mercredi 29 juin 2011

Il est temps de ralentir...

Hammock by mcwy
Hammock, a photo by mcwy on Flickr.

L'été arrive (peut-être) et avec lui la perspective de 3 semaines de vadrouille en douce France.

Ce matin, après une énième nuit à dormir moins de 5 heures, j'ai accusé un peu le coup. C'est bien joli de vouloir un maximum de chaos mais des fois ça revient vous mordre le derrière, comme on dit chez moi... La féministe en moi refuse de rester à la maison et préfère le tourbillon du boulot et des voyages mais tout au fond de moi il y a une petite part d'ombre qui se demande si tout compte-fait ça ne serait pas plus cool de rester tranquille un peu. Pas facile de trouver le juste équilibre... Mais ces derniers temps j'ai de nouveau envie de lire les blogs de mes bloggeurs et bloggueuses favoris et de prendre le temps de boire mon thé à la fenêtre en lisant les nouvelles du matin plutôt que de courir dès le lever et d'essayer de caser trois journées en une seule.

Il y a peu d'espoir que cela arrive maintenant mais bon, je me rends compte que ralentir le rythme ne me ferait pas de mal non plus, retrouver le plaisir d'écrire sur ce blog et retrouver le plaisir de passer du temps à jardiner.

Assister à des accouchements m'a permis de comprendre les vertus de la patience et du fait de prendre son temps. Du coup j'ai décidé de m'imposer une discipline d'escargot pour ces deux dernières semaines avant de partir, je vais annuler des évènements auxquels je voulais me rendre, passer plus de temps à boire des apéros de deux heures avec des amis (comme hier soir ! Merci Mimi et Guiom !) et me remettre à écrire au moins deux fois par semaine sur le blog. Tiens, une fois n'est pas coutume je vais même aller chez le coiffeur (truc de fou qui ne m'arrive généralement qu'une fois par an !).

Il est temps d'aller relire L'Éloge de la Paresse et de ressortir le hamac de sa malle. Il parait que ralentir c'est aussi bon pour l'environnement ! Allez, place au slow-life !
lundi 27 juin 2011

Au jardin... ça pousse enfin!

Cette année c'est une vraie symphonie de couleurs ! Quand je ne suis pas au bureau ou à un accouchement, je passe mon temps au jardin, à essayer de faire pousser tant bien que mal les légumes qui ont du mal à démarrer avec le peu de chaleur et de soleil. Les fleurs, par contre, ont explosé en deux semaines, heureuses de ne pas être assaillies de pucerons, par contre il faut encore lutter contre les escadrons d'escargots qui tentent de tout bouffer sur leur passage... Dur, dur la vie du jardinier qui évite les produits toxiques, j'en suis rendue à semer mes plantations de pièces en cuivre pour "zapper" les escargots. J'ai remarqué qu'un de mes voisins laissait des rondelles de citron aussi. Je me demande si je ne vais pas essayer...

Gloriosa en pleine gloire estivale...


Cérinthes de Gibraltar qui se trouvent bien au soleil, sans pucerons cette fois-ci!

Premières fraises...
Schizanthus


des salades qui poussent comme du chiendent...
dimanche 26 juin 2011

Jazz à Vancouver

L'année dernière vers la même époque je me trouvais à Montréal. Cette année, pas de Montréal mais du jazz quand même puisque ce weekend débutait le festival international de jazz de Vancouver. L'occasion pour nous d'aller vers Gastown, une partie de la ville que je fréquente beaucoup vu que mon bureau s'y trouve. Malgré quelques averses, nous avons pu profiter un peu des concerts gratuits. Comme chaque année, la faune qu'on croise au détour des rues vaut presque autant le coup d’œil que les musiciens:









On est encore loin de l'ambiance de Montréal, mais quelques hurluberlus ont quand même pris plaisir à danser au rythme de la musique:






Nous avons fini la soirée à la terrasse du Water Street Café, pour un verre de vin blanc et quelques unes de leurs spécialités... Avec quelques degrés en plus on aurait presque pu se croire de retour sur la Place des Arts !


mardi 21 juin 2011

Vancouver, balades post-émeutes

Il y a une semaine se jouait le match décisif de la coupe Stanley. Ce match de hockey restera dans les annales non pas pour la qualité du jeu et le sens sportif des hockeyeurs mais pour les émeutes qui ont suivi. Une foule de gens fortement imbibés et fâchés d'avoir vu leur équipe perdre ont foutu le bazar dans la ville, incendiant quelques voitures de police et brisant les vitrines de quelques grandes enseignes. j'en connais qui ricanent en disant que c'est rien d'autre que ce qu'on voit à Paris après un match PSG-OM ou à Montréal quand les Habs perdent... Mais ici c'est Vancouver. On est des gens civilisés ici,  et polis avec ça. Un désordre social pareil, ça ne se fait vraiment pas! Les émeutes ont donc profondément marqué l'imaginaire collectif des vancouverites et dès le lendemain des centaines de bénévoles envahissaient les rues pour tout remettre en ordre, laisser des petits mots gentils aux flics  et décorer les planches de contre-plaqué posées sur les vitrines brisées de mots d'excuse et d'espoir. Un mea-culpa géant en quelque sorte,  de quoi faire frétiller les freudiens invétérés. On se flatte collectivement de cet "esprit" communautaire qui a vu la ville panser (très vite) ses plaies. Depuis, c'est un déferlement de sociologie de comptoir pour expliquer pourquoi les jeunes ont foutu le feu à la ville alors que le maire venait de dépenser une petite fortune pour mettre des écrans géants partout. 

Plus inquiétant, des comités de justiciers du dimanche traque maintenant les émeutiers en herbe et les dénonciations pleuvent. C'est l'heure des représailles, on parle déjà d'installer de nouvelles caméras de surveillance partout alors que les émeutiers se sont filmés tous seuls comme des grands avec leurs téléphones avant de poster tout sur facebook: c'est con un jeune quand même ! Bref, le climat dans la ville n'est pas forcément aussi bon enfant qu'il n'y parait. Pas question de tolérer la moindre velléité d'anarchisme. En parlant d'anarchistes, ils ont protesté qu'ils n'y étaient pour rien parce que le hockey ça n'a rien de politique. Si même les anar se refusent à mettre le feu aux voitures de police...

Une semaine à entendre les nouvelles rabâcher les mêmes reportages sur les émeutes au point d'en oublier qu'il se passe aussi des choses dans le reste du monde, ça fatigue un peu le neurone qu'il me reste. Alors plutôt que de vous mettre une énième vidéo de kékés en train de sauter sur une voiture de police en feu, voici quelques images du Vancouver que je traverse tous les jours, où la poésie traine dans les allées oubliées et où les gens ne semblent pas trop concernés par l'hystérie collective post-émeutes.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 Un clin d'oeil quand même, dans le tout nouvel édifice Woodwards, il y a une oeuvre d'art géante affichée qui représente justement des émeutiers:



dimanche 12 juin 2011

Clin d'oeil

Au sommet de Burnaby Mountain, on aperçoit parfois des orques dans la brume!
Petite soirée au resto Horizons, avec une vue imprenable sur Vancouver... quand la brume de pollution se lève bien sur!

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