mardi 5 juin 2007

OGM et Monsanto : le cauchemar de Darwin

Interviewé dans Le Parisien, le ministre de l'Éco­logie, Alain Juppé, à propos du maïs trans­gé­nique Mon 810 de Monsanto, qui devrait couvrir environ 30 000 hectares cette année dans le Sud-Ouest :

« On vient de découvrir que la sécrétion de la toxine qui est censée tuer l'insecte qui attaque le maïs se passe dans des conditions qui ne sont pas exactement celles qu'on attendait. L'Allemagne vient de suspendre l'autorisation du Mon 810. Dans ce cas précis, il faut s'inspirer du cas allemand », a notamment déclaré le ministre, aussitôt encouragé par plusieurs associations à « passer aux actes » ou « à suivre le bon exemple » en activant la clause de sauvegarde prévue par la directive européenne 2001/18, qui vient d'être transcrite dans le droit français.

« L'annonce du ministre est une excellente nouvelle à condition d'aller très vite car on est en pleine saison de semis » se réjouissait Arnaud Apoteker, responsable OGM de Greenpeace.

Sauf que ladite saison touche maintenant à sa fin... Selon l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM), 90 % des semis ont été réalisés. « Je n'ose imaginer qu'on détruise ce qui a déjà été semé. Ce serait marcher sur la tête », s'insurgeait dès hier matin son président, Jean-Christophe Terrain, en dénonçant « une affaire politique ».

À l'origine de l'affaire : une étude scientifique menée sous l'égide de Greenpeace, en Allemagne et en Espagne, laissant apparaître une très forte variabilité de sécrétion de la toxine Bt dans des plants de maïs Mon 810 selon la saison, les par­celles ou leur stade de développement. Dans l'ensemble, les concentrations sont plus basses que celles indiquées par Monsanto dans son dossier d'homologation. Du coup, soit la toxine est présente en quantité insuffisante pour éviter la prolifération d'insectes génétiquement résistants, soit son efficacité est supérieure aux évaluations préa­lables.

Selon, Denis Bourguet, généticien des populations à l'Inra, « le fait que l'on ne retrouve aucune larve de pyrale (le papillon parasite NDLR) dans les maïs Mon 810 en fin de saison suggère que les taux de toxines sont toujours assez forts pour contrôler les infestations des pyrales sensibles. »

Source : Le Figaro


On pourrait en écrire des pages sur Monsanto… Notamment sur le fait de breveter le vivant et de le vendre à prix exorbitant… Juste pour rappel, Monsanto a longtemps entretenu des liens avec
Dow Chemicals, la société qui a racheté Union Carbide, la société responsable de la catastrophe de Bhopal, aujourd’hui ces deux sociétés ont un procès aux fesses pour leur responsabilité dans l’utilisation de l’agent orange au Vietnam… (de quoi se poser des questions sur leur éthique non ?).

Pour en savoir plus sur ces questions :

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