samedi 27 février 2010
Les JO de Vancouver, vus de la rue, même quand il pleut....
La pluie est de retour pour ces derniers jours des JO, ce qui n'empêche pas la foule d'envahir les rues de la ville pour s'échanger des pins :
Quelques jeunes pleins de bonne humeur proposent des câlins gratuits aux passants. Les JO encouragent la fraternité entre les gens de tous horizons, même si certains, plus éméchés que d'autres, en oublient la fraternité pour agresser les ceusses qui ne seraient pas aussi enthousiastes qu'eux :
et malgré la pluie, la flamme olympique continue à brûler sur Burrard Inlet:
Les supporters du Canada, forts de leur récente victoire contre les Russes au hockey montrent leurs couleurs aux quatre coins de la ville. Et puis les filles ont remporté une médaille d'or dans ce qui est officiellement le sport national local(bon elles ont descendu quelques bières et fumé des cigares sur la patinoire ce qui aurait, parait-il choqué les officiels du CIO, vieux messieurs un peu coincés pour qui cette attitude ne serait pas digne de dames, quels rabats-joies!)
Plus loin, dans le Downtown Eastside des observateurs de la BCCLA (Association pour les libertés civiles de BC) observent les policiers qui filment les manifestants qui protestent pour le droit au logement. Au jeu du chat et de la souris, souriez vous êtes filmés par tous les antagonistes !
Avec mon petit passager en écharpe nous avons poursuivi nos promenades dans le quartier autour de Hastings Street, entre manifestation bon enfant et calme ruelles abandonnées au pied du tout nouveau immeuble Woodward's :
Personne ne se laisse abattre par le temps et sur le Robson Square, on assiste à des Flash Mobs comme celle-ci où un tas de jeunes se sont retrouvés pour danser avec leurs fameuses mitaines rouges :
Ouaip, les fameuses mitaines qui sont maintenant un des objets collectors les plus convoités du monde depuis qu'on les a vus aux mains de personnalités comme le Prince Charles ou encore Oprah (on en demande même jusque sur les bords du Lac Léman c'est dire!)
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dimanche 21 février 2010
Les JO de Vancouver, vus de la rue
Une des meilleures façons d'appréhender les JO, c'est de se promener dans le rues de la ville. Notre première vraie expérience des JO (hormis les mois de travaux monstrueux dans toute la ville) a été de voir passer la flamme olympique dans notre quartier (la photo que j'avais prise était vraiment trop moche alors j'en mets une plus belle piquée sur Flickr):

Ça drague international dans les autobus ... Malgré toutes les critiques, ça réchauffe un peu le cœur de voir les gens aussi heureux de se retrouver pour discuter âprement des mérites d'athlètes dont on entend souvent parler qu'une fois tous les 4 ans. Il faut dire que certaines des disciplines olympiques les plus impressionnantes sont aussi les disciplines les plus obscures (franchement, vous regardez le skeleton tous les jours vous?) Bon, rassurez-vous, nous n'en sommes pas encore à nous passionner pour les épreuves de curling, cette surprenante pétanque sur glace qui est le second sport officiel du Canada.
Ce qui est sympa avec les JO, ce sont aussi les Olympiades culturelles, toutes ces animations offertes dans la ville. Il y a du bon, comme du moins bon (le geek a trouvé le moyen d'aller écouter Plastic Bertrand passer ses disques sur une platine un soir...). Le moins c'est qu'il y a souvent des queues monstrueuses pour accéder aux différents lieux de réjouissances, comme au Pavillon des peuples autochtones. Heureusement, il y a souvent des volontaires qui assurent l'animation dans la file d'attente, comme ce danseur emplumé qui venait personnellement accueillir les passants avant de nous offrir quelques pas de danse au son d'un tambour traditionnel.

Mais les JO ont aussi leurs détracteurs et leurs oubliés. Dans le fameux quartier défavorisé de Vancouver, le Downtown Eastside, le quartier le plus misérable du Canada, les exclus qui ont failli être déplacés de la ville pour ne pas gâcher le spectacle ont tenu leur propres festivités pour attirer l'attention du monde sur leurs problèmes. Une de nos copines y fait en ce moment campagne pour aider les personnes SDF. Ils ont planté des centaines de tentes rouges, un peu comme lors de l'opération du Canal Saint Martin. Ce que le geek apprécie beaucoup, c'est que les gens ne se contentent pas de critiquer les JO et de râler mais prennent les choses en main et font quelque chose de constructif pour changer les choses.
photo de kk+
Les rues habituellement plutôt calmes du centre-ville ont été envahies par une foule d'hurluberlus excités et heureux de porter leurs couleurs nationales:
Ça drague international dans les autobus ... Malgré toutes les critiques, ça réchauffe un peu le cœur de voir les gens aussi heureux de se retrouver pour discuter âprement des mérites d'athlètes dont on entend souvent parler qu'une fois tous les 4 ans. Il faut dire que certaines des disciplines olympiques les plus impressionnantes sont aussi les disciplines les plus obscures (franchement, vous regardez le skeleton tous les jours vous?) Bon, rassurez-vous, nous n'en sommes pas encore à nous passionner pour les épreuves de curling, cette surprenante pétanque sur glace qui est le second sport officiel du Canada.
Ce qui est sympa avec les JO, ce sont aussi les Olympiades culturelles, toutes ces animations offertes dans la ville. Il y a du bon, comme du moins bon (le geek a trouvé le moyen d'aller écouter Plastic Bertrand passer ses disques sur une platine un soir...). Le moins c'est qu'il y a souvent des queues monstrueuses pour accéder aux différents lieux de réjouissances, comme au Pavillon des peuples autochtones. Heureusement, il y a souvent des volontaires qui assurent l'animation dans la file d'attente, comme ce danseur emplumé qui venait personnellement accueillir les passants avant de nous offrir quelques pas de danse au son d'un tambour traditionnel.
Mais les JO ont aussi leurs détracteurs et leurs oubliés. Dans le fameux quartier défavorisé de Vancouver, le Downtown Eastside, le quartier le plus misérable du Canada, les exclus qui ont failli être déplacés de la ville pour ne pas gâcher le spectacle ont tenu leur propres festivités pour attirer l'attention du monde sur leurs problèmes. Une de nos copines y fait en ce moment campagne pour aider les personnes SDF. Ils ont planté des centaines de tentes rouges, un peu comme lors de l'opération du Canal Saint Martin. Ce que le geek apprécie beaucoup, c'est que les gens ne se contentent pas de critiquer les JO et de râler mais prennent les choses en main et font quelque chose de constructif pour changer les choses.
Marins russes en goguette dans le quartier chaud ...

Nos copains Reilly et Angus en pleine campagne pour le droit au logement
Le long du seawall, les visiteurs ne se laissent pas intimider par la proximité de la misère ordinaire des grandes villes et tentent de vendre et d'acheter divers tickets à prix d'or pour les épreuves, tandis que des jeunes jouent de la musique, plus ou moins bonne selon leur degré d'alcoolisation! Les gens s'amusent à construire des centaines d’Inukshuks face au Village Olympique,tandis que des volontaires en costume bleu électrique tentent tant bien que mal d'orienter la populace dans le labyrinthe des postes de sécurité, des grillages et des accès au skytrain...
Tiens à ce propos, nous avons découvert que le village olympique est soigneusement coupé de la ville par d'importants grillages. A croire qu'il fallait mettre les athlètes à l'abri des tentations offertes par la ville la plus libérale du Canada en matière de cannabis! Tiens, ils ont aussi enfermé le fameux chaudron olympique dans une cage, histoire que les gens n'aillent pas le faire sauter je suppose, ou risquer de se brûler les doigts?
Le fameux chaudron olympique derrière son grillage (perso je trouve le design assez laid...)
Photo de Howard Poon
Photo de Howard Poon
Pour faire la nique à tous les clichés Canadiens dont les médias français nous abreuvent, il fait toujours aussi beau et chaud: les cerisiers ont même commencé à fleurir dans notre rue ! Une conséquence du changement climatique ? Le fait est que mes bulbes de tulipes et de jacinthes sont en train de fleurir et que le geek bataille avec une attaque d'allergies printanières en plein mois de février. Sur ce, je vous laisse, je dois aller voir une épreuve de snowboard ski électro-artistique à bosses ...
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mardi 16 février 2010
Ouest qu'on parle Français?
Anne Worrall et Robert Zajtmann ont produit un documentaire sur la francophonie britanno-colombienne de Vancouver. Un regard en coin sur le fait français sur la côte pacifique... On y voit notre amie la blogueuse Véronique et on entraperçoit le geek en train de cuire des saucisses sur la plage et votre serviteur en train de se goinfrer... Comme quoi, même en Colombie-Britannique, on cause le French !
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dimanche 14 février 2010
Lettre ouverte à Madame Badinter : oui, on peut être écolo, allaiter et être féministe...
Elisabeth Badinter vient de commettre un réquisitoire violent contre les nouvelles “tendances” de la maternité. Si l’on en croit ce qu’elle écrit, les femmes sont en train de mettre en péril tout le travail des féministes en prônant une forme de retour en arrière lorsqu’elles choisissent des naissances dites « naturelles », d’allaiter, de rester à la maison pour s’occuper de leurs enfants, ou lorsqu’elles ont le malheur de se croire écolos.Madame Badinter se trompe de cible semble-t-il et prend plaisir à faire des amalgames qui ne rendent pas justice à son intelligence.
Vous me décevez Madame Badinter, vous qui avez été un modèle pour nombre de jeunes filles. Si la condition de la femme se délite, ce n’est ni la faute aux écologistes, ni la faute aux tenants de l’allaitement, c’est de la faute aux habitudes insidieuses et au fatalisme. Depuis quelques temps, on lit d’ailleurs sur nombre de blogs de mamans féministes que ce sont justement ce genre de propos qui sont en train de tuer le féminisme. Au lieu de s’unir pour faire front, les femmes se blâment mutuellement pour le délitement de la condition de la femme dans le monde.
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Voyez-vous Madame Badinter, je fais partie de ces femmes qui ont fait des études prolongées (dans un domaine d’ailleurs plutôt masculin mais c’est une autre histoire) et qui aujourd'hui passe du temps avec son marmot. J’ai une carrière des plus intéressantes, bien qu’éclectique. L’année dernière, ma vie à changé du tout au tout lorsque j’ai donné naissance à mon premier enfant. Un enfant désiré, conçu en toute connaissance de cause. J’ai pris un congé maternité long, comme le droit Canadien me l’accorde, j’avais choisi de donner naissance à la maison, j’allaite encore mon fils et j’ai l’audace de croire que je fais des choix écologiques dans ma vie de tous les jours. Ces choix ne vont pas à l’encontre de mes idéaux féministes, loin de là. Je milite encore pour le droit à l’avortement, à la contraception, à l’égalité salariale. Je travaille actuellement de chez moi, tout comme mon partenaire qui d’ailleurs passe beaucoup de temps à s’occuper de notre enfant.
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Lorsque j’ai commencé à explorer le monde de la maternité moderne, j’ai découvert des femmes extraordinaires, des féministes exemplaires, des militantes, des guerrières. Nombre de ces femmes que vous fustigez pour avoir choisi de rester à la maison sont loin de l’image que vous dépeignez. Elles montent des entreprises, travaillent à distance, écrivent, militent, poursuivent des études, obtiennent des doctorats. Elles sont créatives et innovatrices. Elles ne passent pas leur journée à attendre le retour de leur mari en écossant des petit pois… Elles sont bien plus indépendantes que vous ne semblez le croire. Elles se sont affranchies des limites posées par un monde du travail encore très machiste et condescendant. Elles n’éprouvent plus le besoin de prouver aux hommes qu’elles peuvent mieux faire qu’eux : elles font mieux. Elles ont compris qu’il n’y avait nul besoin de devenir masculine pour être féministe. Elles prennent parfois le temps de ne pas travailler pour réfléchir, pour prendre du recul et choisir en toute connaissance de cause la suite de leur carrière, osant, parfois, prendre des voies bien différentes.
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Votre dédain pour l’allaitement me semble également infondé. Allaiter relève du droit de la femme à disposer de son corps comme elle l’entend, au même titre qu’avorter ou choisir son partenaire et son orientation sexuelle. Allaiter devrait rester un choix. Un choix que l’on devrait pouvoir faire sans avoir à s’en excuser. Aujourd’hui il semblerait qu’une femme qui dégrafe son corsage pour nourrir son enfant provoque bien plus de controverse que les brindilles visiblement anorexiques que l’on nous expose nues, sous toutes leurs coutures, à longueur de pages publicitaires, comme autant de morceaux de viande à consommer…
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On peut allaiter et être féministe. On peut allaiter et prendre position. Allaiter, c’est peut-être faire la nique à ces multinationales de l’alimentaire qui veulent nous faire croire que nous sommes incapables de pourvoir nous-mêmes aux besoins nutritifs de nos enfants. Allaiter n’est pas cette servitude que vous décrivez. C’est même souvent une libération. Financière d’abord, car on n’a plus à dépenser des fortunes en lait onéreux, en biberons et autres accessoires soi-disant indispensables. C’est aussi une liberté de mouvement : on allaite où l’on veut, quand on veut, nul besoin de prise électrique ou d’eau propre. Nous voilà bien loin de l’image de la femme confinée chez elle parce qu’elle allaite… Je ne m’étendrai pas sur les bénéfices de l’allaitement pour la santé des enfants ni sur les bénéfices pour la santé de la femme car peu importe finalement, chacune devrait avoir le droit de faire de ses seins ce qu’elle veut et brûler ou non son soutien-gorge si elle le souhaite! Je n’aime pas les ayatollahs qui veulent nous imposer tel ou tel choix. Et là, Madame, vous ne valez pas mieux que les militantes de la Leche League qui ne jurent que par le nichon, vous qui ne jurez que par le biberon.
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Vous semblez aussi avoir un dédain bien mal placé pour les accouchements dits « naturels ». En quoi cela va-t-il à l’encontre de la libération de la femme? Les pratiques pour le moins patriarcales du milieu médical devraient pourtant vous donner envie d’aller défendre les femmes qui font ce choix et rejettent les diktats de ceux qui traitent nos corps comme des morceaux de viande? De plus en plus de femmes qui accouchent sont soumises à des traitements pour le moins inadéquats. Les déclenchements et les césariennes de convenance arrangent les médecins mais mènent bien souvent à des complications à court et long-terme chez la femme. N’oubliez pas qu’une césarienne reste une intervention chirurgicale lourde et handicape souvent la mère bien plus longtemps qu’un accouchement naturel. Des interventions dites de « routine » mais souvent non-nécessaires comme l’épisiotomie mènent souvent à des troubles sexuels ou de la continence. Oui, la médecine a fait des progrès et oui, certaines interventions sauvent des vies, mais il y a aussi un certain dédain pour le respect de la dignité des femmes, pour le respect de l’intégrité de leur corps. C’est cela qui devrait vous révolter, et non les femmes qui ont choisi de prendre en charge leur propre corps et de lui faire confiance. Cette peur du corps de la femme me rappelle un peu ce que l’on reprochait aux « sorcières » pendant l’Inquisition : une certaine indépendance finalement.
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Vous semblez oublier que les pays européens les plus féministes, comme les pays nordiques, sont aussi ceux où, justement, les femmes font le plus souvent le choix d’accouchements naturels et sans interventions, les pays où les femmes allaitent le plus longtemps. Ce sont aussi des pays qui ont le plus de pères qui prennent des congés et s’occupent de leurs enfants. Les pays où le télétravail se développe le plus. Cela devrait vous mettre la puce à l’oreille. Vous vous êtes bien trompée de cible.
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Les femmes d’aujourd’hui sont à la recherche de l’équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée. Elles veulent faire des choses intéressantes et stimulantes, mais aussi avoir du temps pour leurs enfants, pour leurs passions. En investissant du temps dans leurs enfants, elles préparent l’avenir et plantent les graines de nouveaux mouvements sociaux, de nouvelles révolutions. Elles ne « renoncent » pas, elles bandent leurs muscles pour de nouveaux combats.
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Ne pensez-vous pas que ce vieil idéal du « sacrifice » de sa vie de famille au profit de sa vie professionnelle que vous semblez défendre rappelle un peu trop cette tradition religieuse que vous décriez tant ?
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Je n’argumenterai même pas le bien-fondé d’un mode de vie plus écologique. Je crois qu’il n’y a là aucune matière à débat. Regarder vers l’avenir et le prendre en compte me semble bien plus important que de perpétuer un mode de vie consumériste, obsolète et voué à la l’échec. Certaines des plus grandes féministes de ce siècle sont d’ailleurs des écologistes. Des femmes qui comme Wangari Maathai ou Vandana Shiva, luttent pour préserver notre environnement et servent de modèles aux femmes qui prennent en charge leur vie et leurs communautés.
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Je ne comprends pas en quoi ces femmes qui prennent en main leur vie, leur santé, leur corps, leurs enfants et leur environnement au mépris des habitudes éculées d’une société aux mœurs encore trop étriquées vous chiffonnent tant. Je suis persuadé que de profonds changements sociaux découleront des choix de ces femmes. Respecter leurs choix, c’est respecter leur indépendance, c’est leur donner une chance de guérir les blessures qui sont infligées chaque jour au féminin avec un grand F, c’est peut-être même leur donner une chance de réparer un peu le tissu social qui part en lambeaux dans bon nombre de nos sociétés.
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Je veux croire que votre coup de gueule partait d’une révolte bien intentionnée, mais je reste déçue de tous ces amalgames infondés et ces jugements à l’emporte-pièce. Ne tirez plus sur l'ambulance, si c'est la conception traditionnelle de la maternité qui vous chiffonne, soutenez donc ces femmes qui sont en train de réinventer la maternité et leurs compagnons qui réinventent la paternité, vous seriez peut-être surprise du résultat...
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Et puis, ne croyez-vous pas qu’il y ait des combats plus urgents à mener, comme cette égalité salariale qui n’est encore qu’un mythe en France? Ou l’éducation de ces jeunes filles soumises à une pression intolérable pour conformer leur corps à une image bien trop futile pour être honnête?
Quelques réactions aux propos d'Elisabeth Badinter:
Une chercheuse américaine répond à Elizabeth Badinter ici.
Une autre éthologue pousse son coup de gueule ici.
Pour qui pédale Badinter ou l'art du hors-sujet par une féministe sur Rue89
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Et puis, ne croyez-vous pas qu’il y ait des combats plus urgents à mener, comme cette égalité salariale qui n’est encore qu’un mythe en France? Ou l’éducation de ces jeunes filles soumises à une pression intolérable pour conformer leur corps à une image bien trop futile pour être honnête?
Quelques réactions aux propos d'Elisabeth Badinter:
Une chercheuse américaine répond à Elizabeth Badinter ici.
Une autre éthologue pousse son coup de gueule ici.
Pour qui pédale Badinter ou l'art du hors-sujet par une féministe sur Rue89
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mercredi 10 février 2010
Gourmandise d'hiver: velouté de courgettes et céleri au bleu
Je n'ai pas très envie d'écrire en ce moment. Il faut dire qu'entre l'effervescence des JO, les remaniements importants dans ma carrière professionnel et le petit passager qui m'occupe une bonne partie de la journée, il est de plus en plus difficile de trouver du temps pour écrire. J'ai des brouillons de postes en attente sur mon pc, mais il a suffit d'une belle journée de soleil pour que j'aille aérer mes tongs sur la plage au lieu de taper sur mon clavier !
Allez, en attendant que je retrouve un semblant d'inspiration, une petite recette réconfortante pour les soirées fraîches: mon velouté de courgette et céleri au bleu.
Dans votre panier du marché il faut:
- 3 ou 4 branches de céleri
- 2 ou 3 petites courgettes
- 1 petit bouquet de brocoli (optionnel)
- 1 oignon
- 1 gousse d'ail
- de la coriandre fraiche
- 1 cube de bouillon de poulet
- sel et poivre
- du bleu
Dans une cocotte, faire revenir l'oignon et l'ail dans une cuillère à soupe d'huile. Ajouter ensuite le céleri coupé en petits morceaux et laisser dorer quelques instants. Découper la courgette et le brocoli puis diluer le bouillon de poulet dans deux litres d'eau frémissante. Verser le bouillon, les courgettes et le brocoli dans la cocotte. Couvrir et laisser cuire à feu doux une quinzaine de minutes. Ajouter la coriandre ciselée et le bleu puis mixer finement pour obtenir un velouté. Saler et poivrer.
A servir bien chaud avec quelques tranches de pain de campagne rustique et un bon bouquin !
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dimanche 7 février 2010
Gourmandise West Coast : Omble de l'Arctique avec salsa à l'orange sanguine
Avec les JO qui arrivent à grands pas, les yeux du monde sont fixés sur Vancouver. Bien sur il y a les observateurs qui commentent le manque de neige sur Cypress, où auront lieu les épreuves de ski acrobatique et de snowboard mais aussi les journalistes affamés qui s'improvisent critiques gastronomiques à mesure qu'ils testent les différents haut-lieux culinaires du coin. Les Français nous demandent souvent si nous arrivons à bien manger ici. Le fait est que oui. On trouve de tout à Vancouver, du moment que l'on peut y mettre le prix. Des chanterelles fraîches aux truffes en passant par les fromages, rien ne manque. La cuisine est ici multiculturelle et inventive ! Le New York Times ne s'y est pas trompé et a accordé une médaille aux restaurants de coin.
Pour fêter l'arrivée des JO et lutter contre la grisaille qui s'accroche encore malgré des températures printannières, une petite recette très West Coast : de l'omble de l'Arctique avec une salsa à l'orange sanguine.
- Deux filets d'omble ou a défaut des filets de sole ou même de saumon sauvage
- Deux oranges sanguines
- 1 citron vert
- 1 oignon rouge
- Du sel, du poivre et du piment de Cayenne
- De l'huile (olive ou autre, selon vos goûts)
- De la coriandre fraîche
- 1 gousse d'ail
Dans un plat, zester une des deux oranges, puis ajouter le jus de cette orange et la moitié du jus du citron vert avec deux cuillères à soupe d'huile, saler et poivrer. Mettre les filets de poisson à mariner dans ce jus, une demi-heure au moins et jusqu'à deux heures au frigo.
Pendant ce temps, mettre le zeste et le jus de la seconde orange dans un mixer, avec le reste du jus de citron, la gousse d'ail écrasée, l'oignon rouge émincé et un petit bouquet de coriandre fraîche. Saler, poivrer et ajouter une bonne cuillère à café de piment de Cayenne. Mixer le tout grossièrement pour obtenir une salsa. Réserver au frais.
Egoutter les filets de poisson puis les faire cuire dans une sauteuse avec un peu d'huile jusqu'à ce qu'ils soient dorés. On peut aussi glisser les filets au four sur une plaque.
Servir les filets avec la salsa et une petite purée de pommes de terre aux oignons verts ou mieux encore la purée de pommes de terre au Cabernet du chef Michael Smith.
Bon appétit !
Cette recette est inspirée d'une recette tirée du livre de cuisine de Rose Murray; " A Taste of Canada"
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