#Jesuischarlie
Accoucher à Vancouver... sans papiers
Ce matin j'ai reçu un gentil courriel d'une personne qui a prévue d'arriver sous peu à Vancouver et voulait des renseignements sur l'accouchement et comment ça se passe ici. La dame est très enceinte et accouchera sous quelques semaines.
Commençons par le commencement: pour accoucher à Vancouver comme partout ailleurs au Canada il est fortement recommandé d'être couvert par l'assurance santé de la province. Ici c'est le Medical Service Plan. C'est pas gratuit, il faut payer, même si parfois l'employeur s'en charge. Le MSP s'obtient quand on a des papiers en règle avec l'immigration. Il n'est PAS accessible aux personnes avec un visa de touriste pour 3 mois. Même avec des papiers en règle, il faut plusieurs semaines pour que cela soit pris en compte, donc entre temps, un expatrié bien préparé aura pris le soin de souscrire une assurance santé privée qui pourra le couvrir en cas de besoin... Beaucoup d'assurances-santé privées destinées aux voyageurs ne couvrent pas tous les frais relatif à l'accouchement, mieux vaut se renseigner avant et voir ce qui est couvert ou pas. Généralement l'assureur vous conseillera d'accoucher dans votre pays et de partir ensuite.
Bon, il s'avère que la charmante personne n'a pas de visa pour le Canada et compte régulariser sa situation sur place. Je tiens à préciser que je ne travaille pas pour Immigration Canada mais je sais qu'ils ne régularisent qu'à certaines conditions. Le visiteur lambda qui n'est pas réfugié politique n'aura pas de traitement de faveur, il sera renvoyé dans ses pénates et on lui demandra de faire les démarches appropriées pour obtenir son visa. Note aux Benêts: venir de la France, même avec tout ce qu'on peut lui trouver de problématique, ne vous donne pas un statut de réfugié politique... Si Immigration Canada fait suer les candidats au départ avec moults démarches, visites médicales, tests de langues et demande à ce vous ayez un minimum d'argent de côté ce n'est certainement pas pour fournir gratos des visas à tous les touristes qui trouvent le coin sympa et décident de rester...
Donc, en admettons que vous soyez vraiment, mais vraiment décidé à tout risquer pour débarquer au Canada sans papiers... Comment accouche-t-on? Ben comme partout ailleurs il y a plusieurs options:
- on peut accoucher en urgence à l'hôpital, ils vous accueilleront sans soucis, ils ne sont pas sans coeur au point de vous laisser accoucher sur le parking. BC Women's Hospital, la plus grosse maternité de la province vous demandera par contre de payer 15000 dollars en caution (non il n'y a pas de zéros en trop)... Des fois que vous ayez besoin de soins particuliers, d'une opération ou que le bébé nécessite un séjour en soins intensifs. Les frais s’additionnent vite et vous pouvez vous retrouver dans la situation de ce couple d'Australiens qui ont eu le malheur d'accoucher très en avance lors de leurs vacances... Coût total: plus d'un million... Tu parles de vacances ! Bref, soit vous avez gagné au loto, soit vous votre oncle d'Amérique vous sauve la mise ou vous vous retrouvez endetté à vie...
- on peut accoucher avec une sage-femme non reconnue. Il en existe quelques unes qui pratiquent des accouchements non-réguliers. Elles ont le coeur sur la main et savent généralement gérer... Par contre, ça veut dire accoucher obligatoirement à la maison, avec la possibilité de devoir aller à l'hôpital en cas de problème ou si une péridurale est réclamée à cor et à cris... Les sages-femmes non reconnues ne sont pas couvertes par le système de santé ni par les assurances privées et du coup vous donneront une facture d'environ $2000 pour un accouchement normal à la maison, même si elles doivent vous transférer à l'hôpital parce que vous avez décidé qu'une péridurale serait plus sympa...
- on peut accoucher non-assistée. Certaines femmes en font le choix. Ca veut dire faire tout soi-même et assumer les risques pour sa santé et pour le bébé. Pas de péridurale, pas de suivi post-accouchement ... Après tout les femmes accouchent de bébés depuis longtemps et certaines survivent très bien sans avoir besoin d'aide médicale. C'est l'option la moins coûteuse... Bonus: si le temps le permet, vous pouvez accoucher sous un arbre dans le parc, ou sur la plage ! Je connais des gens très bien qui ont fait ce choix. Par contre ils s'étaient préparés pendant un certain temps, ce n'était pas quelque chose d'improvisé...
Donc au final... Avec papiers et couverture, tout est pris en charge y compris si des soins spécifiques sont nécessaires. Sans papier ni couverture, c'est à vos frais et très souvent à vos risques et périls...
Les facteurs à prendre en compte avant de s'expatrier quand on est en cloque:
1- L'argent ne pousse pas sur les arbres à Vancouver, je vous assure j'ai vérifié...
2- Les emplois ne poussent pas sur les arbres non plus. La crise est mondiale, ouvrez un journal... Je connais plein de gens très bien, en règle, qui parlent couramment Anglais qui n'en trouvent pas facilement en ce moment... A l'aéroport c'est marqué "Bienvenue à Vancouver" pas "Bienvenue en Eldorado".
3- Les agents d'immigration ne sont pas des philanthropes accommodants, les règles sont les mêmes pour tout le monde. Pas de papiers = retour au bercail une fois le délai de votre visa touriste passé. Dans certains cas vous pourrez obtenir une prolongation d'un mois, sous réserve que vos finances soient assurées. Par contre, pas de couverture médicale, ça c'est à vos frais.
3- Vancouver est une des villes les plus chères du monde, il y a des articles à ce sujet partout... tapez Vancouver + coût de la vie dans Google. De rien.
4- Maintenant que vous avez un bébé et qu'il faut bosser pour rembourser ce que vous devez à l'hôpital ou à la sage-femme, il faut aussi trouver une nounou. Crèche ou nounous ne sont pas gratuites non plus, pas subventionnées non plus sauf si vous êtes, là-encore, dans un cas bien particulier comme réfugiée politique. Une nounou vous coûtera en moyenne entre 1200$ et 1500$ par mois, et souvent il faut fournir les repas...
5 - Les compagnies aériennes n'aiment pas particulièrement faire voler des dames très enceintes... Elles ont le droit de vous refuser l'accès à bord du vol. Et pour continuer dans les mythes, elles ne donnent pas de billets à vie à votre bébé s'il naît en vol...Vous aurez juste tout un tas d'autres personnes qui vont vous détester...
6 - Un bébé, même sympa et peu demandant, ça va vous coûter des sous et du temps. Pas vraiment idéal si on essaie de trouver un boulot, un logement et reconstruire une vie...
Bon on compare vite fait avec la France:
1- L'accouchement de base sera pris en charge par la sécu, et les dépassements d'honoraires en France restent raisonables comparés à ce qu'on peut payer ici si on est pas couverts...
2- Vous aurez surement de la famille et des amis pour vous aider les premières semaines avec le nouveau-né
3- Si vous êtes Français, pas de risque qu'un agent d'immigration vous raccompagne à la frontière de votre propre pays...
Petite précision : de nombreux expatriés s'en sortent très bien avec un peu de préparation. Il y en a un certain nombre qui accouchent ici chaque année. La très grande majorité ont fait leurs devoirs et surtout leurs démarches. Leurs papiers sont en règle, ils sont couverts et la vie est belle! Parfois, prendre un peu de temps pour préparer son grand départ fera toute la différence entre une expérience réussie et un retour à la case départ plus fauché qu'avant...
L'Ambassade du Canada à Paris peut répondre aux questions et vous expliquer les démarches à suivre pour obtenir vos papiers. Entre-temps, la France n'est pas le tiers-monde et offre toute ce qu'il faut pour accoucher d'un bébé. Bonne naissance !
Coup de gueule de maman scientifique...
Il parait que les Américains ont du mal avec les sciences... Selon le journal The Independent, un américain sur quatre ne saurait pas que la Terre orbite autour du Soleil et plus de la moitié des Américains ne croient pas en l'évolution...
J'ai eu beaucoup de chance d'avoir un oncle et une tante qui se passionnaient pour des tas de choses et ont été les premiers à encourager mon intérêt pour les sciences. Du premier microscope que mon oncle m'a offert aux livres sur les animaux généreusement donnés par ma tante. Mon oncle a toujours pris le temps de m'emmener explorer la nature et tenter des expériences saugrenues. Il n'y a jamais eu cette pression de se conformer à des choses "pour les filles" dans ma famille, bien au contraire. Ma famille m'a toujours encouragée, y compris ma grand-mère très tradi-catho, qui m'a poussée à partir vivre mes premières aventures en solo chez les orques !
Aujourd'hui, c'est à mon tour d'encourager mes enfants, ma nièce et mes filleuls à s'intéresser aux sciences et à explorer le monde autour d'eux. Du coup j'avoue ma perplexité devant tout le débat Français sur le genre ou sur les livres de jeunesse un peu rigolos... Les mecs qui dirigent la France et ceux qui défilent pour n'importe nawak dans les rues sont tous plus crétins les uns que les autres. C'est franchement affligeant... Quand on commence à restreindre les enfants dans leurs lectures ou tenter de les conformer à un "genre" avec des idées qui relèvent de la bêtise la plus profonde, on s'en va vers des générations perdues. On va finir comme ces Américains dont on aime tant se moquer. Pour le pays des Lumières et de Descartes, ce serait quand même un comble...
Il y quelques semaines, nous sommes allés visiter le museum Beaty de la biodiversité à UBC, l'université de la Colombie-Britannique. Surtout pour voir l' énorme squelette de baleine bleue, le plus gros animal de la planète ! Certains individus peu recommandables que je connais ont travaillé au nettoyage et à l'assemblage de la bête.
On a compté les cercles d'un arbre qui avait 775 ans:
Partir à la recherche de spécimens vivants c'est bien plus drôle !
Il faisait froid... les fontaines étaient toutes gelées ! On a touché la glace et regardé comment les choses givraient de différentes façons,
Parce que la science c'est pas juste dans les bouquins, expérimenter est aussi important... à tout âge et avec toutes sortes de sujets ! Le cerveau des enfants à besoin de se nourrir de ces expériences et de découvertes. Les limiter, c'est limiter leur champ des possibles.
Mes garçons jouent aussi à la poupée et s'initient à la cuisine, portent parfois mes escarpins à talons... en plus de jouer aux trains et de vouloir aller déterrer des dinosaures. Je n'ai aucune crainte pour leur avenir ! Ils auront l'esprit curieux et n'auront pas peur d'explorer. Tant mieux. C'est en remettant en cause les acquis et le confort de la "conformité" qu'on peut se permettre de faire des découvertes qui en valent la peine.
Détendez-vous un peu les étroits du cerveau !
.
Coup de Gueule du Lundi: ambiance post-electorale
Coup de gueule: Caamano Sound et la menace des pétroliers
Difficile d'accès, souvent la proie de tempêtes, parsemée de récifs traitres et de brouillards persistants c'est une zone que les meilleurs marins reconnaissent comme dangereuse. C'est aussi une zone où la biodiversité est saisissante, merveilleuse. C'est une région qui m'a conquise il y a plus de 12 ans et qui m'habite encore aujourd'hui. Avec de nombreux autres habitants de la région, je crains l'arrivée des super-tankers dans les eaux riches de la région... Alors que tout nous indique de nous devons nous sevrer de cette dépendance au pétrole, il semblerait que tous les moyens soient bons pour en extraire jusqu'à la dernière goutte, quitte à y sacrifier ce qu'il nous reste de biodiversité marine. J'espère que, pour une fois, nos dirigeants auront à cœur de préserver ces dernières zones de beauté sauvage inaltérée.
Le coup de gueule du lundi: les jeunes canadiens énervés (ou presque) et les élection fédérales
Le pire c’est que ça marche! Les jeunes sont massivement aller mettre des bulletins dans les urnes… Sans surprise, il semblerait que les étudiants votent plutôt à gauche, donc pas vraiment pour le gouvernement en place… Les Conservateurs en ont été fort choqués et ont dare-dare tenté de faire annuler le vote de l’Université de Guelph. Sauf que le vote avait été approuvé par Élections Canada, le corps qui supervise les élections et s’assure de la validité du processus. Tant pis! Maintenant, voilà les différents partis qui tentent de rallier cet électorat longtemps abandonné.
Depuis longtemps, le gouvernement du Canada se désintéresse de la politique étrangère, comme le prouve les coupes sévères dans le budget de la diplomatie canadienne. Mais il semblerait que les évènements récents dans le monde et l’exemple d’une révolte menée essentiellement par les jeunes contre un conservatisme de plus en plus étriqué ait fait des émules chez les jeunes Canadiens. Il va falloir aux politiciens plus que quelques photos avec des chatons pour se tirer d’affaire sans égratignures… Les jeunes ont la dent dure et sont sans concession pour cette catégorie d’hommes blancs plus âgés qui ne les représentent vraiment pas. Il y a un véritable fossé entre les préoccupations des jeunes et les propositions mille-fois remâchées des politiciens. Le manque d’imagination et de charisme chez les politiques Canadiens qui ne joue pas en leur faveur.
Coup de gueule du printemps: des atomes, de la politique et des cerisiers en fleurs...
Genbaku Dome, Hiroshima, photo de WilliamBullimore
Depuis trop longtemps, ils traitent les écolos comme une bande de joyeux chevelus qui ne se préoccupent que des petits oiseaux, des abeilles et des jolies baleines. Mais l'écologie est en réalité la science des réseaux du vivant. Si les abeilles disparaissent, l'agriculture en pâtit sérieusement. Si les saumons décident d'aller se faire voire chez les Russes, la sylviculture du coin se voit condamnée à récolter un bois de moins bonne qualité. Le jour où nos décideurs se décideront enfin à ré-évaluer la place de l'homme dans la complexité du vivant, nous auront fait un grand pas. Il ne s'agit plus de sauver les baleines ou de préserver les routes migratoires de la mouche péteuse de Sibérie occidentale. Il s'agit de comprendre à quel point notre existence, notre santé et notre avenir dépendent de la complexité du vivant dans lequel nous évoluons. Il n'y pas d'espèce "inutile" ou de zones "sans importance" sur notre petit îlot dans l'univers. L'homme sans cette complexité biologique est un dinosaure condamné à disparaître.
Depuis quelques jours je me suis plongée dans le livre de Sandra Steingraber: "Having faith: a ecologist's journey to motherhood". Dans ce bouquin, cette remarquable chercheuse qui a beaucoup bossé sur les relations entre pollution et cancer revient sur la reproduction humaine et sur l'importance du "milieu". Nous n'avons pas de cloisons étanches et les polluants qui se retrouvent dans nos milieux, que ce soit les fleuves, les océans ou les champs, se retrouvent inévitablement dans nos tissus, dans nos cellules. Donner la vie aujourd'hui c'est procréer dans un véritable bain de produits toxiques divers. De quoi relativiser toutes ces précautions alimentaires autour des sushis, de la charcuterie ou des fromages... Je me rends bien compte que la complexité du vivant ne s'appréhende pas facilement et révèle un peu de l'abstrait mais il faudra bien que quelqu'un ait le courage de le faire dans nos "élites". Il faudra bien un jour qu'on se rende collectivement compte que ce que nous balançons avec autant de désinvolture dans les fleuves, les océans ou dans l'atmosphère finira par venir iévitablement nous mordre le derrière.
Je râle, je peste et je m'insurge et bien sur je ne fais rien avancer. Pendant ce temps, d'autres dinosaures comme Claude Allègre continuent à perpétuer le mythe que l'homme n'y est pour rien dans le changement climatique. Je m'attends presque à ce qu'il vienne nous dire que le nucléaire ne présente aucun danger pour l'homme. J'en viens à prier pour qu'une fleur de cerisier qui tombe à Vancouver déclenche une pluie de météorites sur les imbéciles pédants de son espèce. Sur ce je m'en vais râler ailleurs, j'ai du perdre les quelques lecteurs qui viennent parfois se perdre ici. Faudrait peut-être que je mette à composer des Haikus tiens...
TGIF: ou comment le politiquement correct est parfois un peu trop correct pour être honnête...
Saumons contre pétrole: la Colombie-Britannique veut sauvegarder sa côte sauvage
Lettre ouverte à Madame Badinter : oui, on peut être écolo, allaiter et être féministe...
Elisabeth Badinter vient de commettre un réquisitoire violent contre les nouvelles “tendances” de la maternité. Si l’on en croit ce qu’elle écrit, les femmes sont en train de mettre en péril tout le travail des féministes en prônant une forme de retour en arrière lorsqu’elles choisissent des naissances dites « naturelles », d’allaiter, de rester à la maison pour s’occuper de leurs enfants, ou lorsqu’elles ont le malheur de se croire écolos.Madame Badinter se trompe de cible semble-t-il et prend plaisir à faire des amalgames qui ne rendent pas justice à son intelligence.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
Et puis, ne croyez-vous pas qu’il y ait des combats plus urgents à mener, comme cette égalité salariale qui n’est encore qu’un mythe en France? Ou l’éducation de ces jeunes filles soumises à une pression intolérable pour conformer leur corps à une image bien trop futile pour être honnête?
Quelques réactions aux propos d'Elisabeth Badinter:
Une chercheuse américaine répond à Elizabeth Badinter ici.
Une autre éthologue pousse son coup de gueule ici.
Pour qui pédale Badinter ou l'art du hors-sujet par une féministe sur Rue89
Coup de gueule féministe contre la démocratie qui part en miettes
En ce moment même il y a des soldats Canadiens et Français qui risquent leurs vies en Afghanistan. Pour beaucoup, leur rôle est de défendre la timide démocratie qui tente de percer dans ce pays assombri par la guerre et par les idéologismes douteux et moyenâgeux. Chaque journal télévisé apporte son lot d’atrocités commises par les barbus sinistres. Le spectacle désolant des fillettes arrosées d’acide pour avoir eu l’audace d’aller à l’école me noue l’estomac. Et pourtant, je ne cesse de me demander de quel droit nous allons là-bas tenter d’imposer par la force ce que nous avons-nous-même tant de mal à maintenir dans nos propres contrées?Chronique de la haine ordinaire ou comment faire dire à la génétique ce que l'on veut...
Je viens de lire un excellent article du généticien Axel Khan dans Sauvons la Recherche. Je vous recommande fortement de le lire. Cela faisait quelques temps que je m’inquiétais un peu des dérives actuelles de notre gouvernement français, notamment de ce projet de « ficher » des gamins en bas âge, de les « labéliser » comme futurs délinquants ou pire. Cet argumentaire selon lequel la violence ou la délinquance serait inscrites dans nos gènes me laisse un arrière-goût de déjà-vu malsain dans la bouche… Si je suis heureuse de voir que la recherche en génétique va sans doute permettre de soigner certaines maladies orphelines, je me pose beaucoup de questions quand à son interprétation par ceux qui ont des agendas politiques un peu trop visibles. Il y a une tentation bien trop forte de catégoriser les populations, une façon sournoise de « sélectionner » et de « trier », de séparer le « haut du panier » de la « plèbe », une façon comme une autre de maintenir une partie de la population dans un statut de citoyen de seconde zone. Si tout cela a sa place dans un mauvais film de science-fiction, c’est en complète contradiction avec nos idéaux républicains et démocratiques.Il est amusant de voir comment nos dirigeants aiment accommoder la science à leur sauce. Pour ce qu’il est du changement climatique c’est assez similaire. Un monsieur avec qui j’ai eu la chance de travailler ici à Vancouver, Jim Hoggan, spécialiste des relations publiques, vient justement de produire un livre sur la désinformation intentionnelle autour du changement climatique. Il est étrange, note-il, que les plus farouches opposants aux mesures de mitigation du changement climatique soient aussi ceux qui ont le moins de crédit scientifique…
En Amérique du Nord, on entretient des rapports d’amour et de haine vis-à-vis de la science. Faut-il rappeler qu’un grand nombre d’écoles aux États-Unis refuse d’enseigner la théorie de l’évolution car cela contredirait (selon eux) ce qui est écrit dans la Bible… Alors que peut attendre de ces personnes qui préfèrent se mettre des œillères ? Ce qui m’effraie, c’est de voir que notre « vile nain », se verrait bien adopter certains de ces points de vue ultraconservateurs et dangereusement intolérants… Comme le dit Axel Khan, il est infiniment plus facile d’accuser le patrimoine génétique de tous les maux de la société, plutôt que d’admettre les échecs d’un modèle perverti. Je propose donc de « ficher » tous les obsédés du « génétiquement correct » …
Gourmandise de saison : courge musquée légèrement caramélisée et prosciutto
Automne qui est maintenant bien avancé, nous préparons Halloween. Pendant que je prépare le jardin pour l'hiver, nous décorons la maison et nous préparons le stock de bonbons pour les petits monstres qui ne manqueront pas de venir taper à notre porte.
C’est la saison des citrouilles, des courges et autres cucurbitacées. En BC, la courge musquée est beaucoup utilisée en cuisine, que ce soit en soupe ou en purée. Ce légume était traditionnellement cultivé et consommé par les Premières Nations. Son goût un peu sucré apporte un peu de douceur pendant les longs mois d’hiver. Ses fleurs sont aussi délicieuses en beignets. Dans les îles, on connait bien le cousin de la courge musquée, le Giraumon. Une courge musquée c’est tout de même beaucoup pour deux personnes et après avoir préparé plusieurs litres de soupe, j’étais à la recherche de nouvelles idées pour accommoder ce légume de saison. Je suis tombée par hasard sur cette recette de courge musquée légèrement caramélisée. Nous avons testé la recette ce soir.
- Une demi courge musquée
- Deux cuillères à soupe d’huile d’olive
- 1 cuillère à soupe de beurre fondu à la casserole
- 1 cuillère à café de sucre roux
- 1 cuillère à café de sauge séchée
- Une pincée de cannelle
- Sel et poivre
Bon appétit !
Météo
Tags
Archives du blog
Vancouver blogs
- Benoît à Vancouver
- Elo et Mat : one way to Vancouver
- Far away in the sunshine
- Hello Stéphanie : les tribulations d'une lyonnaise à Vancouver
- Jo et Jo
- Laure et Ludo : complètement à l'Ouest
- Les anachronismes coriolistiques de Vincent
- Life is a journey: Anne
- Marie et son balcon à New York (et Vancouvérite à temps partiel)
- Noémie: une Belge à Vancouver
- Odile, Denis et leurs filles: du gruyère au pays du cheddar
- Pauline et Julien
- Raphael et ses mésaventures canadiennes
- Vio entre Windy Camp et Vancouver
- Véronique à Vancouver
Blogs fréquentables
- Anthropopotame
- Canada's World blog
- Des jours et des lunes: blog de loutre
- Dr CaSo
- Dr. Mouton @ la Bergerie
- Freakonomics
- Ian et Io, maudits Français au Québec
- La famille Bouaziz, sourires et gourmandises
- Le collectif des écureuils (calisse!)
- Le Monolecte
- Le Nid du Piou
- Le Shavertron
- Les furieux de La Chanson du dimanche
- Les Impolitesses très Net de Ian, le Maudit Français
- Les équilibres instables de Loïc
- Pulsion de vie: les petites magies de Nolwenn
- The art of nonconformity
- Un taxi dans la nuit
- Une chambre à moi
- Zac: calligraphe et artiste Nantais
Voyageurs d'ailleurs
- Africa Trek : Alexandre et Sonia Poussin
- Banik : voyageurs hydrophiles
- Bertrand à vélo au Canada pour les enfants
- Carnets de voyage de Priscilla Telmon
- Fabienne and Co: from Vancouver to London
- Indran Amirthanayagam : poésie interculturelle
- Jade Gryphon's Tavern
- Le blogue-trotteur d'Olivier
- Les Zèbres Trotteurs
- Nomades Land : carnets de route
- Ponpon et Marie sur les mers du monde
- Stuck in Customs : photos HDR du monde entier
- Where the hell is Matt ?
Blogs bédés
- Boulet
- DoubleP
- Grumeautique : petit precis à l'usage des nuls
- La vie tout à fait fascinante de Pénélope Jolicoeur
- Le beulogue : vannes pourries, chansons nazes et BD pédilogues
- Les petites bêtes de goubliboulga
- Margaux, ses pompes et ses chansons
- Maé : geek avec mioche
- XKCD : only for geeks
- Yoda Blog: Star Wars c'est rigolo
- Zac: enfin le blog le plus désopilant de la galaxie !
Eco-logiques
- 100 mile diet : manger local, changer global
- Better World Books
- Citoyens du Monde en Action
- DeSmog Blog
- Ecolo du jour
- Ekolo-Geek
- Jean-Marc: l'écologie les pieds sur terre
- Le grand ménage de Raffa
- Le Sauvage
- NeoMansLand
- Ohneka : webzine éco-durable
- Planete Terra :media collaboratif Nantais
- Quotidien Durable
- Ripe Green Ideas : idées vertes et mures
- Slow Food Canada
- The Green Pages : portail vert canadien
- TreeHugger : la référence
- Vie de hobbit : vivre dans une maison à faible impact
- Yves Paccalet, écolo-poète
Orques et autres zanimos ..
Au jardin
Cuisine et Gourmandise
- ABC cooking
- Blog Bio: cuisine végétarienne et inventive
- Clea Cuisine
- Cooking Stoned
- Cookliquot : le Tofu vu par une autre Elodie Joy
- Cuisine Campagne
- Cuisine Sauvage
- Dr.CaSo
- Familly Mary : les plaisirs de la ruche
- Goosto
- Jamie Oliver, cuistot favori du geek
- La tartine gourmande
- Marmiton
- Saffron and Blueberry
- Sahten : cuisine libanaise
- The Hobbit's kitchen
- Toque Toques !








