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mardi 21 mai 2013

Gourmandises sauvages: les têtes de Violon



Cette semaine, le retour de la pluie se prête aux balades en forêt et aux cueillettes sauvages. Je me suis offert il y a peu le livre d'une de mes bloggueuses préférées, Linda Louis de Cuisine Campagne. Son livre "L'Appel Gourmand de la Forêt" regorge de recettes à préparer avec les produits de la forêt et donne envie de faire de longues promenades sous les arbres...

Malgré la pluie de ces derniers jours, nous avons eu un magnifique printemps jusqu'ici et avec le printemps, revient le temps de cuisiner des choses fraîches et vertes !
Hier soir, nous avons cuisiné notre premières têtes de violon, qui sont en fait des jeunes pousses de fougère comestibles. 




J'ai découvert les têtes de violon lors d'un voyage en Nouvelle-Écosse, où elles font partie des plats traditionnels. Les habitants des Maritimes racontent que ce sont les autochtones qui leur ont fait découvrir cette plante riche en Omegas, en fer et en fibres. Depuis, j'ai découvert que de nombreuses cultures les consomment, du Nord de l'Europe au Népal.

Cette petite délicatesse se récolte seulement les premières semaines du printemps et il est prudent de savoir correctement identifier la variété de fougère, la fougère-à-l'autruche (Matteuccia struthiopteris), avant de partir faire sa récolte. Certaines variétés de fougères peuvent être toxiques! Les habitués recommandent de ne récolter que quelques frondes par plante, afin qu'elle puisse produire de nouveau l'année suivante.



Alors comment se préparent ces étranges choses? Rien de plus facile, après les avoir bien nettoyées à l'eau froide et débarrassées des parties brunes, on peut soit les plonger dans un gros volume d'eau bouillante salée pendant 12 à 15 minutes, ou les faire cuire à la vapeur de 10 à 12 minutes. 

Ensuite, les plus gourmands pourront les faire revenir à la poêle avec beaucoup de beurre (recette partagée par une amie de Nouvelle-Écosse), une tête d'ail et un trait de jus de citron ou encore les accompagner d'une belle sauce hollandaise. 

Pour les ceusses qui sont à Vancouver et seraient intéressés par la découverte des plantes sauvages comestibles que l'on peut récolter dans le coin, l'herboristerie Gaia Garden propose régulièrement des randos-découvertes avec un spécialiste. La prochaine aura lieu le  9 juin. Le rendez-vous est à Jericho Beach à 14h00, devant la concession.

Bon appétit !

lundi 5 septembre 2011

Une petite virée à Manning Park



C'était le dernier long weekend de l'été cette semaine. Nous avons donc préparé notre matériel de camping et mis le cap à l'Est, pour aller à Manning Park, dans la chaîne des Cascades.


Notre première balade nous a emmené jusqu'à un magnifique point de vue sur la chaîne des Cascades: 

Cassenoix d'Amérique (Nucifraga columbiana) 

Tétras fuligineux (Dendragapus fuliginosus)


Mais ce qui a beaucoup plu au petit passager, ce sont tous les chimpmunks (spermophiles). Ils n'étaient pas farouches et venaient nous manger des graines dans la main.







Nous avons monté notre tente sous les sapins. La nuit, la température est tombée à 0°C. ! Le matin, il y avait du givre sur la tente. Nous n'étions pas très motivés pour sortir de nos sacs de couchage !




Finalement nous avons finit par émerger et fait une belle randonnée autour de Lightning Lake, un des nombreux lacs du parc:

Baies à saumon, nous avons aussi vu des fraises des bois énormes ! 

 
 
 
 
 
Cassis sauvage... 

 

On s'est arrêtés pour faire des ricochets dans le lac: 

 
 
  

On a aussi vu des gens qui pêchaient la truite arc-en-ciel et des gens qui faisaient du canoe:

 
 
 

Du coup, ça nous a donné envie ! Surtout que rendu à la mi-journée, la température frisait les 30°C ! Lightning Lake donne dans deux autres lacs et c'est une destination superbe pour pagayer.

 Allez Maman, passe-moi ta pagaie !

 
 
 
Nous sommes mêmes passés sous le Rainbow Bridge, le pont que nous avions traversé beaucoup plus tôt dans la journée !

La rentrée des classes c'est demain et cette dernière escapade à l'allure estivale nous aura fait le plus grand bien avant de se replonger dans la frénésie du boulot...


mardi 16 août 2011

Gourmandises sauvages: la mûre

La fin de l'été annonce des longues promenades sur les petits chemins de campagne, à cueillir fleurs, baies et plantes sauvages. J'adore cuisiner avec ce que l'on récolte en balade et nombre de mes tisanes contiennent des herbes soigneusement ramassées et séchées à la fin de l'été...

Une gourmandise sauvage que l'on trouve facilement dans les environs est la mûre. Surtout en cette saison ! Les mûriers poussent comme du chiendent partout où le soleil donne. Il n'est pas rare de croiser des gens avec des seaux sur les chemins du parc de Jericho Beach faisant leur cueillette. Les mauvaises langues diront qu'on retrouvera les mêmes mûres sur les étals des maraichers le lendemain... Je préfère nettement aller les cueillir moi-même. On s'autorise ainsi à manger une bonne partie de la récolte à même les buissons, les doigts tâchés de jus sucré et griffés par les épines, des graines de mûre plein les dents...




Quelques recettes à base de mûres sauvages:

La confiture de mûres à la rose:

Laver soigneusement les mûres et peser la quantité de fruits obtenue. Les mettre dans une cocotte. Ajouter un tiers du poids des fruits en sucre roux ou confisuc et deux cuillères à soupe d'eau de rose. Faire cuire 45 minutes à feux doux en ajoutant le jus d'un citron en fin de cuisson (on peut substituer un sachet de pectine de fruits). Mettre la confiture dans des pots stérilisés.


Délicieux sur de la brioche !

La liqueur de mûre:

Stériliser une bouteille de verre. La remplir en alternant mûres et sucre en poudre. Le sucre doit bien recouvrir les mûres. On peut aussi remplacer le sucre par un sirop d'érable de qualité supérieure. Remplir ensuite la bouteille de vodka ou de brandy. Fermer soigneusement  la bouteille et secouer le mélange.Placer la bouteille à l'abri de la lumière pendant une semaine à dix jours pour que les fruits fermentent. 


Après 10 jours, filtrer le contenu de la bouteille dans un contenant propre avec une mousseline alimentaire (cheesecloth en anglais) en écrasant bien les mûres.

Verser la liqueur dans une bouteille propre et stérilisée et bien la boucher. La liqueur se conserve ainsi plusieurs années et peut se déguster avec un peu d'eau pétillante et du citron vert ou avec du vin pétillant pour un kir...


Le cobbler aux mûres et pêches de vigne

Testée hier soir, une délicieuse recette inspirée de Jamie Oliver.

Ingrédients:

La garniture
1,2 kg de pêches de vigne - 250 g de mûres - 1 citron et son zeste - 50 g de sucre de canne - 1 sachet de sucre vanillé - 2 cm de gingembre frais épluché et finement râpé


La pâte à cobbler
 80 g de pignons de pin - 200 g de farine de blé - 200 g de beurre doux froid - 100 g de sucre de canne - 2 bonnes pincées de levure chimique - une pincée de sel


Préchauffer le four à 220°C. Peler, dénoyauter et couper en deux les pêches. Laver et égoutter les mûres. Disposer dans un plat à gratin. Ajouter le jus et le zeste de citron, le sucre de canne, le sucre vanillé et le gingembre.Faire cuire pendant 15 minutes.

Hacher finement les pignons de pin et mélanger à la main tous les ingrédients de la pâte à cobbler. Sortir les fruits du four et émietter la pâte à cobbler dessus. Enfourner pendant 15/20 minutes, jusqu'à ce que la croûte soit dorée. 

A déguster encore tiède avec de la glace à la vanille pour un dessert un peu décadant !

 Photo de Karli's Kitchen



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