour rappeler la nature… Son panneau solaire génère de l’électricité aussi bien avec un éclairage naturel que artificiel. Une exposition d’une heure suffit pour tenir 25 minutes en conversation. Le Blue earth est fabriqué à partir de plastique reyclé de bouteille d’eau! Le PCM. Pourquoi choisir un plastique recyclé? Moins de combustible et moins d’emissions de gaz à effet de serre pour la production de ce mobile.Histoire d’aller au fond des choses, le chargeur ne contient aucune matière nocive (l’halogène, le béryllium ou le phthalate).
Le Blue Earth dispose d’un « mode Eco » , activable via une touche, qui ajuste la luminosité de l’écran, la durée du rétroéclairage et le Bluetooth pour eviter de consommer trop d’énergie.
Une fonction « Eco Walk », active un podomètre (qui compte vos pas) et calcule la quantité de CO2 économisée en marchant au lieu d’utiliser sa voiture. Pour rendre cette fonction ludique le logiciel convertit cette empreinte carbone en nombre d’arbres sauvés.
Source :
www.geekinc.fr

Je me fais pas d’illusions, nous sommes nombreux à avoir des joujoux de ce genre dans nos vies (rien que chez nous, on compte au moins deux PC, un Mac et un nombre incalculable de gadgets électroniques en tout genre). Je pourrais renoncer à ma vie urbaine et moderne et aller vivre au fin fond du Yukon (c’est pas l’envie qui me manque des fois !) mais bon, soyons réalistes, ce n’est pas encore pour demain. (Il faut convaincre monsieur geek d’abord)


En attendant, de voir les fabricants d’électronique prendre un virage plus écolo fait quand même plaisir à voir, surtout qu’encore aujourd’hui, la plupart des matériaux rentrant dans la composition de ces gadgets sont extrêmement polluants et encore très mal recyclés.



I had almost convinced myself I did not need a new phone (although mine is clearly a piece of junk, I can hardly hear people with it…). No Iphone or Blackberry for me, I was going to keep my old phone, purchased for $0 for some more time, but that was ignoring my faithful geek.

He found this phone:

The Samsung Blue Earth is a “green” phone and would almost get me to forgo my resolutions to ignore the appeal of mass consumption (at least for phone). This little gadget can be solar-powered, but that’s not all:


The Blue Earth handset has been designed to resemble a flat and well rounded shiny pebble, and comes as the first solar powered full-touch screen phone in the world. The solar panel situated on the back of the phone allows users to charge the device enough to make any call at any time. In addition,the company also announced that the Blue Earth has been manufactured from recycled plastic called PCM, extracted from water bottles, which is meant to reduce fuel consumption and carbon emissions during the fabrication process.
Moreover, the new handset, charger included, does not include harmful substances like Brominated Flame Retardants, Beryllium and Phthalate.“Samsung’s ‘The Blue Earth Dream’ demonstrates our small but meaningful commitments for the future and our environment,” said Mr. JK Shin, executive vice president and head of Mobile Communication Division of Samsung Electronics. "We are committed to achieving the highest eco-status with our customers and business partners by providing the best eco-products and promoting eco-activities.”Blue Earth is the last addition to the company's lineup of eco-friendly products and includes a unique user interface meant to draw attention on the preservation of the environment. The UI comes with an 'Eco mode', allowing users to become energy-efficient with just one click. Moreover, the 'eco walk' function allows users to count their steps through the built-in edometer, so as to calculate the CO2 emissions they reduce by walking instead of using motor transportation.

Source: http://news.softpedia.com

I don’t have too many illusions, many of us possess a lot of these electronic gadgets (including my geek and I who boast two PCs, a Mac and a bunch of electronic gadgets in our house). I could renounce my modern urban life and go live in remote area of the Yukon (I’d actually love to!) but realistically that’s not going to happen overnight (I have to convince my geek first).


So seeing companies like Samsung making some efforts to produce gadgets that are more eco-friendly gives me hope. Especially knowing that many component of those gadgets are quite harmful for the environment and not easily recyclable.

La montagne ça vous gagne.. ou ça vous perd ! Mountains win you or lose you!

La neige s’est remise à tomber et les températures aussi. Ce matin le jardin était couvert d’une fine pellicule blanche. Avec la neige est arrivée la nouvelle d’un fait divers tragique: un skieur Québécois et sa femme se sont perdus pendant 9 jours dans la montagne et n’ont été retrouvés qu’aujourd’hui, lui s’en sortira mais elle est décédée au cours de cette triste aventure. Le débat fait rage dans la petite communauté de Golden d’où sont partis les skieurs, la gendarmerie royale n’aurait pas demandé une équipe de recherche assez tôt, malgré le signalement de plusieurs signaux de SOS dans la neige par des skieurs et par un pilote d’hélicoptère.

Beaucoup de personnes viennent en Colombie-Britannique pour les paysages spectaculaires et pour l’accès aux Rocheuses, un terrain de jeux fantastique pour les amateurs de glisse et de randonnée mais aussi un milieu difficile. La montagne n’est jamais un lieu à prendre à la légère. Le temps peut changer brutalement et les conditions météo peuvent souvent provoquer une perte d’orientation. Les services de secours en montagne sont d’ailleurs très réputés ici et ont beaucoup de boulot l’hiver !





Pour les deux skieurs en question, la malchance a certainement joué : ils avaient quitté leur hôtel le matin même, signalant leur départ et laissé leur voiture dans un parking souterrain. Ils avaient leur propre matériel de ski, pas du matériel de location, ils sont partis hors-pistes, ne signalant à personne leur promenade. Les stations vérifient généralement tous les soirs que toutes les locations de matériel ont bien été rendues, qu’il n’y pas de véhicule solitaire sur les parkings et les hôtels vérifient généralement que leurs pensionnaires soient bien rentrés. Cela permet généralement d’envoyer des équipes de recherche très rapidement en cas d’absence d’un skieur ou d’un randonneur. La plupart des stations qui offrent des pistes de ski de fond, de raquettes ou de randonnées demandent aux usagers de signer un cahier pour signaler leur heure de départ et leur retour.

Bien entendu, il est facile, lorsque l’on a une certaine expérience de la montagne (c’était le cas de ces deux skieurs) ou même lorsque l’on se croit à l’abri, de faire fi de ces précautions de base et de partir hors-pistes sans le signaler à qui que ce soit. Malheureusement cette année, les cas de personnes expérimentées s’étant perdues dans la montagne ce sont multipliés, donnant des sueurs froides aux sauveteurs car les avalanches ont également été nombreuses cette année. Plusieurs de ces sauvetages sont cependant arrivés trop tard, la liste des morts cette saison s'élève à seize personnes, dont huit amateurs de skidoo (moto-neige) pris par une avalanche.

Il est bon de rappeler aux amateurs de montagne qui viendraient profiter des trésors de la région que nul n’est à l’abri d’un pépin, d’un changement brutal de temps ou d’une avalanche. Il convient donc de partir préparé au maximum, de vérifier la météo avant de partir et de prendre ses précautions pour signaler sa présence aux stations ou aux gardes forestiers.

La plupart des montagnards locaux suggère de toujours partir avec un sac à dos contenant au minimum les 10 choses suivantes :



  • Des vêtements de rechange
  • De l’eau et des rations de nourriture
  • Des allumettes ou de quoi démarrer un feu
  • Une bâche ou une couverture de survie ou au pire un sac poubelle pour les moins équippés
  • Un sifflet
  • Une trousse de premiers soins (MEC en fait de toutes petites qui ne pèsent rien et se glissent facilement dans le sac à dos)
  • Une lampe torche avec des piles supplémentaires
  • Un couteau
  • Une carte
  • Une boussole (ou un GPS pour les plus techos)

Ensuite, pour les plus aventureux, notamment ceux qui s’aventurent hors-pistes, les montagnards conseillent fortement d’être munis d’un kit d’avalanche (pelle, sonde etc…).

Ces précautions paraissent peut-être extrêmes pour une simple balade en forêt ou un petit tour en ski de fond ou en raquettes et pourtant, elles permettent souvent d’éviter des drames. Il m’est arrivé de me perdre en forêt une fois dans le nord, dans une zone très dense en arbres et j’ai passé pas loin de 7 heures à retrouver ma route. Le brouillard s’était brutalement levé et m’avait fait perdre tous mes repères dans une zone où il n’y a pas de sentiers balisés. Heureusement pour moi j’avais effectivement un sac à dos avec de la bouffe, de l’eau et ma lampe torche, la seule chose que je n’avais pas c’était la boussole ! Heureusement pour moi, le temps a fini par se dégager, le brouillard s’est levé et j’ai pu retrouver mon chemin jusqu’à la côte et de là me retrouver à mon labo sans trop de mal. Depuis j’essaie de partir avec un sac à dos « de précaution », juste au cas où.



En cas de doute, la majorité des stations offrent des dépliants avec une liste de règles de sécurité et ce qu'il faut prévoir avant de partir. Les magasins de sport comme MEC, Coast Mountain Sports ou The North Face offrent également des conseils lorsque vous achetez du matériel chez eux.



Snow is falling again and so are the temperatures. This morning my garden was covered in a fine blanket of snow. With the snow came tragic news: a skier from Quebec and his wife got lost in the mountain for 9 days and were only found today, he will make it but she died during their ordeal. Debate is rising in the small community of Golden, the RCMP would have not called the search and rescue teams soon enough, although several people had indicated seeing SOS signs in the snow.

A lot of people come to British Columbia for the spectacular scenery and for the Rockies, a amazing playground for those who love skiing or hiking. But the mountain is a rugged and difficult place and should never be underestimated. The weather can change very fast and changing forecasts can induce lost of orientation. Search and rescue teams here have an excellent reputation and loads of work during the winter months!

For those two skiers, bad luck probably prevailed: they checked-out of their hotel that morning, left their car in an underground parking, used their own gear (no rentals) and went out of bound without notifying anyone. Most of the ski resorts will check that all the rentals are back by nightfall and that there are no solitary vehicles on the parking. Hotels will generally check that their tenants are back as well. Usually this system allows resorts to send for a search and rescue team early on. Most resorts that offer back-country skiing or snowshoeing will ask people to sign a book when they leave and when they get back.

It is of course easy, when one is accustomed to the mountain (the two skiers were experience in back-country skiing) or just feeling safe to forgo these precautions and take off out of bounds without anyone knowing. Unfortunately this year, many experienced people got lost on the mountain, giving cold sweats to the search and rescue teams as avalanches have also been numerous. Sometimes they got there too late and this year the death toll is up to 16 people for the province, including 8 experienced snowmobilers who perished in an avalanche.

It is important to remind mountain lovers who wish to take advantage of the treasures of this province that no one is safe, accidents, weather changes or avalanches DO happen. You should then always be prepared, check the forecast and let ski resorts or park officials know when you’re going off in the back-country.

Local mountaineers recommend you always pack the following 10 items:



  • A change of clothes
  • Food and water
  • Matches or something to light a fire with
  • A tarp, a survival blanket or a garbage bag
  • A whistle
  • A First-Aid kit (MEC sells small kits that are very light)
  • A flashlight with extra batteries
  • A knife
  • A map
  • A compass (or a GPS for the techies)

For the more adventurous who wish to go out of bounds, mountaineers recommend you also pack an avalanche kit (probes and a shovel…)

Some may think these precautions are a bit extreme for a little snowshoe hike or some cross-country skiing but still, they sometimes allow you to avoid getting into too much trouble. I got lost once in the dense forest in the north of the province, it took me 7 hours to find my way back. The fog had suddenly fallen and I lost my orientation in a zone where there were no marked trails. Fortunately for me I did have a backpack with food, water and my flashlight. The only thing I was missing was the compass! Eventually the fog lifted and I was able to find my way back to the water and from there back to my lab. Ever since, I always pack a rucksack just in case.


In case you have any doubts, most ski resorts have little leaflets with security precautions and outdoor sports stores such as MEC, Coast Mountain Sports or The North Face , will offer advice on what to pack.

mardi 24 février 2009

Sylvia Earle: pour l'amour des océans - Sylvia Earle: for the love of oceans


Source : TED

Sylvia Earle est un modèle pour de nombreux aspirants océanographes, c'est aussi une femme engagée comme on les aime. Cette anné, elle a reçu le TEDprize pour l'ensemble de son travail. Sylvia Earle a aussi écrit de nombreux livres.

Sylvia Earle is a model for many aspiring oceanographers, she's also an engaged woman. She received the TEDPrize this year for her work. She also wrote a number of excellent books.

lundi 23 février 2009

Préparer le printemps à Vancouver – Preparing for spring in Vancouver

Le printemps est presque là ! Encore un petit effort et les beaux jours seront de retour. Nous avons eu un petit avant-goût la semaine dernière avec un soleil radieux et des températures au-dessus de 10°C dans la journée. Il était temps de préparer le jardin pour les saisons à venir.

Les premières endives pointent le bout de leur nez et le rosier commence à avoir de beaux bourgeons et des feuilles neuves. Il était temps de nettoyer les jardinières et les pots et préparer les premiers semis. Cette année j’ai semé des fleurs de toutes sortes, notamment des fleurs pour attirer papillons et colibris et des herbes supplémentaires pour la cuisine. Pour ce qui est des légumes, j’ai fait un petit tour par
West Coast Seeds, à Delta pour récupérer quelques fournitures pour commencer les semis à l’intérieur, histoire d’avoir le meilleur rendement possible dès les beaux jours. Un autre petit détour par Canadian Tire pour récupérer un arrosoir plus conséquent et une mini-serre d’intérieur et nous étions prêts ! J’ai donc semé deux variétés de tomates, des haricots verts, des carottes, plusieurs variétés de laitues et des fraises à l’intérieur, en attendant que les températures aient suffisamment remonté pour transplanter tout cela dans le jardin.


Chez West Coast Seeds, j’ai également récupérer des cocons d’abeilles megachiles ou solitaires. Les cocons sont encore en hibernation et je vais devoir les conserver au frigo jusqu’à début-mars. Là il sera temps de les mettre dans ma mini-ruche au soleil. Le « bee condo », ou HLM à butineuses, leur permettra de pondre leurs œufs pour l’année suivante. Ces abeilles polinisatrices vivent seules et n’ont pas de reines comme les abeilles à miel, elles se construisent des nids en forme de tubes. Leur fonction est surtout de polliniser le jardin pour assurer une bonne propagation des graines et une bonne reproduction des fruits, des légumes et des fleurs. Avec la disparition alarmante des abeilles de par le monde, il devient important de leur aménager des refuges où elles puissent se reproduire et continuer leur inlassable travail. Sans les abeilles, point de culture viable. Il est toujours bon d'avoir des insectes dans son jardin, que cela soit des abeilles ou des coccinelles. Certains nichoirs abritent aussi bien les cocons d'abeilles que ceux des coccinelles. Outre le fait que les abeilles et les coccinelles pollinisent, elles sont aussi d'excellentes armes contre les insectes nuisibles, notamment les pucerons. Une meilleure façon de nettoyer son jardin que d'asperger de produits toxiques !


My bee condo, mon HLM à abeilles



Spring is almost here! A few more weeks to go and the sunny days will definitely be back. We had a first taste of spring last week when the sun showered us with warmth and temperatures raised above 10°C. It is more than time to prepare the garden for spring.

The first endives are pointing out from the soil and the roses are budding and showing some new leaves. It was time to clean out the planters and pots and start sowing seeds. This year I sowed scores of flowers, including native flowers that will attract butterflies and hummingbirds, and more herbs. As for veggies, I dropped by
West Coast Seeds, in Delta, to pick up some supplies to start seedlings inside, to ensure a higher yield during the warmer seasons. I also stopped by Canadian Tire to pick up a mini-greenhouse. I sowed two varieties of heirloom tomatoes, string beans, carrots, lettuce mix and strawberries. Once the temperatures reach an ideal high, I’ll transplant the seedlings outside.

At
West Coast Seeds, I also picked up some mason bee cocoons. The cocoons are still hibernating and I have to keep them in the refrigerator until the beginning of March. Then they will find a spot in the bee condo. There they will be able to lay eggs for next year. Mason bees are solitary bees, they do not have a queen and don’t live in hives but in individual tube-like nests. They pollinate gardens and ensure reproduction and propagation of fruits, vegetables and flowers. With bees disappearing everywhere on earth, it becomes more and more important to ensure we provide shelters for them so they can continue their work. Without bees, no crops. It's always good to have insects in your garden, be they bees or ladybugs. Some "bee condos" also work for ladybug cocoons. Ladybugs and mason bees don't just pollinate, they are also an excellent pest control and will rid your garden of unwanted guests like aphids. A good reason to stop spraying toxic chemicals all around!

vendredi 20 février 2009

Le président aime les queues de castor - The President likes beaver tails

Bon, ça y est le pays se remet un peu de ses émotions. Obama a repris l'avion pour les States. Il a réussi à charmer tout le monde. Il faut dire qu'il n'a pas arrêté de sourire, a fait une déclaration d'amour aux Canadiens: "I love this country", alors pour eux, ça vaut bien un "Ich bin ein Berliner". Il est sympa Obama, il a même promis de revenir quand il ferait plus chaud. Mais ce qui a vraiment charmé les Canadiens c'est qu'Obama aime les queues de castor. Pas de ricannements dans le fond, la queue de castor est une spécialité culinaire locale, pleine de gras et de sucre, idéale à déguster l'hiver. (Moi je préfère celles aux framboises perso). Les Canadiens sont "en amour" avec Obama. Ils lui ont même concocté des queues de castor spéciales Obama, avec un O en sirop d'érable sur le dessus.

Obama, donc, au lieu de repartir directement vers son avion, a fait un petit détour par le marché Byward pour se procurer une de ces patisseries "pour le voyage de retour", il est malin le président, il prévoit un goûter. Il en a profité pour acheter des cookies en forme de feuilles d'érable "pour ses filles", et un porte-clé souvenir. Obama est en fait un touriste comme les autres, apparemment il ramène des porte-clés et des boules à neige à ses filles à chaque fois qu'il part en voyage. Surtout je constate que c'est un gourmand comme les autres, on l'avait aperçu déguster des tartes durant sa campagne présidentielle, il mange des queues de castor à Ottawa. Je ne peux pas m'empêcher de le trouver sympathique :-)



The country is slowly recovering. Canadians are in love with Obama. he managed to charm everyone, his huge smile probably helped a lot! He told Canadians he loved Canada, that's worth a "Ich bin ein Berliner" here. He's a nice guy Obama, he even promised to come back when it would be warmer. But what really did it for Canadians is that the president likes beaver tails. No laughing back there. Beaver tails are a speciality pastry here, full of fat and sugar, ideal for winter. (I have a preference for beaver tails with raspberries). So Canadians managed to invent Obama beaver tails, with a maple syrup O on top.

Obama, instead of heading back to the airport, made a stop at the Byward market to purchase one of the pastries, to eat on the way back. He's smart Obama, he packs a snack for the trip. he also purchased some maple cookies "for his daughters", as well as some souvenirs. Obama is a tourist like any other, he brings back key chains and snow globes for his kids when he travels. He likes pastries like anyone else, he had already been seen eating pies during his campaign, now beaver tails. That only makes him more likable :-)

jeudi 19 février 2009

Les nouvelles du jour - News of the day


La nouvelle du jour c’est la visite éclair d’Obama au Canada. Il est arrivé ce matin sur le tarmac d’Ottawa, a rencontré brièvement la Gouverneure Générale, Michaelle Jean, avant d’avoir un entretien avec le Premier Ministre Stephen Harper. Les médias sont pleins d’éditoriaux et de lettres adressées au président des Etats-Unis et de nombreuses personnes se sont levées de bonne heure pour essayer d’apercevoir Obama lors de son passage. Obama fascine ici autant qu’ailleurs dans le monde et l’on sent chez les Canadiens un réel désir de voir changer le leadership de leurs dirigeants.

La bonne nouvelle c’est que le nouveau président des US a déjà une influence de ce côté-ci de la frontière, voilà que les conservateurs commencent à douter du bien-fondé de leur investissement massif dans les sables bitumineux et que l’on commence à parler de ralentir voir d’arrêter l’exploitation (peu écologique) de cette source de pétrole. Le débat est ouvert en tous les cas. Espérons que cela mènera à des mesures concrètes.

Enfin, pour le carnet rose de la journée, les amateurs de zanimos sont tout sourire en BC, on nous annonce la naissance de deux petits chez les orques résidentes du Sud. Une bonne nouvelle pour cette population menacée et en déclin depuis les dernières années.

Photo de Kenneth Balcomb, Centre for Whale Research

For the news of the day, Obama is visiting Canada today. He landed this morning in Ottawa, had a quick meeting with the Governor General, Michaelle Jean before meeting the prime minister, Stephen Harper. The media are abuzz with op-eds and open letters to the president of the US and many people were up early to catch a glimpse of Obama during his short stay in the city. Canadians are fascinated by him, as many other people are. Many seem to feel the need for a renewal of Canadian political leadership in the light of Obama’s example.

The good news is that Obama’s visit has sparked a new debate on the tar sands. Conservatives seem to rethink their position on the not-so-environmentally-sound exploitation of this oil resource. Talks of slowing down or even stopping the tar sands development are happening. Let’s hope these talks will lead somewhere!




For the good news, animal lovers around BC have a big smile on their face today. We learned that two babies where born in the orca southern resident population. This is a population that had been declining and that is most endangered at the moment.

Photo Mark Melleson/CBC


Manger du croco à Vancouver - Eating a croc' in Vancouver

Hé bien c’est fait, le geek et moi entamons notre 11ème année d’amours tumultueuses. Pour fêter cela dignement nous avions réservé une table au Crocodile, restau chic de Vancouver. J’en avais entendu beaucoup de bien, le chef étant un disciple du chef du Crocodile de Strasbourg. Après un an et demi de sushis, de Thaï, de Kenyan et autres spécialités exotiques, cela nous a fait une petite parenthèse de gastronomie typiquement française, matinée de quelques influences West Coast.

Une tartelette aux chanterelles et fromage de chèvre en amuse-bouche, puis un trio de saumons en entrée pour moi et un tartare de bœuf pour monsieur, suivi d’un carré d’agneau pour moi et d’un magret de canard et foie gras pour monsieur, un petit sorbet à la poire et à la liqueur en entremets et enfin, une tartelette fine aux poires et une crème brûlée pour terminer. Enfin, pour digérer tout cela, quelques crocodiles en chocolat ! Je sais, je sais, le menu a de quoi faire fuir les plus végétariens… Mais vu que nous ne consommons que très peu de viande le reste du temps, nous estimons avoir le droit à un petit écart de temps à autre.

Le repas était délicieux, le personnel très agréable et prévenant. L’expérience a donc été un succès. Pour une occasion spéciale, Le Crocodile est certainement une adresse à garder !
Du coup, après tous ces excès culinaires, heureusement que je vais au yoga ce soir, en bonne Vancouvérite !


So it’s done, my geek and I have just celebrated 11 years of faithful but tumultuous relationship. To celebrate this event, we had reserved a table at Le Crocodile, a fine restaurant here in Vancouver. The chef is actually a disciple of the chef of the original Crocodile restaurant in Strasbourg. After a year and a half of suhis, Indian, Thai, Kenyan and other exotic specialties, it was a nice change to switch back to fine French cuisine, with a few West Coast influences.

We started off with a appetizer: a fine chanterelle and goat cheese tartlet, than I tried a trio of salmon and the geek had a beef tartar, we followed with a roasted rack of lamb fo
Lienr me and roasted duck and pan-seared foie gras for the geek, we then had a light pear sorbet before trying the fine pear tartlet and the crème brûlée, we finished off with some crocodile shaped chocolates. The menu would probably disgust any vegetarian but as we don’t eat much meat the rest of the time…

The meal was delicious and the personnel very friendly and considerate. The experience was a success. For a special occasion, Le Crocodile is certainly a keeper!
To forget my excesses of last night, I am off to yoga tonight, like any good Vancouverite.
mardi 17 février 2009

Lectures du moment - Reading list

Le soleil est de retour et avec lui les envies de farniente sur la plage avec un bon bouquin. Il s'est remis à faire beau et presque chaud. Le printemps pointe le bout de son nez ! En attendant de rechausser mes raquettes pour aller crapahuter dans le bois ce weekend, je bouquine toujours autant. En ce moment je lis :

Three Day Road, de Joseph Boyden


Une histoire de convalescence dans les pays d'en haut. Niska, une femme chamane des pays d'en haut, vient récuper son neveu, Xavier, meutri par la guerre et accro à la morphine. Le roman conte leur voyage en canoe, les souvenirs traumatiques de Xavier et son long chemin vers la guérison. Joseph Boyden a reçu de nombreux prix littéraires et vient de sortir un autre roman, que je me promets de lire très vite: Through Black Spruce. J'aime la façon d'écrire des gens du Nord, leur héritage de conteurs et cette atmosphère qui me rappelle mes premières amours avec les romans traitant de la vie dans le Grand Nord sauvage.


Queen of the South, d'Arturo Perez-Reverte


Un thriller et une biographie. L'histoire d'une femme qui fuit les tueurs d'un cartel de drogue en Colombie et sa trajectoire entre ombres et lumières. Parce que j'aime tant les écrivains Sud-Américains, que ce soit Luis Sepulveda, Gabriel Garcia-Marquez ou Francisco Coloane. D'autres aventures au creux de mon fauteuil, d'autres horizons qui m'attirent.



The sun is back and gives me a craving for naps on the beach with a good book. The sunshine and relative warmth seems to announce the return of spring. Before I put back my snowshoes on to hike in the forest this weekend, I still have some time to read. Right now I'm reading:

Joseph Boyden's , Three Day Road, a beautiful tale of healing and recovery. Niska, a medecine woman, picks up her nephew who is wounded and traumatized by the war and has become a morphine addict. Together they journey back on her canoe, Xavier slowly taking the road to recovery. Joseph Boyden won many prizes for his novel and has that talent for story-telling that seems to be the heritage of the northern peoples. I have always loved books about the wilderness of the north, ever since I was a child. I can't wait to read Joseph Boyden's latest novel : Through Black Spruce.

Arturo Perez-Reverte's Queen of the South. A thrilling biography of a woman escaping the drug cartels of Colombia and her life story, between light and shadow. I have a love for South-American writters, be they Luis Sepulveda, Gabriel Garcia-Marquez or Francisco Coloane. Other voyages, other horizons to crave for.

lundi 16 février 2009

Punaise ! Les nuisibles de Vancouver - What a bugger! Pests of Vancouver

Alors Vancouver, normalement, c’est sensé être le “meilleur endroit sur terre”, l’endroit où la qualité de vie est imbattable, la mer, les montagnes, les forêts, tout ça, tout ça…
Quand on vous fait la promo de Vancouver, on insiste plutôt sur les côtés positifs que sur les négatifs (genre quand on présente Paris, on montre les jolis cafés de Montmartre et pas les crottes de chien tous les 10 mètres sur les trottoirs, normal).

Mais bon, il faut quand même regarder la réalité en face, Vancouver c’est pas tout beau, tout propre avec tout plein de dollars qui poussent sur les arbres (sauf si tu aimes vraiment beaucoup fumer l’herbe qui fait rigoler, autre spécialité locale, auquel cas ouuiiiii, tout le monde est bôoooo et tout le monde est gentilllll et tout le monde s’aimmme et tout et tout…)

Donc il était temps pour moi de rétablir quelques vérités, notez que cette démonstration fonctionne avec tout un tas d’autres grandes villes, Paris, Nouille-Orc et autres…Personne n'est épargné par les nuisibles.

Je ne vais pas faire un exposé sur les problèmes socio-économiques de Vancouver, ni sur le fameux quartier du Downtown East Side, ni sur la guerre des gangs qui fait actuellement rage. (Pas une semaine sans une quelconque fusillade en relation avec le trafic de drogues en ce moment) Non, je vais vous parler des nuisibles en ville. J’ai une certaine affection pour les petites bêtes, j’assume.

Parmi les nuisibles que vous rencontrez facilement il y a bien sur les adorables râtons-laveurs, bandits masqués farfouillant nos poubelles et agressant à l’occasion une touriste Japonaise ou deux, les moufettes, les coyotes, les rats et les corbeaux pour n’en citer quelques-uns. Oui, les corbeaux, ça surprend, mais actuellement, ils menacent de déloger les aigles et envahissent les parcs, genre film de Hitchcock, brrrrrrr….. Il paraît que la ville va en abattre un certain nombre et en stériliser d’autres.

Mais il existe un autre nuisible, dont on parle peu, car il ternirait un peu l’image de la ville. Il s’agit de la punaise des lits. Vancouver a un véritable problème d’infestation de punaises dans les immeubles du centre-ville, et pas seulement dans les taudis du Downtown East Side. De nombreux immeubles chics, ou « heritage », et des hôtels de standing du centre-ville, sont confrontés aux petits insectes.

Cela faisait plusieurs fois que j’entendais parler de punaises, mais ce qui m’a vraiment mis la puce à l’oreille c’est une vendeuse du marché aux puces (justement), qui me faisait remarquer que pour les lits de bébés, si on habitait en centre-ville, il fallait éviter de « juponner » le lit, pour éviter que les punaises ne grimpent dedans. J’ai donc creusé un peu et découvert que le problème était très répandu et avait tendance à s’aggraver, il y a même un papier dans le journal Métro de ce matin. Il y aurait environ 400 immeubles affectés en ville (du moins 400 dont c’est de notoriété publique…).

Le problème avec ces charmantes bestioles c’est que les efforts d’extermination se soldent parfois par une agressivité accrue. Après avoir usé et abusé des insecticides dans les décennies précédentes, on se rend de plus en plus compte de la nocivité de ces produits sur notre santé mais aussi du peu d’effet sur les bestioles : elles deviennent résistantes. (N’oubliez jamais le mythe urbain selon lequel en cas de catastrophe nucléaire sur terre, seuls les cafards survivront : il y a sûrement du vrai là-dessous !). J’ai ainsi lu dans Métro l’histoire d’un brave gars de l’Ontario qui déménage à Vancouver et se retrouve avec des punaises dans son appart. Le gars prend les quelques petites piqûres avec philosophie et poursuit son train-train habituel. Son proprio décide de faire intervenir SOS fantômes Nuisibles et fait asperger les lieux de produits toxiques. Résultat : ça a énervé d’autant plus les bestioles et elles ont pratiquement dévoré le brave Ontarien. (Il s’en passe des trucs à Vancouver, c’est fou !)

Bon, à la décharge de Vancouver, il semblerait que des villes comme New-York soient également affectées par une recrudescence de punaises des lits.

Donc si vous vous installez à Vancouver, pensez à vous renseigner sur les squatteurs potentiels de votre logement, vous pouvez consulter le site http://www.bedbugregistry.com/ pour vérifier que votre immeuble n’y figure pas !

Maintenant, les Vancouverites prennent cette histoire de punaise très au sérieux et aimeraient voir les autorités publiques faire quelque chose avant que le reste du monde ne débarque à Vancouver pour les JO et repartent avec des souvenirs « démangeants » de la ville.




So, Vancouver is supposed to be the “best place on earth”, the place where the quality of life is unbeatable, the ocean, the mountains, the forest and so on… When people advertise Vancouver, they obviously insist on the positive aspect of the city then on the negative. (When you advertise for Paris, you show the nice little cafés in Montmartre and not the dog poop every 10 meters on the sidewalks)

But, there is a need for a reality check from time to time. Vancouver is not all nice, all clean, with dollar bills growing on trees (unless you like to smoke a lot of weed, another local specialty, in which case, yes, everyone is sooooo nice, soooo beautiful, and peace on earth and so on…)
It was time for me to re-establish some truths. Please note that this demonstration also works with any major urban metropolis such as Paris or New York. No one is exempt of pests…

I will not do any expose on the socioeconomic problems of Vancouver, nor on the infamous Downtown East Side, nor on the gang wars that rages on. (Not a week without a drug-related shooting these days) No, today I’m going to write about urban pests. I have certain affection for creatures and critters of all sorts…

Amongst the pests you will encounter very often here are the raccoons, the little masked bandits that roam our dumpsters and attack a Japanese tourist or two from time to time, the skunks, the coyotes, the rats and the crows. Yes, crows, it may sound surprising but crows are a growing problem, they threaten eagles and invade parks, like in a Hitchcock movie brrrrr…. Apparently the city is considering culling the crow population.


But there is another pest we seldom hear about, as it would tarnish the city’s reputation. It’s the bed bug. Vancouver has a real infestation problem in downtown buildings, and not only in the slums of the Downtown East Side, a number of heritage buildings and hotels are also confronted with a critter problem.


I had heard of bed bugs a couple of times but it’s when a vendor at the flea market told me to beware of them and not use a crib skirt if I was living downtown that I fully realized the extent of the problem. I looked into the problem a bit more and discovered it was widespread. Actually, there is even a paper in the Metro this morning about it. There could be at least 400 building affected downtown. (At least 400 we know of…)


The problem with these charming creatures is that extermination efforts often result in a higher aggressiveness. After using and abusing pesticides in previous decades, we are more and more aware that these products are bad for our health and that insects are becoming resistant to them. (Never forget that urban myth saying that in the event of a nuclear catastrophe on earth, only the cockroaches will survive, there probably is some truth to it!) So I read in Metro this morning the story of this nice guy from Ontario who moved to Vancouver and discovered he had bed bugs in his apartment. He decides to live with the few bites and not make it a big deal. His landlord however decides to have the place fumigated. As a result the critters became very aggressive and almost ate the guy live. (Isn’t life in Vancouver exciting?)


Now, Vancouver is not the only city affected, apparently New York also has a huge bed-bug problem.
So if you decide to move to Vancouver, think about checking for any undesirable squatters by looking your building up on http://www.bedbugregistry.com/

Vancouverites are taking this problem very seriously and would like to see public authorities doing something about it before the rest of the world comes to Vancouver for the Olympics and bring back “biting” memories of the city.


jeudi 12 février 2009

Des koalas tout feu tout flamme : crômeugnonerie du jeudi - Cute koalas bring back Aussie smiles

Vous avez certainement entendu parler des terribles incendies de brousse en Australie, qui ont fait de nombreux morts. Les incendies n'affectent pas que les hommes mais aussi les animaux. Un des symboles de ces incendies, qui redonne un peu le sourire à des Australiens encore sous le choc, c'est Sam, le koala miraculé des incendies. Cette petite femelle, trouvée par des pompiers avec des brulures au second degré aux pattes, est devenu instantanément une célébrité sur Youtube, dans une vidéo où on la voit accepter de l'eau du pompier et glisser sa patte brûlée dans la main fraiche du pompier tout ému.



Depuis Sam est soignée dans un refuge, le Mountain Ash Wildlife Shelter, où l'on compte bien voir ses brulures guérir. Mais là où l'histoire devient crômeugnone, c'est quand on apprend que Sam partage sa cage avec Bob, un autre koala victime des incendies. Il semblerait que Bob et Sam, qui ont à peu près le même âge, se soient trouvé des affinités. Les Australiens sont ravis et les démonstrations affectueuses des deux marsupiaux leur ont un peu redonné le sourire. Et à nous aussi.





You must have certainly heard of the bush fires in Australia, which resulted in a terrible death toll. Bush fires affect humans but animals as well. One of the symbols of these fires, who is giving back Aussies a bit of a smile, is Sam, the miraculous koala. This little female koala was found amidst the devastation by firefighters, with second degree burns to her paws. She became an instant celebrity on Youtube in a video where she is seen accepting water from a firefighter and resting her burnt paw in his fresh hand.

Since, Sam is being taken care off in a refuge,the Mountain Ash Wildlife Shelter, where vets think her burns will heal. Where the story truly becomes cute, is when we learn that Sam is sharing her cage with another fire survivor, male koala Bob. It seems that Bob and Sam, about the same age, have a bit of a crush and are taking care of one another. Australians are very happy, and the public displays of affection of the two marsupials brought back some smiles. It undoubtedly brought a smile to our faces as well.

lundi 9 février 2009

Autopartage à Vancouver - Car sharing in Vancouver

Après un an et demi sans voiture, mon geek vient de décrocher le sésame magique, son permis de conduire canadien. Avec le précieux bout de plastique, nous avons pu nous inscrire à une coopérative d’autopartage : la Co-operative Auto Network. Avec ce système, nous ne possédons pas de voiture personnelle mais nous avons accès à un large parc de voitures et de camions dans la ville. Comme nous ne nous servons pas d’une voiture tous les jours, ça limite les frais d’assurance et d’entretien et surtout ça limite notre impact écologique puisque nous partageons notre voiture avec tout un tas d’autres personnes.

C’est très pratique puisqu’il nous suffit de réserver la voiture quand nous en avons besoin par Internet. Ensuite, munis d’une petite clé, nous ouvrons le compartiment où sont cachées les clés du véhicule avant d’utiliser un espèce de bip pour débloquer le démarrage. Tous les mois nous recevons une facture basée sur le kilométrage utilisé, les voitures sont entretenues et assurées. La coopérative est un organisme à but non-lucratif, créée par des usagers. A Vancouver il existe un autre organisme d’autopartage : Zipcar.


C’est aussi une façon de repenser nos déplacements. À l’échelle canadienne, où la voiture est reine, il est encore possible de faire pas mal de déplacements en transports en commun (à condition de vivre en ville, plutôt vers le centre). Sinon nous avons nos deux vélos (qui n’ont, c’est vrai, pas beaucoup servis cet hiver pour cause de flemmingite aigue) et sinon nos pieds ! Nous faisons pas mal nos courses à pied (la superette est au coin de la rue) et pour le gros des légumes et des fruits, nous nous faisons livrer par SPUD tous les mercredis. En limitant ainsi nos déplacements hebdomadaires, nous réduisons d’autant notre empreinte écologique, même si en riches citadins, nous consommons et polluons bien plus que certains autres habitants de la planète.

Les sociétés d’autopartage se développent de plus en plus dans les grandes villes comme Communauto à Montréal ou encore en France, à Rennes, à Bordeaux ou encore à Lyon. En France il existe un site, France Autopartage, qui recense tous les organismes du pays.



After a year and a half without a car, my geek finally obtained his Canadian driver’s license. With the precious card, we managed to sign up for car sharing at the Co-operative Auto Network. With this system, we do not own a personal car but share a large group of cars and trucks across the city. Since we don’t use a car everyday it saves us a lot on insurance and maintenance. It also limits our ecological footprint since we actually share our car with a whole bunch of people. It’s pretty practical since we can book a car anytime through the Internet. Then, with a small key we received, we just open up the hidden compartment on the car to retrieve the keys of the vehicle and use a sort of beeper to unlock and start the car. Every month we get a bill based on the number of kilometers we used, all the cars are maintained and insured. The co-op is a not for profit organization that was created by users. In Vancouver there is also another car sharing system: Zipcar.


It’s also a way to rethink our ways of commuting. At the canadian level, where cars seem indispensable, it is still possible to do a lot of things using the public transit system. (As long as you live in the city, close to downtown) Otherwise we also have our bikes (although we did not use them that much this winter, mostly because we are lazy) and our feet! A lot of our groceries can be down close to our home, on foot and we get most of fruit and vegetable delivered every week by SPUD. By limiting our weekly commutes we do reduce our carbon footprint, even if as rich western urban people we still pollute and consume a lot more than many others on this planet…

Car sharing is becoming more and more popular in many major cities. For example there is Communauto in Montreal and France has a website that lists all the car sharing facilities across the country.


Crédits photographiques/Photo credits: Mute* on Flickr
jeudi 5 février 2009

Sarko fache les Québécois - Sarkozy angers Quebeckers

Caricature de Hervé Philippe, La Tribune


Les souverainistes Québécois fachés contre notre Schtroumpf 1er national, ils viennent de lui envoyer une lettre de plainte en bonne et due forme (la lettre est sur Rue89). Non content de dire des c... à longueur de journée en France, notre cher hyperprésident est allé facher l'Afrique l'année dernière et le Québec cette année. Nos dirigeants seraient bien avisés de cesser de penser que la France est le centre du monde et en apprendre davantage sur le Québec, ses souverainistes, son pluralisme et son interculturalisme avant de débiter des bêtises plus grosses qu'eux de ce côté-ci de l'Atlantique ...
Saviez-vous que les groupes anti-Sarkozy fleurissent sur facebook? Je viens de découvrir un groupe intitulé "je parie que je peux trouver 1000 000 de personnes qui haissent Sarkozy", et ben je parie qu'ils vont avoir plus de monde inscrit aujourd'hui...

Plus d'infos:

The Globe and Mail
La Presse
Radio Canada
Toronto Star

PS: je viens de lire qu'il vient aussi de fâcher les Tchèques et les Anglais...


The French president Sarkozy managed to once more anger people. Last year he pronounced a very controversial speech in Dakar on the "African Man" who needed to catch up with civilization and today he has got all the Quebec sovereigntists in upheaval for one more pronouncing a speech no one needed. It seems like French politicians should stop thinking of France as the lighthouse of the civilized world and start learning more about countries and their peoples before uttering such ridiculous speeches that embarrass everyone. I discovered recently that facebook has a bunch of anti-Sarkozy groups, including one called "I bet I can find 1,000,000 people who hate Sarkozy", I personally bet they will have more people joining today...


More info:

The Globe and Mail
Toronto Star
La Presse
Radio Canada

PS: I just read that Sarkozy has also angered the British and the Czechs...

Gourmandise colorée: salade de betterave, carotte et orange - Beet, carrot and orange salad


Beets me
Mise en ligne par phxpma

Le soleil est de retour ! Avec lui les promesses du jardin que je viens de préparer pour les premiers semis. Des légumes bien sur, des fraises et des fleurs. Mon rosier commence juste à bourgeonner et j'ai bien l'impression que mes premières endives sortent le bout de leurs têtes... J'irais cette semaine ou la prochaine faire une descente chez West Coast Seeds pour récupérer des graines à planter et des cocons d'abeilles.

En attendant, tout ce soleil me donne des envies de légumes colorés! Du coup cette semaine on a fait le plein de vitamines avec une salade colorée de betteraves, carottes et oranges.

Pour redonner de la couleur il faut:

  • Des betteraves (cuites 20 minutes environ et refroidies ou crues)
  • Des carottes
  • Des oranges
  • De l’ail
  • De l’huile d’olive
  • Du vinaigre balsamique
  • Du jus de citron
  • Une pincée de cumin
  • Du persil frais

La recette est très simple, après avoir lavé et épluché les carottes, découpez-les en petits dés ou râpez-les. Laver, éplucher et cuire les betteraves puis les découper en petits dés (sinon, vous pouvez aussi râper la betterave crue, c’est selon vos goûts!). Éplucher l’orange et la découper en petits dés également. Hacher finement l’ail. Mélanger le tout dans un saladier. Hacher finement le persil et en garnir la salade.Pour la sauce, mélanger deux cuillères à soupe d’huile d’olive, une cuillère à café de vinaigre balsamique et une pincée de cumin, émulsionner avec deux cuillères à soupe de jus de citron. Servir bien frais!

Bon appétit!

The sun is back! With the sun the promises of my garden I just prepared for the first seeds: vegetables of course, strawberries and flowers too. My roses are just starting to come out of their long winter and I have some endives pointing their heads out of the soil… I will go down to West Coast seeds this week or the next to pick up more seeds and some mason bee cocoons.

All this sun made me crave for come colorful veggies! So this week we piled the vitamins with a nice beet, carrot and orange salad.

  • Beets (either cooked or raw)
  • Carrots
  • Oranges
  • Garlic
  • Olive oil
  • Balsamic vinegar
  • Lemon juice
  • A dash of cumin
  • Fresh parsley

The recipe is fairly simple. Wash and peel the carrots, dice them or grate them. Wash and peel the beets and cook them (or leave them raw as you prefer), then dice them or grate them. Peel the orange and dice it as well. Finely chop the garlic and add it to the mix. Sprinkle some finely chopped parsley on top. For the seasoning: mix two tablespoons of olive oil with one teaspoon of balsamic vinegar and a dash of cumin, add two tablespoons of lemon juice, mix well. Serve fresh!

Bon appétit!

Ne tirez pas sur l’ambulance ! - Don’t shoot the ambulance!

Olivier commente aujourd’hui sur son blog le « soufflé » retombé des agitations politiques canadiennes récentes. En effet, après moult rebondissements, le parlement a finalement repris le travail dans un calme relatif. Le budget de Stephen Harper (sérieusement remanié il est vrai) a été globalement accepté avec quelques petits amendements et chacun a retrouvé cette tranquillité canadienne si typique. Mais une certaine vigilance reste de mise. Harper reste un conservateur, s’il a concédé un plan de relance économique couteux et le retour vers un déficit budgétaire, il est à noter qu’il n’a pas non plus fait de grands pas vers une vraie révolution. Ainsi, si le plan de relance prévoit des aides pour le secteur automobile, rien n’a vraiment été fait pour encourager les technologies écologiques, pourtant porteuses d’avenir ici. De même, si le plan de relance prévoit de développer les infrastructures pour créer de l’emploi, on parle davantage de développer les routes que de développer des énergies renouvelables par exemple. Les écolos du pays sont donc très déçus et certains murmurent que c’est un peu un cautère sur une jambe de bois. Au lieu de persister dans une certaine économie qui a prouvé son essoufflement, il serait temps de regarder vers l’avenir. Les amateurs de parcs naturels seront les plus contents puisque le gouvernement va investir dans cet atout indéniable pour attirer les touristes.

Les conservateurs ont aussi une dent contre la recherche apparemment. Le remaniement budgétaire a donc mené à des coupes très sombres pour la recherche en génomique,
Génome Canada, un des leaders dans ce domaine, a donc perdu beaucoup de fonds pour les années à venir et voit d’un œil sombre certains de ses projets s’en aller dans d’autres pays. Les conservateurs ont aussi une dent contre les sciences sociales, le SSHRC, organisme qui fournit des bourses pour les recherches en sciences humaines, vient de voir son budget sérieusement réduit. Selon les initiés, le gouvernement préfère accorder des bourses aux candidats au MBA (master en administration des affaires). Le dépit se ressent dans les couloirs de mon département, hantés par des spécialistes en sciences humaines… Leur constat : on prive les sciences sociales de budget pour en donner davantage à ceux qui sont en partie responsables de la crise actuelle. Selon eux, il serait plus approprié de miser sur des nouveaux modes de pensée. Je peux difficilement leur donner tort. En temps de crise, les sciences qui semblent le moins « rapporter » économiquement sont celles qui sont le plus décriées, même si leurs « trouvailles » sont souvent le germe de nouveaux paradigmes, plus profitables. On tire d’abord sur les arts, la culture, les humanités. Alors même que le tissu social se délite on va chercher le « profitable », « l’utile », plutôt que de donner aux peuples la matière dont ils ont besoin pour se réinventer.


Illustration by David Simonds

Olivier was commenting on his blog today about the Canadian federal budget. For him it was much ado about nothing, after the turmoil of last year, everything seems to be back to normal. The parliament went back to work and the budget was voted for despite a few minor amendments. The usual Canadian tranquility is back. Harper remains a conservative, even if he conceded a stimulus package that will lead to a fiscal deficit. He has not made any revolutionary moves. So the stimulus package will help the automobile sector, but not that much the green economy, even if the green economy is the future. Infrastructures will be financed, to create more jobs, but more in the development of new roads than in the development of alternative energies. The treehuggers of the country are quite disappointed and some say it is as useful as peeing in the ocean. Instead of persisting in a form of economy that has proven it is obsolete, it would be time to invest in the future. The only happy people are the natural parks aficionados as the government will invest in this asset for tourism.


Conservatives also seem to have something against research. The new budget slashes the funds for organizations such as
Genome Canada, a leader in medical research. Genome Canada will probably lose a number of projects to other countries. Social sciences are also disregarded as the SSHRC, an organization leading in scholarships for humanities, will also lose quite a lot of funding. According to some sources, the government wants to privilege MBAs. A lot of people I work with are feeling very sour right now. Cutting the research in the humanities for the exact same people who are partly responsible for the global economic crisis doesn’t seem to make any sense. For these coworkers, betting on the humanities may lead to new paradigms, even if they don’t seem as “profitable” at first sight. I can hardly disagree. In times of crisis, humanities, culture and art are the first to suffer. When the social makeup of society is breaking apart, some look for the “profitable” and the “useful” instead of giving the people the matter to reinvent themselves.

mardi 3 février 2009

Home sweet home

De retour au bercail après quelques jours de travail intense à Ottawa, où il faisait un froid à geler les miches des pingouins. Je n’ai pas pu, comme le veux la tradition, aller patiner sur le Canal Rideau, qui se transforme en cette période de l’année en patinoire de 8 kilomètres, avec attractions et cabanes à sucre pour déguster la tire d’érable ou des queues de castor. Mais j’ai pu tout de même profiter des restaurants gastronomiques du Marché Byward en compagnie de mes collègues de travail. Malgré les pires prévisions météo de nos amis d’Environnement Canada, mon vol a atterri sans encombre et j’ai pu marcher tous les jours de mon hôtel à l’université d’Ottawa, admirant les stalactiques de glace sur les façades des maisons en brique typiques de l’Ontario.

Ma conférence s’est déroulée elle aussi sans trop de soucis et les membres de l’équipe étaient satisfaits du résultat. Nous avons pu reprendre notre avion, là aussi sans tempête à l’horizon pour nous en retourner dans nos contrées plus clémentes.

A l’arrivée à Vancouver, dimanche soir tard dans la nuit, nous avons retrouvé la pluie et la grisaille, mais aussi nos plumards respectifs ! Je profite du coup de deux jours de repos, à la maison. L’occasion pour moi de trainer un peu en pyjama en mangeant des gaufres à la banane et en bouquinant sur le canapé…

J’ai pu voir aux infos que l’Europe est moins bien lotie que nous, après les pinèdes dévastées des Landes, ce sont les tempêtes de neige qui frappent. Le prochain qui vient me demander si je n’ai pas trop froid à Vancouver, je vais vraiment rigoler !

Back home after some intensive days of work in Ottawa, where the cold was stark enough to freeze a penguin. I did not get a chance to go skating on the
Rideau Canal, a winter must-do:8 kilometers of ice rink, adorned with a diversity of little huts to go and have maple taffy or beaver tails. I still managed to eat at some of the delightful restaurants of the Byward market with co-workers. Despite the warnings of Environment Canada, my flight landed without a problem and I managed to walk every day from my hotel to the University of Ottawa, admiring the glimmering icicles on the fronts of the typical brick houses of the region.

Our conference went very well and the members of the team were quite satisfied with the results. We managed to board our respective flights and head home without any problems, back to our milder region.

Back in Vancouver, late on Sunday night, we were greeted by the rain, but also by our respective beds! I am now enjoying two days off, at home. Just the perfect time to hang around the house in my pajamas, eating banana waffles and reading on the couch.

I saw on the news how Europe was badly hit by the weather. The next person to ask me if I’m freezing in Vancouver, I will really laugh my head off!

Météo


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