dimanche 28 juin 2009

Pétanque-attitude au Canada

Pour la plupart d’entre-nous, la pétanque est synonyme de pastis sous les marronniers, de petits pépés avec des bobs Ricard et des petits chiffons et de discussions sans fin sur la distance entre deux boules… En gros, c’est plutôt réservé aux « seniors » et ça sent bon l’été chez mamie, la lavande et le riz-au-lait.

Il faut croire que les expatriés Frenchies ont des envies de madeleines de Proust parce que la pétanque, qu’on se le dise, c’est in chez les 25-40 ans de Vancouver ! Je croyais que seuls nos amis du lieu dit « l’ambassade » étaient assez allumés pour avoir décidé de créer un terrain de boules dans leur jardin (si, si je vous assure, il n’est pas encore parfaitement nivelé mais on s’en approche…) mais je me trompais.

Avec le retour des beaux jours, le barbecue très canadien est de sortie plus souvent et avec lui, la petite mallette de boules. Et voilà nos Frenchies engagés dans de passionnantes parties sur la plage (bière à la main à défaut de Pastis)… Ils ont réussi à convaincre un Anglais, un Equatorien d’origine Coréenne et quelques autres de jouer avec eux. Apparemment, même les Américains se sont mis à la pétanque comme le prouve ce site, où l’on peut même se procurer ce « bumper-sticker »[1] :


Mais Vancouver étant une ville pleine de surprises, aujourd’hui vous pourrez aussi tester vos compétences en boules en participant à un concours de pétanque organisé par la chambre de commerce Franco-colombienne. Ca se passe de midi à 16h00 en face du parking de Trout Lake. (East 15th & Victoria Drive). Merci à Véro pour cette info !

Malheureusement je viens de me rendre compte que nos aficionados des boules sont tous partis en vadrouille aujourd’hui, donc pas moyen de faire quelques photos compromettantes…



[1] Un bumper sticker est un autocollant qui se colle sur pare-choc arrière, où l’on mentionne généralement ses opinions sur le monde…

mercredi 24 juin 2009

Port Coquitlam pleure ses saumons - Port Coquitlam mourns its salmon


Ce weekend, les volontaires qui s'assurent du bien-être des petits saumons qui viennent d'être relachés à Hyde Creek, à Port Coquitlam, ont fait une découverte macabre. Des milliers de petits saumons sont morts, tués par des produits chimiques qui ont été déversés de façon illégale dans la rivière. Lorsque l'on connait les efforts nécessaires pour remettre des saumons dans ces rivières et l'état déjà peu brillant des populations de saumon de la région, on comprend pourquoi les volontaires ont poussé un gros coup de gueule dans les médias ce matin. Avec tout ce que l'on dit sur l'environnement il est attérant de voir qu'il y a encore des kékés pour aller déverser leurs cochonneries dans les rivières...

Normalement, les bouches d'évacuation d'eau qui se retrouvent dans les rivières à saumon sont décorées d'un petit saumon jaune, pour signaler aux passants de ne rien déverser de toxique à cet endroit. Ce matin, des agents d'Environnement Canada enquêtent pour savoir exactement quels produits ont été ainsi répandus et découvrir les coupables.



Port Coquitlam s'efforce de sensibiliser sa population à la préservation de ce frai de saumon depuis plusieurs années. Ils organisent chaque mois de novembre un Festival du Saumon où l'on peut voir les "petits" de l'année revenir frayer dans la rivière:

Photo de Ahirshfeld

Sources: The Tyee
Hyde Creek Watershed Society


From The Tyee this morning:

Thousands of dead Coho salmon fry are floating around in a “toxic soup” after a chemical spill in Port Coquitlam’s Hyde Creek.

Ted Wingrove, the president of the Hyde Creek Watershed Society, told Vancouver 24 hours that Sunday’s discovery has left him devastated.

“It’s a substantial loss, there are several thousand that have died,” Wingrove said. “They were virtually suffocated and burned, all their gills are bleeding. Whatever it is, these are some serious chemicals.”

Two officers from Environment Canada are currently on scene trying to identify the chemicals in the creek and track their origin.

They’re also conducting an environmental assessment at the creek.

It’s believed the chemicals were flushed down a storm drain – which feeds into the creek – from the surrounding neighbourhood.

But even finding the culprit won’t undo the damage that’s been caused.

“We have one of the best salmon runs in the Lower Mainland, but it’s obviously going to be quite down at the next cycle,” Wingrove said. “It’s a shame because the Coho is already disappearing in the Lower Mainland.”

And even with global warming getting all the headlines, it’s our carelessness that is the biggest killer at creeks and rivers, according to Wingrove.

Disposed chemicals from drug labs have become especially harmful.

“We’ve been trying to educate people for years,” he said. “We have someone that goes around and paints yellow fish on the storm drains, which means dump nothing down the drain. But many people don’t listen or care.”


I'm just appalled by such a lack of respect and understanding when you know the salmon truly is the blood of this coast. I propose we get the culprits to take a dip in the toxic soup they created.

If you have time, go for a walk along Hyde Creek or check out Port Coquitlam's Salmon Festival in November to learn more about these incredible creatures.

jeudi 18 juin 2009

Je n'ai pas fini d'être une mère indigne...

Je crois que je vais inaugurer une rubrique mère indigne sur ce blog...

Si l'on en croit la ministre des finances de l'Alberta, Iris Evans, mère divorcée de trois marmots, pour élever correctement son enfant, il faut que l'un des parents reste à la maison, sinon, ils deviennent ou des délinquants ou auront des problèmes mentaux.

Les propos de la dame ont provoqué un tollé au Canada, où de nombreux parents travaillent pour assurer le revenu de leur ménage, sans parler des parents qui élèvent seuls leurs gamins... Certains demandent à la dame de présenter des excuses et au Premier de l'Alberta de la mettre à pied. Les Canadiens se rebiffent !

Surtout que ces propos sont malvenus à un moment où l'Alberta refuse d'augmenter le revenu minimum... De nombreuses familles ont donc protesté contre ces propos un peu simplistes, surtout venant d'une dame qui avoue avoir elle-même travaillé en élevant ses gamins. Il faut dire que les Canadiens viennent juste de se réjouir de la possibilité de pouvoir mettre leurs enfants en maternelle (Kindergarten) pour des journées complètes là ou avant ce n'était possible que pour une demi-journée. de nombreux parents devaient donc jongler entre crèche et nounou pour pouvoir conserver leur emploi à temps complet.
mardi 16 juin 2009

Insolite: tu commandes un pepsi, tu te retrouves avec un raton-laveur! Vending machine raccoons: beware of what you order

Fermiers urbains - Urban farmers

Vancouver est une ville pleine de surprises. Pour l’amateur de verdure, elle offre de nombreux parcs et espaces verts propices aux siestes sous les cerisiers. Elle offre aussi de nombreux jardins communautaires, héritiers modernes des jardins ouvriers. Ainsi, même ceux qui vivent dans les hautes tours de verre du centre-ville peuvent se cultiver un petit potager et faire pousser deux ou trois fleurs. L'un des plus remarquables de ces jardins se situe dans le fameux Downtown East Side, où il est géré par le Portland Hotel Society, une association pour le droit au logement des plus démunis. Du côté de Kitsilano, la plupart des anciennes voies de chemin de fer sont colonisées par ces jardins, souvent éclectiques, parfois véritables œuvres d’art de récupération et de recyclage créatif d’objets en tout genre.

Jardin communautaire de Maple Street, photo de donkeycart


Le 100-mile diet est aussi né dans la région. Cette idée que pour être véritablement écolo, cela commence par son assiette et par l’empreinte carbonique de nos aliments. En consommant local, on réduit son empreinte et on aide la planète. Du coup, les bobos du coin aiment aller faire leurs courses sur les « farmers market », ces marchés locaux qui se tiennent souvent par quartier. (Il y en a un très sympa dans le West End par exemple) et cultiver leurs propres légumes. Rien de bien paysan dans tout cela, entre les semis achetés, le terreau, le fertilisant et l’eau utilisée, il leur en coûte sans doute plus cher pour quelques tomates qu’au supermarché du coin. Mais quelle satisfaction de faire pousser sa nourriture chez nous les urbains !


Pour les choses plus sérieuses, l’agriculture, les questions de sécurité alimentaire et de développement durable sont au cœur des préoccupations de certains chercheurs locaux. Ainsi, la célèbre université de UBC se targue de posséder une véritable ferme en pleine ville. Cette ferme permet d’expérimenter des modes de culture différents et d’offrir un environnement éducatif étonnant. Elle a été plusieurs fois menacée de fermeture par l’université qui pensait utiliser le terrain pour étendre ses bâtiments. Mais les gens de Vancouver sont attachés à cette petite ferme et un vaste mouvement a permis de recueillir les fonds pour gagner un peu de temps. Ce weekend, la ferme organisait son propre « Farmers' market » et offrait une série d’activités pour les petits et les grands pour découvrir la ferme. Avec un temps plus qu’idéal, les Vancouvérites se sont déplacés « en masse » pour aller flâner entre les rangs de poireaux et de fraisiers, admirer les ruches et apprendre comment l’on récolte le miel. On pouvait aussi venir y faire aiguiser les outils de jardin ou faire réviser son vélo pour la saison estivale.



Malheureusement, nous nous sommes levés un peu tard pour profiter pleinement de toutes ces activités. Nous avons cependant pris le temps de flâner dans les champs et admirer les plantations et les ruches. Cela a, bien entendu, nourrit mon fantasme de devenir apicultrice un jour…
Du coup, cette semaine, nous avons dégusté les premières salades de notre jardin. Heureux comme des papes !


Vancouver is a city full of surprises. For those who appreciate green spaces, the city offers many parcs, great for naps under the cherry trees. There are also many community gardens. Even those who live in the high-rises downtown can cultivate a few veggies and some flowers. One of the most remarkable community gardens is in the infamous Downtown Eastside and is managed by the Portland Hotel Society, a non-for-profit that helps house homeless people. In Kitsilano, most of the old railways harbour these funky gardens, eclectic and sometimes recycling art pieces.

LienDTES community garden, photo from the Hope in the Shadows calendar 2008/2009

The 100-mile diet is born in the province. Sustainability starts in the plate and by measuring the carbon footprint of one’s food. By eating local, we reduce our footprint and help the planet. Of course all the hippie tree-huggers in the area love to shop at the local farmers markets and love to grow their own veggies. Not always sustainably, one should note. You need to buy the seedlings, potting soil, fertilizer, water and God-knows what else. But how satisfying to grow your own food for the urban junkie !

More serious matters around agriculture, food security or sustainable growing are studied at local universities such as UBC. UBC actually has a farm of its own, in the city. It allows researchers and volunteers to test alternative cultivating methods and offers a fascinating educational environment. The farm was threatened to close, UBC wanted to use th espace tfor new buildings. But Vancouverites are deeply attached to the little farm and a few fund raisers allowed the farm to buy some time.




This weekend the farm was hosting its own farmers market and was offering a series of activities and entertainment for both the young and the older. With the balmy weather and bright sun, Vancouverites came in numbers to walk in the fields of leek and strawberries, check out the beehives and learn how to collect honey. You could also come to get your gardening tools sharpened or your bike tuned up for the season. Unfortunately, we woke up a bit late and could not fully take advantage of all this entertainment. We did take stroll in the fields and admire the beehives though. Which of course rekindled my desire to become a beekeeper someday… So, this week, we decided to taste our first lettuce, grown in our very own garden. We were as happy as could be !


samedi 13 juin 2009

Une envie de fruits rouges pour une saison gourmande

C’est le printemps, enfin l’été vu les températures ! Du coup une envie de fruits rouges m’est venue…


Cette semaine, orgie de fraises, de framboises et de cerises !


Deux petites gourmandises pour la saison :


Le Tiramisù aux framboises, letchis et rose

Sur une idée de l’extraordinaire Lilo de Cuisine Campagne.


Je n’avais pas de sirop de rose, ni de biscuits roses de Rheims, j’ai donc substitué de l’eau de rose (achetée au Marché de Granville) et des biscuits italiens à la cuillère.


Pour 4 gourmands :

  • Des framboises fraiches
  • 1 boîte de letchis au sirop
  • Des biscuits italiens à la cuillère
  • De l’eau de rose
  • 3 œufs
  • 85 grammes de sucre glace
  • 150 grammes de mascarpone
  • Des amandes effilées


Séparer les blancs des jaunes d’œufs. Mélanger les jaunes avec le sucre glace, battre le mélange jusqu’à ce qu’il soit crémeux, ajouter progressivement le mascarpone. Battre les blancs en neige bien ferme. Intégrer les blancs en neige au mélange délicatement sans les casser.

Couper les framboises et les letchis en morceaux et les réserver. Mélanger deux cuillères à soupe de sirop de letchi avec le jus des framboises et une cuillère à soupe d’eau de rose. Faire tremper les biscuits dans ce mélange. Disposer les biscuits dans des verres à whisky. Disposer dessus les fruits puis ajouter la crème au mascarpone.

Faire griller légèrement les amandes effilées et en disposer sur le dessus.

Mettre le tout au frais au moins 12 heures avant de servir.

Le tout n’était pas mauvais du tout, si ce n’est un peu sucré, la prochaine fois j’essaierai en mettant moins de sirop et d’eau de rose.



Et pour les tartines du matin : la confiture de fraises et rhubarbe à la vanille !





Pour environ 4 grands pots et un petit :

  • 800 grammes de fraises fraîches (lavées, équeutées et coupées en petits morceaux)
  • 700 grammes de rhubarbe (épluchée et coupée en petits morceaux)
  • 500 grammes de sucre à confiture
  • Quelques gouttes d’extrait de vanille naturelle
  • Une cuillère à soupe de jus de citron


Mettre les fruits à cuire à feux doux avec le sucre pendant environ une heure. En fin de cuisson ajouter quelques gouttes d’extrait de vanille et le jus de citron.

Faire stériliser les pots de confiture à l’eau bouillante.

Mettre la confiture en pots et laisser refroidir un peu avant de mettre les couvercles. Déguster sur des petites tartines grillées ou sur des gaufres.

Bon appétit !

vendredi 12 juin 2009

Mère indigne avant même d’être en congé maternité : la question de l’allaitement

Photo de Pinot&Dita


Ouaip ! C’est vendredi, c’est ravioli, c’est la fin de la semaine et la fatigue commence à se faire sentir.

Une petite réflexion anthropo-psycho-sociologique en direct du comptoir du café des sports, ou du rayon journaux à scandale du coin : les mères sont toutes coupables et toutes indignes. Voilà le ton est donné, donc si vous êtes venus pour un post sur les bisounours et les pitits nuages roses c’est mort.
On m’avait pourtant prévenue, devenir maman c’est automatiquement devenir coupable, tout le temps, de tout. La culpabilité est un des effets secondaires de la maternité, c’est scientifiquement prouvé (par Germaine et ses copines, spécialistes ès mômes et couches sales).

Cette semaine, le geek et moi, toujours en quête de tutoriaux pour apprendre à gérer le petit être qui va très bientôt envahir nos vies, avons été prendre un cours sur l’allaitement à l’hôpital. Ben oui, allaiter, ça n’est pas aussi simple que ça en a l’air et il faut apprendre un peu quelques techniques pour s’en sortir quand on est un Homo urbanus modernicus.


La grosse claque ! Jusqu’ici j’étais habituée à des discours plutôt sympas des sages-femmes et des doulas (mais oui, tu verras, on s’y fait vite, ça va bien se passer, si tu n'y arrives pas c'est pas grave….) mais là, niet, on te fait comprendre qu’allaiter c’est absolument nécessaire pour ton bébé et que si tu as le malheur de donner le biberon tu iras griller en enfer et tu condamnes ton enfant à une existence horrible (j’exagère à peine). Les quelques mamans venues avec des questions sur les petits soucis (allaiter en public, les seins qui font mal, les réveils au milieu de la nuit et tout tout…) se sont un peu fait rembarrer. Oui ma fille, tu vas souffrir, c’est normal, tu t’y feras vite. Et puis si tu as mal c’est que tu t’y prends mal et que t’es un gros boulet donc recommence jusqu’à ce que ça marche. La reine Victoria n’aurait pas fait mieux, sors ton sein et pense à la nation !


Je regardais la jeune femme assise à côté de moi, qui était venue sans être certaine de vouloir allaiter, je crois qu’elle ne va pas le faire par découragement !


Mais la société a quelque chose de pervers. Ici, dans nos villes super-developpées et super-riches, on nous demande d’allaiter parce que c’est meilleur pour notre enfant et on est impitoyablement jugées si on ne le fait pas. Par contre, dans les pays dits « en développement », on encourage les jeunes mères à donner du lait en poudre (très onéreux) sous prétexte que leur lait ne serait pas assez bon. Même au Canada, ce double-standard s’applique. Dans certaines communautés autochtones, on décourage les mères d'allaiter, en leur disant que leur alimentation ne convient pas ou qu’il y a trop de risque d’alcoolisation du bébé ou encore qu’elles consomment trop de produits contaminés. Dans les deux cas, les ayatollahs du bien-faire et du bien-penser culpabilisent celles qui ne se conforment pas à la règle.

Les féministes ne semblent pas encore avoir protesté contre cet état de fait. Il faut dire qu’il y a encore du travail à faire sur des domaines essentiels des droits de femmes. L’avortement est encore très mal perçu par une grande partie de la population, même si au Canada, contrairement à certains états plus au sud, le droit à l’avortement est pour le moment acquis. Il est cependant remis en cause régulièrement par les conservateurs. Pourtant, au niveau de la législation du travail, les femmes sont assez bien servies. Bon nombre d’entre-elles choisissent pourtant de faire leurs enfants de plus en plus tard, justement pour éviter de mettre leur carrière entre parenthèses pendant un an. Il en résulte que nombre d’entre-elles doivent faire appel à une PMA (procréation médicalement assistée), ce qui explique le nombre hallucinant de jumeaux que l’on croise dans nos rues. Ces mêmes femmes (certaines collègues me l’ont confirmé), se rongent les sangs parce qu’elles ont l’impression de ne pouvoir assumer à la fois leur désir de maternité et leur désir de mener une vie professionnelle intéressante et satisfaisante. Coupables, encore et toujours.

Sur ce, je m’en vais bosser, parce que je suis aussi une fille qui aime son boulot et qui assume le fait de travailler jusqu’à quelques jours de sa date d’accouchement, en bonne mère indigne que je vais devenir très bientôt.


lundi 8 juin 2009

Nouvelle naissance à l'aquarium de Vancouver - Birth at the Vancouver aquarium

Dimanche, après environ 5 heures de travail, Aurora, la doyenne des bélougas de l'aquarium de Vancouver, a donné naissance à son troisième petit. Sa grossesse avait été découverte en décembre dernier et ces derniers temps le bassin était surveillé 24 heures sur 24 pour les premiers signes de la naissance. Le petit est donc né à 15h39 dimanche, pèse environ 50 kilos et mesure 1,3 mètres. La mère et le petit semblent bien se porter.



Ces prochaines semaines seront critiques pour ce petit être. Les naissances en captivité sont assez rares et il arrive souvent que les jeunes ne survivent pas à leurs premières semaines. Heureusement, l'aquarium a un taux de survie des bélougas assez élevés. Le bassin sera sous surveillance constante pendant les prochains mois. Des équipes mixtes de chercheurs et de volontaires se répartissent les quarts pour surveiller les premiers coups de nageoires de ce petit miracle. Nous allons donc croiser les doigts pour le petit !


L'année dernière nous avions eu la joie de voir naître Tiqa, un autre petit bélouga, né de la fille d'Aurora. Ce n'est donc rien de dire que les équipes de l'aquarium sont ravies !



Sunday, after about 5 hours of labour, Aurora, one of the Vancouver Aquarium's belugas, gave birth to her third calf. Her pregnancy had been discovered in December this year and lately the beluga habitat had been monitored 24/7 for the first signs of labour. The little calf is born at 03:39PM on Sunday. Mom and baby seem to be doing fine.


The next couple of weeks are crucial. Births in captivity are rare and often the calves don't survive their first weeks. Fortunately, the Vancouver Aquarium has quite a success record. The beluga habitat will continue to be monitored 24/7 by teams of volunteers and researchers. We will be keeping our fingers crossed for this wee one.


Last year, we were blessed with the birth of baby beluga Tiqa, born to one of Aurora's offspring. So needless to say how happy the team is at the aquarium!


Source: Vancouver Aquarium
dimanche 7 juin 2009

Le bonheur est dans le jardin - Happiness is in the garden

Après quelques jours passés à Whistler à courir de réunions en déjeuners, avec quelques heures seulement pour apprécier les paysages spectaculaires et la douceur du temps, je suis de retour chez moi. La pluie a finalement décidé de nous laisser encore un peu de répit. J'en ai profité pour retrouver les joies de mon petit jardin.

C'est extraordinnaire de voir comment un peu de soleil peut faire exploser la vie parmi les plantes. Mes concombres ont poussé comme du chiendent, les tomates s'élancent vers le ciel parmi les pieds odorants de basilic et les fraises se multiplient doucement dans les pots. Nous avons récolté nos tout premiers radis aujourd'hui, les sauvant in extremis de la gloutonnerie des différents parasites qui prospèrent eux-aussi avec la douceur ambiante.



Il faudra attendre encore un peu pour les concombres, les haricots, les tomates et les laitues. Par contre les fines herbes prospèrent et les fleurs aussi. Le jardin apporte la paix de l'esprit et un ravissement des yeux et de tous les sens !

After a few days in Whistler, I am back in my house and even more in my garden. The sun seems to have decided to stay with us a little longer. It is extraordinary to see how a few days of sun leads to an explosion of life among the plants. My cucumbers are growing wildly and the tomatoes are reaching out amonsgt the basil. strawberries are multiplying. We picked our fist radishes this week, saving them from the parasites that are also thriving with the warm weather.
We will have to wait a little longer for the lettuce, the pole beans, the cucumbers and the tomatoes. The herbs and the flowers are thriving though. Bringing peace to the mind and pleasing the eye.
jeudi 4 juin 2009

Il y a 20 ans...

Act now

mercredi 3 juin 2009

Saison estivale: barbecues et balades en montagne - Summer season: beach barbecues and mountain hikes

Ce n’est pas encore officiellement l’été mais nous sommes en passe de battre des records de chaleur dans la région. Les températures montent à plus de 30 degrés à l’intérieur des terres et même au bord de l’eau on a chaud ! Tout en regrettant les eaux transparentes de la Sunshine Coast, j’ai piqué une tête dans la mer hier, dans l’espoir vain de retrouver un peu de fraîcheur. Je ne compte plus les déjeuners en terrasse et les soirées à lire sur la plage… À tous les mécréants qui passent leur temps à nous demander « alors pas trop froid au Canada ? » voici les prévisions météo de ce matin :


Bon d’accord, la pluie revient ce week-end, mais ça fait bien plusieurs semaines que nous bénéficions d’un temps estival et d’un ensoleillement qui fait chaud au cœur.

Je ne sais pas si l’été mais mon geek est en passe de devenir un vrai Canadien. Il regarde le hockey le soir en râlant presque autant que devant un match de foot, commence à vraiment aimer le camping et envisage d’acheter un barbecue. Je crois que c’est à l’apéro-blog de samedi dernier que je m’en suis rendue compte : il louchait sur le matos de fou déployé par nos voisins de pelouse pour leur barbecue : vrai barbecue au gaz, chaises pliantes et…. glacière à roulettes ! Le voilà parti à fantasmer sur la glacière à roulette… « ça serait vachement bien d’en avoir une non ? » Heureusement pour nous, le geek est plein de ressources et n’allait pas se laisser abattre par les odeurs de merguez de nos voisins. Il nous a fait quelques petites saucisses aux herbes grillées au vin blanc sur notre petit réchaud de camping, quand je vous dis que rien ne l’arrête ! Ça laisse augurer pas mal de pique-niques et autres « plago-blogs » sympas sur la plage pour le reste de l’été…


En attendant, je m’en vais pour deux jours me rafraîchir à Whistler, la célèbre et chic station de sports d’hiver aux portes de Vancouver. Point de ski pour moi mais deux jours de boulot… J’espère bien voler quelques heures pour aller tester le « Peak to Peak gondola », le fameux téléphérique qui relie les deux pics de Whistler, le téléphérique fait 4.4 kilomètres et s’élève en moyenne à 415 mètres au-dessus du sol : de quoi se donner un peu le vertige. Il paraît que la vue d’en haut est de toute beauté ! Pour le reste, je ne vais pas trop me plaindre, je vais être logée dans un très bel hôtel apparemment et le soir les restos du coin ont l'air prometteurs : autant en profiter avant de retrouver la pluie !

Il fera sans doute plus frais à 3000 mètres d’altitude, du coup j’irais profiter encore un peu de la plage ce soir en sortant du boulot, j’en profiterai pour terminer mon roman du moment.



It is not officially summer yet but temperatures are breaking a record high in Vancouver. In the interior of the province, temperatures have risen above 30 degrees Celsius and even here, close to the ocean, it is hot! While I regret the crystal clear waters of the Sunshine Coast, I took a dip in the murkier waters of Jericho Beach yesterday, in the hope of cooling down. I am not counting the lunches taken on patios and the evenings spent on the beach reading… To all of those who constantly ask us « so aren’t you too cold in Canada? » here is the weather forecast from this morning:


OK, I’ll admit, the rain will be back this weekend, but we have enjoyed a long stretch of warm and sunny days lately.

I don’t know if it’s the summer season effect, but my geek is transforming into a true Canadian. He’s currently watching the hockey play-offs and complaining as much as in front of a soccer game, he’s enjoying camping more and more and seems keen to buy a barbecue. I think I fully realized it at our last « apero-blog » last Saturday. He was watching our neighbours on the grass deploying their gear: a huge barbecue, folding chairs and… a cooler with wheels on it. He started fantasizing on the cooler: « wouldn’t it be neat to have one of those? » Lucky for us, he did not dwell on the smelly sausages grilling on their barbecue and set out to cook some nice herb sausages for us in some white wine on our tiny camp stove. Nothing stops him! I foresee many nice picnics and other “plago-blogs” for the summer!

In the meantime, I’m off for two days in Whistler to cool down a bit. Whistler is the very chic ski resort close to Vancouver. No ski for me but two days of work. I do hope to steal a few hours to ride the "peak to peak gondola" that connects the Whistler and Blackcomb peaks, rising some 415 meters above the ground and running for 4.4 kilometers. Apparently the view from up there is stunning. For the rest I can’t complain, I will be lodged at a very nice hotel and the restaurants around look promising. I might as well enjoy the stay before heading back to the rain. It should be much cooler at an altitude above 3000 meters so I think I’ll head for the beach after work to finish my novel…

mardi 2 juin 2009

Le retour du bourdon - Return of the bumblebee

Pour une fois, une bonne nouvelle sur le front des abeilles et autres butineuses. L’Angleterre vient de lancer un programme pour réintroduire une espèce de bourdon qui avait disparu de ses campagnes depuis 1988, le Bombus subterraneus. Cette espèce de bourdon avait été exportée en Nouvelle-Zélande pour favoriser la pollinisation des cultures de trèfle. Lorsque les bourdons ont disparu d’Angleterre, ceux de Nouvelle-Zélande ont survécu. Les Kiwis ont donc renvoyé l’ascenseur en faisant partir des cocons de bourdons pour nos amis Anglais.

Bourdon affamé, photo de Digitaler Lumpensammier

Les apiculteurs britanniques sont de plus en plus inquiets de voir leurs populations d’abeilles disparaître. Alors même qu’on pensait le problème plutôt centré sur l’Europe, les apiculteurs canadiens eux-mêmes constatent une disparition croissante de leurs butineuses. Du coup, cette année, la Environmental Youth Alliance et quelques autres associations écolos ont parsemé les parcs de Vancouver de « bee condos » pour accueillir des abeilles pollinisatrices en ville. Dans notre petit jardin, nos abeilles sont toutes sorties et les plus précoces ont déjà pondu leurs œufs et fait leur nid dans leur petite maison.

Notre maison à abeilles

Pour attirer les bourdons et autres hyménoptères dans votre jardin et assurer la pollinisation de vos légumes, de vos fruits et de vos fleurs, évitez les pesticides et privilégiez les jardins pas trop manucurés : un peu de folie semble davantage plaire à nos amis ailés !


Jardin de Hollyhock sur Cortès Island, photo de GabriolaBill


Source : BBC

Plus d’infos sur les bourdons anglais
Un article sur les abeilles de David Suzuki



Some good news on the bumblebee front: The UK has just launched a program to reintroduce a rare species of bumblebee in its countryside. The shorthaired bumblebee (Bombus subterraneus) had disappeared since 1988.

This particular bumblebee had been exported to New Zealand to pollinate clover crops. So the Kiwis were nice enough to send some back to help repopulate the British countryside.


British beekeepers are more and more concerned by the collapse of their bee populations. When everyone thought this was a problem specific to Europe, Canadian beekeepers are encountering the same threats. This spring, the Environmental Youth Alliance and a number of other environmental groups have put up bee condos in Vancouver parks around the city to bring back mason bees to the city. In our little garden, our mason bees have hatched and the most precocious of them have already laid new eggs in the bee house.


To bring back bumblebees and other pollinating buzzing insects to your garden and ensure proper pollination of your fruits, veggies and flowers, avoid using pesticides and try to have a garden with some mess in it. Manicured lawns and tidy flower beds are not that attractive!



Source: BBC

The Bumblebee Conservation Trust
If the bees disappear, we'll all be stung, an article by David Suzuki

Météo


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