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lundi 2 février 2015
Echapper au monde
Parfois, il faut échapper au tumulte et à l'absurdité. Décrocher un peu de cette addiction aux médias et aux écrans pour aller se perdre dans la forêt ou admirer le mercure calme d'une nappe d'eau salée.
Ce weekend, nous nous sommes offerts une petite échappatoire au Lighthouse Park, pas loin, mais où l'odeur de l'humus humide qui fermente dans les sous-bois centenaires régénère un peu les âmes fatiguées. Les petits passagers sont toujours ravis d'escalader les rochers, de faire des ricochets sur l'eau et de courir sous l’œil dédaigneux des pygargues à tête blanche.
Une dame de Vancouver vient de publier un petit livre sur l'art de manquer les choses, l'art de ne pas être mis au courant dans la seconde des informations, de manquer les mises à jour des statuts parfois imbéciles de nos amis virtuels, de manquer les derniers films à voir. Elle s'est remise à communiquer par le biais de lettres, à l'ancienne. J'aime cette idée de missives confiées aux méandres de la poste, cette lenteur suggéré, cette attente désirable d'une réponse qui viendra dans quelques jours ou quelques semaines. C'est une jolie idée que celle de la lenteur. Une jolie idée de "manquer" un peu du monde trop rapide qui nous entoure pour profiter des jolies choses simples.
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dimanche 2 mars 2014
Accoucher à Vancouver... sans papiers
Ce matin j'ai reçu un gentil courriel d'une personne qui a prévue d'arriver sous peu à Vancouver et voulait des renseignements sur l'accouchement et comment ça se passe ici. La dame est très enceinte et accouchera sous quelques semaines.
Commençons par le commencement: pour accoucher à Vancouver comme partout ailleurs au Canada il est fortement recommandé d'être couvert par l'assurance santé de la province. Ici c'est le Medical Service Plan. C'est pas gratuit, il faut payer, même si parfois l'employeur s'en charge. Le MSP s'obtient quand on a des papiers en règle avec l'immigration. Il n'est PAS accessible aux personnes avec un visa de touriste pour 3 mois. Même avec des papiers en règle, il faut plusieurs semaines pour que cela soit pris en compte, donc entre temps, un expatrié bien préparé aura pris le soin de souscrire une assurance santé privée qui pourra le couvrir en cas de besoin... Beaucoup d'assurances-santé privées destinées aux voyageurs ne couvrent pas tous les frais relatif à l'accouchement, mieux vaut se renseigner avant et voir ce qui est couvert ou pas. Généralement l'assureur vous conseillera d'accoucher dans votre pays et de partir ensuite.
Bon, il s'avère que la charmante personne n'a pas de visa pour le Canada et compte régulariser sa situation sur place. Je tiens à préciser que je ne travaille pas pour Immigration Canada mais je sais qu'ils ne régularisent qu'à certaines conditions. Le visiteur lambda qui n'est pas réfugié politique n'aura pas de traitement de faveur, il sera renvoyé dans ses pénates et on lui demandra de faire les démarches appropriées pour obtenir son visa. Note aux Benêts: venir de la France, même avec tout ce qu'on peut lui trouver de problématique, ne vous donne pas un statut de réfugié politique... Si Immigration Canada fait suer les candidats au départ avec moults démarches, visites médicales, tests de langues et demande à ce vous ayez un minimum d'argent de côté ce n'est certainement pas pour fournir gratos des visas à tous les touristes qui trouvent le coin sympa et décident de rester...
Donc, en admettons que vous soyez vraiment, mais vraiment décidé à tout risquer pour débarquer au Canada sans papiers... Comment accouche-t-on? Ben comme partout ailleurs il y a plusieurs options:
- on peut accoucher en urgence à l'hôpital, ils vous accueilleront sans soucis, ils ne sont pas sans coeur au point de vous laisser accoucher sur le parking. BC Women's Hospital, la plus grosse maternité de la province vous demandera par contre de payer 15000 dollars en caution (non il n'y a pas de zéros en trop)... Des fois que vous ayez besoin de soins particuliers, d'une opération ou que le bébé nécessite un séjour en soins intensifs. Les frais s’additionnent vite et vous pouvez vous retrouver dans la situation de ce couple d'Australiens qui ont eu le malheur d'accoucher très en avance lors de leurs vacances... Coût total: plus d'un million... Tu parles de vacances ! Bref, soit vous avez gagné au loto, soit vous votre oncle d'Amérique vous sauve la mise ou vous vous retrouvez endetté à vie...
- on peut accoucher avec une sage-femme non reconnue. Il en existe quelques unes qui pratiquent des accouchements non-réguliers. Elles ont le coeur sur la main et savent généralement gérer... Par contre, ça veut dire accoucher obligatoirement à la maison, avec la possibilité de devoir aller à l'hôpital en cas de problème ou si une péridurale est réclamée à cor et à cris... Les sages-femmes non reconnues ne sont pas couvertes par le système de santé ni par les assurances privées et du coup vous donneront une facture d'environ $2000 pour un accouchement normal à la maison, même si elles doivent vous transférer à l'hôpital parce que vous avez décidé qu'une péridurale serait plus sympa...
- on peut accoucher non-assistée. Certaines femmes en font le choix. Ca veut dire faire tout soi-même et assumer les risques pour sa santé et pour le bébé. Pas de péridurale, pas de suivi post-accouchement ... Après tout les femmes accouchent de bébés depuis longtemps et certaines survivent très bien sans avoir besoin d'aide médicale. C'est l'option la moins coûteuse... Bonus: si le temps le permet, vous pouvez accoucher sous un arbre dans le parc, ou sur la plage ! Je connais des gens très bien qui ont fait ce choix. Par contre ils s'étaient préparés pendant un certain temps, ce n'était pas quelque chose d'improvisé...
Naissance dans l'eau, non-assistée: http://saudibirthstory.blogspot.ca/
Donc au final... Avec papiers et couverture, tout est pris en charge y compris si des soins spécifiques sont nécessaires. Sans papier ni couverture, c'est à vos frais et très souvent à vos risques et périls...
Les facteurs à prendre en compte avant de s'expatrier quand on est en cloque:
1- L'argent ne pousse pas sur les arbres à Vancouver, je vous assure j'ai vérifié...
2- Les emplois ne poussent pas sur les arbres non plus. La crise est mondiale, ouvrez un journal... Je connais plein de gens très bien, en règle, qui parlent couramment Anglais qui n'en trouvent pas facilement en ce moment... A l'aéroport c'est marqué "Bienvenue à Vancouver" pas "Bienvenue en Eldorado".
3- Les agents d'immigration ne sont pas des philanthropes accommodants, les règles sont les mêmes pour tout le monde. Pas de papiers = retour au bercail une fois le délai de votre visa touriste passé. Dans certains cas vous pourrez obtenir une prolongation d'un mois, sous réserve que vos finances soient assurées. Par contre, pas de couverture médicale, ça c'est à vos frais.
3- Vancouver est une des villes les plus chères du monde, il y a des articles à ce sujet partout... tapez Vancouver + coût de la vie dans Google. De rien.
4- Maintenant que vous avez un bébé et qu'il faut bosser pour rembourser ce que vous devez à l'hôpital ou à la sage-femme, il faut aussi trouver une nounou. Crèche ou nounous ne sont pas gratuites non plus, pas subventionnées non plus sauf si vous êtes, là-encore, dans un cas bien particulier comme réfugiée politique. Une nounou vous coûtera en moyenne entre 1200$ et 1500$ par mois, et souvent il faut fournir les repas...
5 - Les compagnies aériennes n'aiment pas particulièrement faire voler des dames très enceintes... Elles ont le droit de vous refuser l'accès à bord du vol. Et pour continuer dans les mythes, elles ne donnent pas de billets à vie à votre bébé s'il naît en vol...Vous aurez juste tout un tas d'autres personnes qui vont vous détester...
6 - Un bébé, même sympa et peu demandant, ça va vous coûter des sous et du temps. Pas vraiment idéal si on essaie de trouver un boulot, un logement et reconstruire une vie...
Bon on compare vite fait avec la France:
1- L'accouchement de base sera pris en charge par la sécu, et les dépassements d'honoraires en France restent raisonables comparés à ce qu'on peut payer ici si on est pas couverts...
2- Vous aurez surement de la famille et des amis pour vous aider les premières semaines avec le nouveau-né
3- Si vous êtes Français, pas de risque qu'un agent d'immigration vous raccompagne à la frontière de votre propre pays...
Petite précision : de nombreux expatriés s'en sortent très bien avec un peu de préparation. Il y en a un certain nombre qui accouchent ici chaque année. La très grande majorité ont fait leurs devoirs et surtout leurs démarches. Leurs papiers sont en règle, ils sont couverts et la vie est belle! Parfois, prendre un peu de temps pour préparer son grand départ fera toute la différence entre une expérience réussie et un retour à la case départ plus fauché qu'avant...
L'Ambassade du Canada à Paris peut répondre aux questions et vous expliquer les démarches à suivre pour obtenir vos papiers. Entre-temps, la France n'est pas le tiers-monde et offre toute ce qu'il faut pour accoucher d'un bébé. Bonne naissance !
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mercredi 19 février 2014
Coup de gueule de maman scientifique...
Il parait que les Américains ont du mal avec les sciences... Selon le journal The Independent, un américain sur quatre ne saurait pas que la Terre orbite autour du Soleil et plus de la moitié des Américains ne croient pas en l'évolution...
J'ai eu beaucoup de chance d'avoir un oncle et une tante qui se passionnaient pour des tas de choses et ont été les premiers à encourager mon intérêt pour les sciences. Du premier microscope que mon oncle m'a offert aux livres sur les animaux généreusement donnés par ma tante. Mon oncle a toujours pris le temps de m'emmener explorer la nature et tenter des expériences saugrenues. Il n'y a jamais eu cette pression de se conformer à des choses "pour les filles" dans ma famille, bien au contraire. Ma famille m'a toujours encouragée, y compris ma grand-mère très tradi-catho, qui m'a poussée à partir vivre mes premières aventures en solo chez les orques !
Aujourd'hui, c'est à mon tour d'encourager mes enfants, ma nièce et mes filleuls à s'intéresser aux sciences et à explorer le monde autour d'eux. Du coup j'avoue ma perplexité devant tout le débat Français sur le genre ou sur les livres de jeunesse un peu rigolos... Les mecs qui dirigent la France et ceux qui défilent pour n'importe nawak dans les rues sont tous plus crétins les uns que les autres. C'est franchement affligeant... Quand on commence à restreindre les enfants dans leurs lectures ou tenter de les conformer à un "genre" avec des idées qui relèvent de la bêtise la plus profonde, on s'en va vers des générations perdues. On va finir comme ces Américains dont on aime tant se moquer. Pour le pays des Lumières et de Descartes, ce serait quand même un comble...
Il y quelques semaines, nous sommes allés visiter le museum Beaty de la biodiversité à UBC, l'université de la Colombie-Britannique. Surtout pour voir l' énorme squelette de baleine bleue, le plus gros animal de la planète ! Certains individus peu recommandables que je connais ont travaillé au nettoyage et à l'assemblage de la bête.
Le petit passager était ravi. Suivez le guide:
On a compté les cercles d'un arbre qui avait 775 ans:
On a admiré des specimens de toutes sortes:
Partir à la recherche de spécimens vivants c'est bien plus drôle !
Il faisait froid... les fontaines étaient toutes gelées ! On a touché la glace et regardé comment les choses givraient de différentes façons,
Parce que la science c'est pas juste dans les bouquins, expérimenter est aussi important... à tout âge et avec toutes sortes de sujets ! Le cerveau des enfants à besoin de se nourrir de ces expériences et de découvertes. Les limiter, c'est limiter leur champ des possibles.
Mes garçons jouent aussi à la poupée et s'initient à la cuisine, portent parfois mes escarpins à talons... en plus de jouer aux trains et de vouloir aller déterrer des dinosaures. Je n'ai aucune crainte pour leur avenir ! Ils auront l'esprit curieux et n'auront pas peur d'explorer. Tant mieux. C'est en remettant en cause les acquis et le confort de la "conformité" qu'on peut se permettre de faire des découvertes qui en valent la peine.
Détendez-vous un peu les étroits du cerveau !
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lundi 20 janvier 2014
Reprendre la route...
Dans quelques semaines je vais reprendre la route et surtout les airs. Après une tentative de rester tranquille cette dernière année, je commençais à tourner en rond, à devenir irascible et pénible à supporter pour les miens. J'ai donc accepté de reprendre mon ancien boulot et d'accompagner une nouvelle promo d'étudiants dans leur année de développement en leadership et politique publique. D'ici quelques semaines je serais au comité de sélection nationale à Montréal et dans quelques mois je renouerais avec des souvenirs en retournant vers la la belle ville de Québec où le geek et moi avions passé un certain temps entre 2004 et 2005. Cet été, ce sera cap vers l'Ile Maurice, pour retrouver les miens quelques semaines et profiter des eaux chaudes.
Le Château Frontenac à Québec, à l'époque des appareils argentiques !
J'éprouve presque du soulagement à repartir. Malgré le stress de ces conférences intenses et la quantité de travail astronomique qu'elles impliquent, je vais pouvoir prendre un peu le large et oublier un petit peu mes responsabilités de mère indigne.
Après deux petits passagers et des multiples heures de réflexion, je peux dire avec honnêteté que la parentalité proximale et intensive peut parfois avoir des effets néfastes sur ma santé mentale. Après avoir longuement pesé le pour et le contre, il vaut mieux pour les petiots que je file à l'anglaise quelques jours de temps à autre à l'autre bout du pays. Je leur reviens en meilleure forme et de meilleure humeur.
J'ai besoin de ne plus lire les flux de nouvelles en ce moment. Les atrocités, la connerie humaine, les minables qui nous gouvernent et le bébé dauphin albinos arraché à sa mère du côté de Taiji me dépriment encore plus que d'habitude. Le seul remède c'est de repartir, retrouver le goût de la découverte et de l'émerveillement.
Quand la corne de brume souffle dans l'épaisseur du brouillard qui enveloppe Vancouver, c'est le temps de mettre la bouilloire à chauffer, d'ouvrir un livre et de vérifier si mon passeport est encore valable quelques mois !
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dimanche 15 septembre 2013
Une petite envie de cabane
« Et si la liberté consistait à posséder le
temps ? Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de
silence - toutes choses dont manqueront les générations futures ? Tant
qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.»
Sylvain Tesson
J’ai toujours aimé les cabanes. Aussi loin que ma mémoire
remonte, j’ai toujours eu des cabanes, de préférence perchées en haut des
arbres. Petite fille, à chaque déménagement de mes parents dans un nouveau
pays, mon premier réflexe était de chercher un arbre idéal pour y construire ou
y rêver une cabane. Les premières
semaines dans un nouveau pays, une nouvelle école, étaient souvent un peu
stressantes pour l’enfant que j’étais. Les arbres et leurs cabanes étaient,
avec la présence constante de l’océan, à la fois un ancrage solide et la
perspective de pouvoir m’évader dans un monde imaginaire quand je le
souhaitais.
Mes premières lectures de Jack London m’ont fait fantasmer
sur les cabanes au fond des bois, dans des contrées nordiques sauvages à mille
lieux des tropiques où je vivais. Mon premier voyage en solo aura été vers les
forêts profondes de la Colombie-Britannique, où j’ai trouvé, là encore, une
cabane en bois, pour écouter les orques, mesure la profondeur du silence et
oublier qu’ailleurs le temps ne cesse de faire courir mes contemporains.
Depuis, ma tente et mon sac à dos ont fait office de cabane de substitution
pour autant de virées qui étaient comme des bouffées d’oxygène.
Depuis quelques temps, j’observe mes enfants qui grimpent
aux arbres dans notre jardin et je me prends à rêver d’une cabane pour eux.
Chaque enfant a besoin d’un espace pour s’isoler et rêver.
Pourrait-on simplement prendre une année sabbatique ou deux
pour aller vivre dans une cabane au fond des bois? Je me rappelle que mes
parents ont le plus voyagé lorsque j’étais très jeune. Au fur et à mesure des
années et des contraintes scolaires, les grands déménagements se sont espacés
et les départs avec juste deux valises pour quatre personnes ont disparus, à
mon grand dam ! Du coup, je me dis que ce serait le temps d’aller se perdre un
peu loin du monde avec nos petits passagers.
En relisant Sylvain Tesson et quelques autres fous-furieux
qui ont le goût des cabanes perdues dans les bois, je me prends à rêver d’une escapade
loin de l’agitation des villes, juste avec le bruit de la forêt et de la hache
qui fend le bois pour le poêle. Quand je regarde mes petits qui grandissent
avec leur vie de citadins, leur aisance dans les transports en commun, leur
facilité à se laisser absorber par l’électronique omniprésente, je me demande s’ils
ne sont pas en manque de nature et d’opportunités de rêver… On a beau passer du
temps dans la forêt à marcher, ou dans le jardin à compter les abeilles et
manger des pissenlits, il y a comme une petite angoisse au fond de moi. L’angoisse
de ne pas leur donner l’accès à la nature dont j’ai tant profité gamine. Les
heures passées à rêvasser, perdue dans la canopée, ou à pêcher des petits
poissons dans des trous rocailleux au bord de l’eau. Les heures à bouquiner
tranquille, oubliant l’heure du repas et les appels de ma mère. J’en souris
encore !
La cabane au fond des bois, c’est la quintessence d’un rêve
de gamin, le précurseur des châteaux dans le ciel à venir. Un endroit où le
temps peut suspendre son vol et permettre la créativité la plus folle.
Mon petit passager numéro 1, déjà à l’école, se butte aux
attentes des maîtresses qui ne lui laissent pas vraiment le loisir de rêvasser
dans un coin. Il se plie difficilement aux activités chronométrées et aux
diktats d’un modèle de développement un peu trop standardisé. Il aime bouquiner
ses livres et s’évader dans son monde imaginaire. Avec une famille qui n’a
jamais aimé « rentrer dans les cases », le contraire aurait été
étonnant… Mais à 4 ans, les attentes sont là et franchement elles me gonflent!
Certains psys et éducateurs plaident aujourd’hui pour un
contact plus fréquent avec la nature, pointant du doigt un syndrome de déficit
en nature chez les enfants. Raison de plus pour aller se trouver une petite
cabane et oublier les maîtresses grincheuses et les empêcheurs-de-rêver-en-rond
! Parce que comme le dit si bien Sylvain Tesson, "L'ultime liberté c'est de finir en cabane." Sur ce, je vous laisse à vos cabanes !
La photo de cabane vient du blog Catherine et les Fées, très sympa pour ceux qui s'intéressent au "unschooling" ou l'art d'éduquer ses enfants sans l'école.
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jeudi 16 mai 2013
Metamorphose
Ola!
Je crois que ce pauvre petit blog a bien hiberné pendant ouhhh... bien trop longtemps. Le temps de prendre du temps, de réaliser qu'avant de courir, il faut marcher et que peut-être mes tendances hyperactives n'étaient pas ce qui avait de mieux pour mon état mental ou celui de ma famille.
Hibernation donc... Réflexion, maturation, pondération et... le printemps est arrivé et avec lui la promesse d'un renouveau.
Alors que s'est-il passé ces derniers mois? Il a plu à Vancouver, nous avons déménagé et envisageons de déménager à nouveau, le soleil est revenu, le jardin a (vaguement) pris forme. J'ai repris le travail après mon congé maternité et je l'ai quitté pour une année sabbatique. J'ai bataillé avec la culpabilité d'avoir une grand-mère en pleine dépression et de ne pas pouvoir la soutenir aussi bien que je le devrais. J'ai beaucoup lu, beaucoup trituré mes méninges et profité un peu plus de mon petit dernier. J'ai pris quelques cours, redécouvert avec le petit passager numéro 2 que les chansons de Joni Mitchell déchirent encore, bien après la fin des années hippies. J'ai cuisiné, perdu toutes mes abeilles et bu beaucoup, beaucoup de thé, j'ai marché aussi, rit, perdu un peu de poids et envisagé de reprendre l'écriture.
Et puis, ce mois-ci, enfin, mon nouveau business a vraiment pris forme. Je donne des cours de préparation à l'accouchement et j'accompagne des parents dans la grande aventure de la naissance en tant que doula. C'est un défi de tous les jours, mais l'incroyable communauté de femmes (et d'hommes!) avec qui je travaille depuis quelques années a été d'un soutien inestimable. Sans eux, je n'aurais pas réussi à sauter le pas, à abandonner le garde-fou que représentait mon travail à l'université et surtout, pas réussi à gérer les moments de déprime ou d'hyperactivité qui parfois me freinent tant. Le plus gros défis de ces derniers mois aura été de m'admettre que ma santé mentale était en train de prendre une grosse claque, de reconnaître les symptômes qui mènent vers les abysses noirs que je ne souhaite pas revisiter et prendre les décisions qui convenaient pour regagner un équilibre mental suffisant pour fonctionner en société et surtout en famille.
Je m'organise un peu mieux maintenant et avec un peu de chance, je parviendrai à reprendre la plume plus régulièrement sur ces pages, tout en essayant de faire quelque-chose des centaines de pages de notes qui jonchent mon bureau, pourrissent mes cahiers et encombrent les allées sombres de mon cerveau. Allez hop! Re-bienvenue aux quelques lecteurs qui passent parfois par ici et à très vite j'espère...
Hibernation donc... Réflexion, maturation, pondération et... le printemps est arrivé et avec lui la promesse d'un renouveau.
Alors que s'est-il passé ces derniers mois? Il a plu à Vancouver, nous avons déménagé et envisageons de déménager à nouveau, le soleil est revenu, le jardin a (vaguement) pris forme. J'ai repris le travail après mon congé maternité et je l'ai quitté pour une année sabbatique. J'ai bataillé avec la culpabilité d'avoir une grand-mère en pleine dépression et de ne pas pouvoir la soutenir aussi bien que je le devrais. J'ai beaucoup lu, beaucoup trituré mes méninges et profité un peu plus de mon petit dernier. J'ai pris quelques cours, redécouvert avec le petit passager numéro 2 que les chansons de Joni Mitchell déchirent encore, bien après la fin des années hippies. J'ai cuisiné, perdu toutes mes abeilles et bu beaucoup, beaucoup de thé, j'ai marché aussi, rit, perdu un peu de poids et envisagé de reprendre l'écriture.
Et puis, ce mois-ci, enfin, mon nouveau business a vraiment pris forme. Je donne des cours de préparation à l'accouchement et j'accompagne des parents dans la grande aventure de la naissance en tant que doula. C'est un défi de tous les jours, mais l'incroyable communauté de femmes (et d'hommes!) avec qui je travaille depuis quelques années a été d'un soutien inestimable. Sans eux, je n'aurais pas réussi à sauter le pas, à abandonner le garde-fou que représentait mon travail à l'université et surtout, pas réussi à gérer les moments de déprime ou d'hyperactivité qui parfois me freinent tant. Le plus gros défis de ces derniers mois aura été de m'admettre que ma santé mentale était en train de prendre une grosse claque, de reconnaître les symptômes qui mènent vers les abysses noirs que je ne souhaite pas revisiter et prendre les décisions qui convenaient pour regagner un équilibre mental suffisant pour fonctionner en société et surtout en famille.
Je m'organise un peu mieux maintenant et avec un peu de chance, je parviendrai à reprendre la plume plus régulièrement sur ces pages, tout en essayant de faire quelque-chose des centaines de pages de notes qui jonchent mon bureau, pourrissent mes cahiers et encombrent les allées sombres de mon cerveau. Allez hop! Re-bienvenue aux quelques lecteurs qui passent parfois par ici et à très vite j'espère...
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samedi 19 mai 2012
Interruption momentanée de nos programmes...
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L'arrivée précipitée de notre second petit passager nous a un peu occupé ces derniers jours... Je n'ai même pas eu le temps de participer à la photo du mois. Tant pis ! La vie non-virtuelle a repris le dessus !
L'arrivée précipitée de notre second petit passager nous a un peu occupé ces derniers jours... Je n'ai même pas eu le temps de participer à la photo du mois. Tant pis ! La vie non-virtuelle a repris le dessus !
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jeudi 29 mars 2012
Les French Touch Moms sont dans la place !
Bon, c'est presque officiel maintenant. Les mamans frenchies de Vancouver vont commencer à donner des conseils éducatifs sur le web. Parce que bon, il faut suivre les tendances du moment et la "french touch" c'est très tendance. Laure et moi allons aussi nous mettre à donner des conseils non-sollicités aux gens qu'on croise dans la rue parce qu'il y en a marre des mamies qui nous disent que le gamin devrait avoir un bonnet sur la tête ou toute autre niaiserie du même genre. Non mais ! Ce sera un peu notre "bad moms club" mais avec une petite touche gauloise.
Ça va se passer ici: http://frenchtouchmom.com/
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mercredi 28 mars 2012
Mère indigne cherche praticien pour accoucher à Vancouver
Il y a quelques temps, la question avait surgi sur l’un des
forums d’expat-blog. Alors qui choisit-on pour accoucher à Vancouver? Et
d’abord, comment se passe le suivi de la grossesse?
Si mère indigne est dans les règles et qu’elle a tous ses
papiers, elle doit être couverte par le MSP (Medical Service Plan), le système
de santé de la BC. Le MSP est payant mais nombre d’employeurs couvrent une
partie des frais. Avec le MSP on dispose d’un numéro de santé et d’une carte
qui permet de se faire soigner gratuitement chez le médecin et de faire la
plupart des examens de base. Le MSP couvre les frais de suivi de la grossesse
par un médecin ou une sage-femme, les examens et tests de routine et
l’accouchement à l’hôpital (sauf le prix de la chambre privé qui doit être pris
en charge par les parents ou leur assurance complémentaire). Si mère indigne n'est pas couverte et n'a pas une bonne assurance-santé en béton, elle peut se retrouver avec une note dans le million de dollars comme ces pauvres Australiens qui ont accouché à Vancouver lors d'un voyage.
Donc, papiers en règle, la mère indigne peut maintenant
chercher un praticien pour la suivre. Elle peut, au choix, se faire suivre par
un gynécologue obstétricien (ob-gyn), par un médecin de famille (certains
pratiquent les accouchements sans souci) ou par des sages-femmes. Les
sages-femmes sont ici habilitées à faire le suivi de la grossesse et les
accouchements en toute indépendance. Les sages-femmes sont spécialisées dans le
suivi des femmes à « bas-risque » et se spécialisent dans la
grossesse et l’accouchement « normal ». Si la mère indigne avait des
complications ou des soucis de santé exigeant un suivi médical plus poussé, la sage-femme
la référerait à un obstétricien. Beaucoup de femmes ici préfèrent le suivi des
sages-femmes, plus personnel que celui des médecins. Alors quid des
différences?
Les sages-femmes pratiquent en petits cabinets, donc la mère
indigne a le temps de nouer une relation personnelle avec chacune des sages-femmes
du cabinet et est sûre de connaître la personne qui l’accouchera. Les ob-gyn eux
pratiquent généralement en cabinet aussi mais le suivi est assuré par un seul
médecin, par contre le jour de l’accouchement, mère indigne aura au choix l’un
des médecins du groupe, pas nécessairement le sien. Certains groupes comptent
jusqu’à 9 médecins ou plus. Autre différence, les sages-femmes prennent souvent
plus de temps avec leur clientes (on ne dit pas patientes) que les ob-gyn.
Elles sont aussi moins à cheval sur la pesée (ouf!).
Les tenants du modèle « sages-femmes » ont
tendance à qualifier le suivi des sages-femmes comme plus
« physiologique » dans le sens où elles se spécialisent dans le
normal. Les sages-femmes ici pratiquent souvent moins de tests de routine et
utilisent moins d’interventions pendant l’accouchement. Elles offrent aussi un
suivi post-partum à domicile pendant les premières 6 semaines. Les ob-gyn sont
eux considérés comme des chirurgiens avant tout, leur spécialité c’est le
pathologique et les complications, ils ont tendance à avoir la main plus lourde
sur les tests de routine et sur les interventions pendant l’accouchement.
Maintenant il s’agit ici d’une généralisation. Dans mon travail avec les
femmes, j’ai découvert des ob-gyn et des médecins de famille fantastiques et
des sages-femmes avec la main lourde… Statistiquement cependant, les accouchements
avec des sages-femmes résultent en moins d’épisiotomies, moins de forceps et
moins de césariennes et des durées de travail plus courtes… Va comprendre!
L’autre grosse différence à Vancouver c’est que les
sages-femmes peuvent pratiquer les accouchements à domicile mais pas les
ob-gyn. Certains médecins de famille (surtout ceux de la « vieille
école ») pratiquent aussi les accouchements à domicile mais c’est de plus
en plus rare. Je reviendrai sur les
accouchements à domicile dans un autre poste car c’est tout un sujet en soi! Environ 30% des femmes suivies par des sages-femmes en BC choisissent d'accoucher à domicile.
La majorité des femmes accouchent à l’hôpital à Vancouver,
même si un projet de maison de naissance (comme ce qui se fait au Québec) est
en cours de développement. Pour le centre-ville, on peut accoucher à l’hôpital
St Paul ou à BC Women’s Hospital. BC Women’s est réputé pour traiter les cas
les plus compliqués et dispose d’une unité de soins intensifs pour les
nouveaux-nés qui est une des meilleures du pays. Certaines femmes des
communautés les plus reculées sont ainsi transférées là pour leur suivi et leur
accouchement. BC Women’s dispose en outre d’une unité de suivi psychologique
spécialisé pour les mères qui luttent contre certaines addictions.
Après un accouchement « normal », la mère est
souvent déchargée dans les 24 heures ou plus tôt si elle le souhaite. Dans le
cas d’un accouchement chirurgical (césarienne, forceps ou ventouse), la mère
est déchargée après 48 heures ou plus selon la décision du chirurgien. Pendant
le séjour à l’hôpital, bébé sera avec la maman dans sa chambre, sauf s’il a
besoin d’être en soins intensifs ou en couveuse. Pas de répit pour les
guerrières! Une infirmière passera régulièrement voir si tout va bien et aider
la mère avec l’allaitement. Les papas sont les bienvenus en salle
d’accouchement et toutes les chambres ou presque sont équipées de matelas pour
leur permettre de passer la nuit avec la maman et leur bébé. C’est assez mal vu
s’ils ne le font pas d’ailleurs…
Contrairement à une majorité de pays européens, il n’y a pas
vraiment de suivi par un kiné (physiothérapeute ici) pour la rééducation du périnée.
Les femmes ont souvent une séance à l’hôpital et basta. C’est à la mère indigne
qui veut retrouver son tonus de jeune femme sexy de se trouver un
physiothérapeute spécialisé (il y en a plusieurs de très bien) pour se remettre
en forme. Ce drôle d’oubli est aussi commun aux États-Unis, ce qui fait que je
rencontre pas mal de femmes qui se plaignent de « petits soucis »
post-accouchement. En discutant avec une sage-femme qui déplorait cette
injustice, elle m’a dit « ben oui, vous les Français, vous aimez trop le
sexe pour avoir un périnée trop lâche! C’est pour ça que vous avez 10
séances de remboursées!»
Ben voilà, ça va encore être de notre faute, les affreux
frenchies libidineux! M’enfin!
Pour mes deux grossesses j’ai été suivie par un groupe de
sages-femmes et je suis plus que contente de leur suivi. Une de nos
sages-femmes habite la même rue que nous et on la croise régulièrement sur la
plage ou au supermarché. J’avoue donc mon crime, je suis complètement biaisée!
Je connais quelques ob-gyn que je recommanderai à des mamans qui sont très bien
aussi mais j’avoue avoir une préférence pour le côté personnel de ma relation
avec mes sages-femmes et leur pratique très « hands-off ». Pis j’aime
pas être traitée comme une malade pour un truc qui est naturel et
physiologique.
J'ai pas trouvé de vidéo promotionnelle pour les sages-femmes de BC, mais celles de l'Ontario en ont une de pas mal qui reprend un peu le discours qu'on entend ici:
Plus d'infos sur les sages-femmes de BC et pour trouver une sage-femme dans son coin: http://www.bcmidwives.com
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jeudi 22 mars 2012
Mère indigne à Vancouver: une nouvelle série !
Laure, qui blogue du côté de Complètement à l’Ouest a eu une
idée sympa. Elle voudrait qu’on se mette à bloguer nos expériences de mamans
francophones en BC. Vous pouvez d'ailleurs aller lire son premier post sur le congé parental.
Récemment, le buzz de ce côté-ci de la mare aux canards c’est
« l’éducation à la française » après qu’une américaine exilée à Paris
ait écrit que les gamins frenchies sont mieux élevés que leurs petits confrères américains, les mères françaises moins stressées et culpabilisées par leur progéniture et que tous les petits français savent bien se tenir au restaurant.
Ce buzz est arrivé quelques mois après le buzz sur le livre d’une mère sino-américaine sur élever ses enfants à la « Chinoise » avec moults
critiques du modèle « laxiste » américain. Dans tous les cas, on est
un peu dans le cliché et la généralisation…
M’enfin, il parait que tout ce que
font les Français fascine alors ce doit être un bon sujet de blog ! Il faut dire qu’elles exagèrent ces maudites
françaises qui ne grossissent pas alors qu’elles boivent du vin et s’enfilent
des macarons Ladurée toute la journée !
Du coup, je vois ça un peu comme une opportunité de faire
tomber quelques clichés tout en explorant un peu les différences culturelles
auxquelles on se heurte comme mère
indigne parent débutant. Bon, comme Laure, je ne promets pas de me remettre à
écrire avec frénésie parce que je risque d’avoir quelques priorités avant :
- Me goinfrer de macarons et de chocolat parce que j’ai envie
- Dormir pendant que je peux encore profiter de nuits (presque) complètes
- Passer le dernier examen qu’il me reste à passer pour ma certification
- Travailler un peu quand même, histoire que mon employeur me paye
- Regarder tous les épisodes de Ice Pilots NWT que j’ai raté cette année
Rappel: ne pas faire de commentaires irrespectueux sur le choix en matière d'allaitement d'une maman, surtout si c'est une mère indigne et si elle est équipée d'une machette, à bon entendeur !
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lundi 12 mars 2012
Queen Elizabeth Park, sans la pluie
Brrr... Il fait encore frais chez nous et toute la famille se remet d'un vilain rhume qui nous a bien fatigué ces deux dernières semaines. La gestation se poursuit et je me sens très proche des baleines que j'adore...
Alors il parait que je parle trop de la pluie de Vancouver et pas assez du soleil. Un scoop les amis: l'hiver à Vancouver c'est humide ! Heureusement que le printemps arrive bientôt ! Les premiers signes sont là avec l'odeur bien distincte des premiers perce-neige. Les bulbes de narcisses et autre jacinthes commencent aussi à poindre leur nez et je sais de source sure que certains cerisiers commencent à fleurir. Malgré les mecs qui font leur gros durs en short et en tongs, on supporte quand même encore bien l'écharpe et la veste chaude...
Si j'ai souvent l'air de me plaindre, le fait est que j'aime bien la pluie, l'ambiance brumeuse de cette côte et le côté cozy que cela donne à tous les petits cafés où je traine parfois mes basques. La pluie est assez propice à la rêverie... et donne souvent d’extraordinaires lumières sur English Bay et ses environs quand je traverse les ponts qui me mène de Kitsilano au centre-ville. Manque de bol, la moitié du temps je n'ai pas mon appareil photo...
Ce weekend, pas de pluie le dimanche ! Youpi ! Donc on a fait une petite promenade au Queen Elizabeth Park pour prendre un peu l'air. Le petit passager adore regarder les fontaines et c'est l'occasion pour moi de faire des photos toutes pourries, mal cadrées et floues parce que na !
Et hop on saute sur les rochers ! Promis, bientôt des photos bien ensoleillées de Vancouver !
Alors il parait que je parle trop de la pluie de Vancouver et pas assez du soleil. Un scoop les amis: l'hiver à Vancouver c'est humide ! Heureusement que le printemps arrive bientôt ! Les premiers signes sont là avec l'odeur bien distincte des premiers perce-neige. Les bulbes de narcisses et autre jacinthes commencent aussi à poindre leur nez et je sais de source sure que certains cerisiers commencent à fleurir. Malgré les mecs qui font leur gros durs en short et en tongs, on supporte quand même encore bien l'écharpe et la veste chaude...
Si j'ai souvent l'air de me plaindre, le fait est que j'aime bien la pluie, l'ambiance brumeuse de cette côte et le côté cozy que cela donne à tous les petits cafés où je traine parfois mes basques. La pluie est assez propice à la rêverie... et donne souvent d’extraordinaires lumières sur English Bay et ses environs quand je traverse les ponts qui me mène de Kitsilano au centre-ville. Manque de bol, la moitié du temps je n'ai pas mon appareil photo...
Ce weekend, pas de pluie le dimanche ! Youpi ! Donc on a fait une petite promenade au Queen Elizabeth Park pour prendre un peu l'air. Le petit passager adore regarder les fontaines et c'est l'occasion pour moi de faire des photos toutes pourries, mal cadrées et floues parce que na !
Et hop on saute sur les rochers ! Promis, bientôt des photos bien ensoleillées de Vancouver !
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