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lundi 16 février 2015

Le printemps de la déprime


J'ai éteint la radio ce matin. Moi qui la laisse souvent allumée toute la journée, j'ai éteint mon lien avec l'actualité et le monde. Trop de déprime et de mauvaises nouvelles en ce moment. Le monde semble tourner dans le mauvais sens et me donne une vilaine nausée de Coriolis... Par contre, au jardin, le printemps a décidé d'arriver en avant, les crocus et les jonquilles sont en pleine floraison, les cerisiers de Vancouver sont déjà parés de leurs couleurs... comme un hommage aux victimes de toute la folie des humains. Je m'exile un peu pour le moment... Parce que franchement j'ai une furieuse envie d'aller me perdre dans une cabane au fond du Yukon le temps que tous ces abrutis de violence se décident à reprendre leurs esprits.

photo de Bob de chez vancouver is awesome

jeudi 16 janvier 2014

En pensant à Dian: une feuille de route pour aspirant-éthologue





Le titre de ce blog est bien sur un clin d’œil affectueux à la grande dame des gorilles : Dian Fossey. Aujourd’hui on fête l’anniversaire de la primatologue, née en 1932.

Dian Fossey aura été une icône de la défense des primates. Sa passion pour « ses » gorilles a conquis le monde et avec les deux autres grandes dames des primates, Biruté Galdikas et ses orangs-outangs et Jane Goodall avec ses chimpanzés, elle a défriché la voie pour toute une génération d’éthologues.
Ce que j’aime chez ces grandes dames c’est qu’elles ont défié les codes de l’époque pour vivre avec les primates, à leur façon, engrangeant les découvertes et les accolades et démontrant que la recherche peut se faire autrement que dans la stérilité et l’inhumanité des laboratoires.

Pour Dian Fossey, c’est aussi la dame aux ombres et lumières qui m’a touchée. Certains l’ont qualifié d’arrogante, d’irascible et de féministe mal léchée. Prête à tout pour protéger ses gorilles, elle paiera le prix fort sa résistance aux petits arrangements mesquins : elle sera assassinée en 1985.

Il y a quelques années, je m’étais offert un magnifique livre qui retrace la carrière de Dian à travers ses lettres, échangées avec ses amis et sa famille. Le livre reprend quelques-unes des magnifiques photos de Bob Campbell qui avait immortalisé Dian et ses gorilles pour le National Geographic :

http://www.amazon.com/No-One-Loved-Gorillas-More/dp/0792293444

 Crédit photo: Bob Campbell/National Geographic

À travers ses lettres, on découvre d’autres facettes de Dian, on découvre l’humanité, la joie mais aussi les profonds moments de désespoir, la violence ordinaire auquel elle se confronte quand elle choisit une route qui sort des sentiers battus et sa volonté de poursuivre ce chemin, coûte que coûte et quoi qu’il en coûte. On sent dans les lettres les failles, les doutes et l’intransigeance, les blessures et les victoires. Finalement, plus que l’histoire des gorilles, on lit entre les lignes une histoire bien trop humaine pour ne pas éveiller des émotions.

Je reçois régulièrement de gentils messages de jeunes qui veulent devenir éthologues pour aller étudier les animaux. Souvent ils me demandent quelles études faire. Quand les messages sont polis et bien tournés, je m’efforce d’y répondre. Mais j’ai toujours un petit serrement au cœur. Le fameux anthropologue Louis Leakey, qui a été le mentor de Dian, de Jane, de Biruté et de tant d’autres, pensait, avec un gros fond de sagesse, que les connaissances académiques pouvaient être un biais désagréable lorsqu’on veut aller se frotter aux grands singes et en apprendre quelque chose. Un truc du genre : « quand on a la tête trop pleine de niaiseries lues dans les bouquins et serinés par les profs, il n’y a plus de place pour la découverte et la curiosité… ». Il n’avait sans doute pas complètement tort… Les dames en question ont toutes finies avec des doctorats ceci-dit, mais au départ il les a choisies pour leur endurance et leur naïveté.

J’ai toujours eu un faible pour les têtes brûlées. Deux de mes mentors ont été des scientifiques hors-pairs qui ont exploré au-delà des limites imposées par le monde académique. Ils se sont fait mal voir à une époque mais peuvent se targuer d’avoir fait avancer nos connaissances. Une fois de plus, le sentier le moins battu était bien plus intéressant que l’autoroute conventionnelle. J’espère que certains des aspirants-éthologues que je croise auront le bon goût de ne pas trop s’attacher aux conventions et aux diplômes et se feront plaisir à explorer les petits sentiers qui fleurent bon la découverte. 

Une fois n’est pas coutume, il n’y a pas de brume à Vancouver. Dian, je pense tout de même à vous,  perdue dans les brumes rwandaises avec vos gorilles.

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mercredi 15 février 2012

La photo du mois: vivre sur l'eau !

Chaque mois, les blogueurs qui participent à La photo du mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

 Hé ben, ce pauvre blog est bien délaissé ces derniers temps... Il faut dire que la vie est un peu agitée ces derniers temps par chez nous avec des tas de changements en vue ! Dont un directement en rapport avec le thème de la photo du mois, "Mon rêve serait..." choisi par 100driiine :


Et oui, à défaut d'un beau voilier pour mettre le cap vers d'autres aventures, ces derniers temps, mon rêve serait de déménager dans... une maison qui flotte ! Les prix de l'immobilier à Vancouver sont exorbitants et il devient de plus en plus difficile de devenir propriétaire. Alors pour héberger ma petite famille, j'ai pensé à déménager dans une maison flottante. A l'achat, elles sont bien moins onéreuses, l'espace y est un peu plus compté que dans une maison traditionnelle mais on consomme aussi bien moins d'énergie. Bon il faut bien payer son amarrage dans le port mais c'est toujours moins cher qu'un loyer ! Et en ces temps de changement climatique, avec le risque que pose la montée du niveau de la mer à beaucoup de quartiers, mieux vaut être déjà sur l'eau ! Autre avantage, pour déménager, on part avec sa maison derrière le bateau ! Cette photo est une photo de mes archives, prise sur Great Slave Lake à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest. Ces deux maisons en particulier, flottent sur l'eau en été et sont posées sur la glace en hiver. Elles sont aussi complètement indépendantes énergétiquement et produisent leur propre électricité avec des panneaux solaires et des petites éoliennes. La plupart ont des toilettes compost pour éviter de polluer les eaux du lac.



A Vancouver, on peut amarrer sa maison flottante à plusieurs endroits, l'un des plus prisés étant le Sea Village, juste à côté du Marché de Granville Island, en plein centre-ville: 



Mais il y a aussi des maisons flottantes dans Coal Harbour et dans diverses marinas le long de la Fraser. Juste en face de mon boulot, de l'autre côté de l'eau sur Burrard Inlet se trouve Mosquito Creek, où se construit en ce moment tout un village de maisons flottantes, sensées être parmi les plus efficaces énergétiquement. Avec un peu de chance, notre petite famille trouvera peut-être à se loger là ! Pour une autre perspective sur une vie un peu à part, le Tyee a publié récemment un article sur les communautés flottantes qui sont "off-the-grid", (indépendantes du système électrique traditionnel) de l'Ile de Vancouver.

Allez vite voir les rêves des autres blogueurs !
100driiine, 4 petits suisses dans un bol de riz, A&G, A&Y, Agnès, Alexanne, Anaou, Anne, Anne Laure T, Anne-Cécile, Aparça, Aude, Ava, Babou, Batilou, Bestofava, Blogoth67, Boopalicious, Carnets d'images, Caro, Carole In England, Caroline, Cathy, Cekoline, Céliano, Céline in Paris, Champagne, Cherrybee, Chris et Nanou, Cindy Chou, Clara, Claude, Clem et Cha, Coco, Cocosophie, Cricriyom from Paris, Cynthia, Dorydee, Dr CaSo, E, Edegan, Eff'Zee'Bee, Emi London, Emily58, Emilyinfrance, Emma, Fabienne, Fanny et Vincent, Florian, florianL, François, Frédéric, Galinette, Gilsoub, Gizeh, Grignette, Guillaume, hibiscus, Hugo, Isabelle, J'adore j'adhère, Jean Wilmotte, jen et dam, Julien, Karrijini, Kia909, Krn, Kyn, Kyoko, La Fille de l'Air, La Flaneuse, La Madame, La Nantaise, La Papote, La Parigina, LaGodiche, L'atelier azimute, Laure, Lauriane, L'Azimutée, Le Mag à lire, Le-Chroniqueur, Les Maudits Expats, Les voyages de Lucy, Les voyages de Seth et Lise, Leviacarmina, Lhise, Louiki, Loutron glouton, Lucile et Rod, Lyonelk, M, Ma, Madame zaza of mars, magda627, Mamysoren, Mandy, Manola, Marion, M'dame Jo, Meyilo, Mgie les bons tuyaux, Narayan, Nataru, Nathalie, Niwatori, Nomade57, Noon, Nora, Nous4auQuébec, Ori, Où trouver à Montréal ?, Pitch, Quelbazar, Renepaulhenry, Sébastien, Sephiraph, Shandara, Sinuaisons, Soiz, Sprout©h, Stephane08, Stéphie&lesCacahuètes, Surfanna, Suzie, Tam, Tambour Major, The Parisienne, Thib, Titem, Ty, Une niçoise, Urbaine, Urbamedia, Vanilla, Vinie, Violette, Viviane, Voyagesetc, Xavier Mohr, Zaromcha,

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jeudi 3 novembre 2011

Seattle - épisode 1

Seattle c'est tout près. C'est aussi la capitale non-officielle du port de chaussettes dans les sandales et des fans de Bill Gates. On s'est finalement décidés à aller y faire un tour, le temps d'un weekend. J'avais vraiment besoin d'aller prendre l'air.  Je me sens un peu en cage en ce moment et j'ai moins l'occasion de sauter dans un avion pour aller me promener... Bref! Nous avons embarqué un samedi matin direction la frontière avec les États-Unis. Arrivé dans Seattle, le geek et Guillaume sont allés faire un tour à l'usine de Boeing pendant que le petit passager moi nous promenions à pied dans le centre-ville. Fait à noter, il y a de sacrés collines à grimper pour remonter depuis les quais vers le centre...

Les quais, c'est mignon, touristique, bordé de restos de fruits de mer et de glaciers et blindé de gens de toutes sortes qui font la manche. La crise a définitivement frappé le rêve américain....


 
 
 
 
Comme les américains ne sont jamais à court d'idées pour exploiter de pauvres étudiants, ils ont réinventé le  concept du pousse-pousse et des jeunes gens bien de leur personne en spandex et casque peuvent véhiculer des touristes fatigués et des demoiselles fétichistes des mollets pour gagner quelques dollars...
 
et puis il y a les inévitables vétérans du Vietnam qui ont tout compris à la vie et veulent juste de quoi aller se boire une bière...

L'autre attraction locale c'est le Pike Place Market. Cet immense marché public sur plusieurs étages fait la joie des bobos qui viennent y acheter de l'épicerie fine et des touristes en quête de sensations fortes. Il y a toujours un gros attroupement aux étals de poissoniers, ceux-ci étant réputés pour leur lancer de saumons.

 
 
 
 
  
Et hop un saumon volant:


Il y a aussi toutes sortes de boutiques funky comme ce magasin de magie un peu vintage qui promet de vendre les enfants laissés à eux-mêmes au plus offrant:

 
Pour ceux qui n'ont pas peur des trucs crados, il y a un mur de chewing-gums dans une contre-allée qui semble être une sorte d'attraction locale. Les gens s'empressent d'aller y coller leur bout de plastique mâché avec une délectation qui me laisse baba.

 
Après ce petit arrêt artistique, le petit passager et moi avons fait un arrêt bien mérité par l'un des glaciers artisanaux du coin pour une pause gourmande... avant de prendre notre route vers le quartier Pioneer Square, qui compte quelques unes des plus vieilles bâtisses de la ville:

 
 
 
 
En plein milieu de notre balade, nous avons été pris dans une manifestation de Occupy Seattle. Le petit passager, digne fils de sa mère, s'est mis à agiter du poing avec les manifestants et à essayer de crier "ninety-nine percent" ce qui s'est traduit par un drole de salmigondis incompréhensible mais le coeur y était.

 

Après avoir suivi la manif quelques blocs, nous avons été invités à nous joindre à une fête organisé conjointement par des squatteurs et des amateurs de football américain en l'honneur d'un match qui se jouait ce soir-là. Nous avons poliment décliné et poursuivi notre route, de nouveau vers les quais. Le long de la ligne de tramway qui ne fonctionne que l'été nous avons trouvé toute une population SDF désabusée, à quelques pas du fameux stade où des hordes de jeunes affublés de jerseys coûteux se ruaient dans l'espoir de trouver des tiquets. Drole de superposition...
 Après cet aperçu de la diversité sociale de Seattle, il était temps de faire une petite pause. Arrêt obligatoire dans un Starbucks, omniprésent ici:


Il nous fallait bien ça avant d'affronter de nouveau la remontée vers le centre de la ville pour prendre le monorail et rejoindre le reste de la gang au pied de l'emblématique Space Needle:

Chaque ville doit avoir son symbole phallique apparemment...

L'heure du dîner approchant, nous avons opté pour des crêpes au Citizen Café, à quelques pas de là. Pour les amateurs, les murs d'un côté sont tapissés de pages d'Anna Karénine.
 
Nos ventres pleins, il ne nous restait plus qu'à rejoindre tous les autres touristes pour s'offrir une vue de la ville de nuit, du haut du Space Needle:

 
 

La suite demain !







lundi 8 août 2011

Monstres et compagnie et autres occupations de chercheurs TRES sérieux

Alors bon, que font les chercheurs quand il fait beau? Ils partent pour une journée de "retraite" pour réfléchir à ce qu'ils vont faire le reste de l'année à Point Roberts (post à venir...) où ils se gavent de clafoutis aux cerises et font les kékés sur la plage. 

Sinon? Ils font comme ce chercheur australien très sérieux: ils regardent des dessins-animés de Pixar pour modéliser leurs théories sur les villes plus humaines et accessoirement plus écologiques:
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Sans rire. Le chercheur en question, Paul Tranter, est actuellement en visite dans ma propre université et m'a fait le plaisir de venir exposer ses théories à notre équipe qui en a redemandé.

Il a des théories très sérieuses sur comment nous devrions redéfinir les villes à l'échelle des enfants, repenser nos modes de transport pour aller plus doucement (le paradoxe de la vitesse étant que plus nous allons vite, plus nous perdons de temps et d'argent dans les transports, vive le tricycle donc!) et globalement redéfinir notre monde avec un peu plus de la créativité. Une perspective fraîche pour regarder les problèmes de dépendance au pétrole et de changement climatique.



lundi 4 octobre 2010

Absence prolongée... mais je reviens !

Je rentre tout juste d'un séjour épatant dans les Territoires du Nord-Ouest. Je n'ai pas encore eu le temps de vraiment faire le tri dans mes photos et mes expériences. Promis je reviens conter cela ici dans peu de temps... En attendant, j'ai retrouvé la folie des jours qui passent trop vite et des nuits trop courtes... Les cernes me guette et l'épuisement physique et moral aussi !

Alors pour rêver un peu d'océans et d'horizons infinis, un petit court-métrage sur les joies des vagues et leur poésie:

mercredi 2 décembre 2009

Copenhague : repenser nos solutions "out of the box"



J'avais adoré "The story of stuff", the story of Cap and Trade permet de remettre en perspective un certain nombre de choses juste avant le très prochain sommet de Copenhague. Le plus important message: ce n'est pas en conservant un façon de penser qui nous a mené aussi loin dans le caca qu'on va trouver des solutions réellement efficaces. Il est temps de penser "out of the box"! Génies de tout poil, incompris ou pas, à vos idées !
mardi 3 novembre 2009

Adieu Monsieur Levi-Strauss


Le doyen de nos penseurs s'est éteint et avec lui une certaine conception de la recherche, du savoir, de l'intellectuel. Au même titre qu'un Paul-Emile Victor, c'était aussi un aventurier de l'humain.

Chapeau bas Monsieur Lévi-Strauss et bon voyage.
J'espère que vous inspirerez encore longtemps les penseurs et les explorateurs de notre humanité ...
vendredi 30 octobre 2009

Gratitude Friday

Sur une idée de Nolwenn, je lance une rubrique "Gratitude Friday", parce qu'on peut râler, pousser des coups de gueule mais on peut aussi être joyeux et remercier l'univers pour l'abondance de joie dans nos vies...

Quelques petits trucs pour lesquels je remercie l'univers aujourd'hui:

  • Mon merveilleux petit loup, qui pousse, qui rigole, qui sourit et qui remplit ma vie de joie malgré les nuits courtes des poussées dentaires...
  • Mon geek préféré, qui me rapporte un carton plein de Ferrero Rochers pour me remonter le moral et me fait rire dès qu'il en a l'occasion
  • Ma famille, qui malgré les hauts et les bas, sera toujours une ancre dans ma vie
  • Mes amies, mes sœurs, avec qui je partage les joies et les peines, les découvertes, les lectures et les fous-rires
  • Toutes les opportunités de voyager, de découvrir, de m'ouvrir à de nouveaux horizons
  • L'océan qui m'apaise et m'apporte la sérénité...
  • La nature si belle en cette saison et les grandes balades sur des sentiers couverts de feuilles pleines de feu et de couleur
  • Le délicieux repas qui m'attend ce soir, concocté par un chef de nos amis...

Il y a beaucoup d'autres choses qui me donnent envie de dire "merci", mais il y a encore tout plein de vendredi !

Alors un poste "flakey" comme dirait les Canadiens? Ou trop sucré? Peut-être mais déjà ça m'évite d'écrire un truc trop long ou intelligent (j'ai pas beaucoup dormi ces derniers jours et mes derniers neurones sont en grève...) et puis ça fait du bien au moral. Comme dit le sage, ça demande moins de muscle et moins d'efforts de sourire que de faire la tronche! Allez, sur ce je m'en vais me rendre figure humaine avant le diner de ce soir... Bon weekend à tous !
mercredi 28 octobre 2009

Il est temps...


Universe Closed
Mise en ligne par brianarn
... de faire un peu confiance au centre cosmique du contrôle des coïncidences... Aujourd'hui j'ai décidé de regarder le côté comique du divin et de ne rien laisser me démonter le moral. Contrairement à ce que la météo a annoncé il fait de nouveau beau et je sens un monde de possibilités qui s'ouvre devant moi. Youhou ! La vie n'a jamais été aussi belle et le sourire de mon petit loup me fait oublier tout ce qu'il y a pu avoir de négatif ces derniers temps. Allez zou ! Il est temps de passer à autre chose ! Je m'en vais de ce pas me chercher un boulot de rêve pour le mois de janvier !

Je viens justement de terminer un workshop très inspirant avec la merveilleuse Little Woo et la très inspirée Nolwenn. C'est fou comme certaines choses se présentent pile au bon moment dans nos vies pour nous redonner un petit coup de pied aux fesses pour aller réclamer notre du à l'univers !
lundi 19 octobre 2009

Le monde des Canadiens

mercredi 8 juillet 2009

Avec les femmes du Downtown Eastside: une leçon de vie - With the women of the Downtown Eastside

Hier, j’animais un dialogue avec des femmes du Downtown Eastside. Nombre d’entre elles avaient des histoires très lourdes d’abus, d’addiction et de prostitution, des handicaps physiques ou mentaux. L’une d’entre-elle nous a dit avoir fait l’effort de ne pas boire pendant deux jours afin de pouvoir participer pleinement.

Et pourtant, j’ai eu l’impression d’une communauté de femmes pleines de vie, pleines d’humour et de gentillesse. Elles nous ont fait une place parmi elles pour une après-midi et ont accepté de partager un petit bout de leur quotidien avec nous. J’avais l’impression d’être dans une cour de récréation d’une école de filles, elles n’ont cessé de se faire des blagues, de rire et de se lancer des boulettes de papier, comme si, l’espace d’un après-midi, elles pouvaient redevenir des gamines et oublier un peu ce qu’elles vivent tous les jours

Elles ont travaillé dur pendant l’après-midi, discutant des inégalités à l’échelle mondiale et partageant leurs espoirs et leurs craintes pour l’avenir. Leurs propos étaient très articulés : elles ont beaucoup parlé du changement climatique et de ses effets sur les plus démunis, mais aussi de sécurité alimentaire, des conditions de travail dans le monde, de la pauvreté, de la famine et de l’accessibilité des médicaments.

Elles ont toutes exprimé un certain mécontentement vis-à-vis du gouvernement Canadien, citant les Jeux Olympiques comme un monstrueux gâchis d’argent public et critiquant les efforts des conservateurs pour fermer le centre d’injection surpervisé du Downtown Eastside. Elles ont cependant parlé de la visite de la Gouverneure Générale, Michaelle Jean, comme étant un geste honorable et apprécié.

Elles nous ont surpris par leur soif de connaissance et leur empathie pour les plus démunis de ce monde. Là où certains s’attendraient sans doute à les entendre ne parler que des problèmes locaux du quartier, elles ont démontré une grande capacité à se projeter dans le monde.

J’ai passé une excellente après-midi au milieu de ces femmes, dont la gentillesse et la joie de vivre malgré tout ont forcé mon admiration. Je sais que pour beaucoup d’entre-elles, ce type d’initiative est très important car cela leur donne une occasion de s’évader un peu du quotidien, une occasion de faire entendre leur voix et de regagner un peu leur dignité.

Un coup de chapeau particulier aux bénévoles du centre d’accueil de WISH, qui leur offre chaque soir un repas chaud, un lieu pour s’informer, se retrouver et discuter au chaud, un centre de santé avec une infirmière et des sanitaires propres. WISH opère aussi une camionnette qui circule dans les rues et distribue des préservatifs, des aiguilles propres, des snacks et aide ces femmes qui risquent leur vie chaque jour à rester en sécurité.


Yesterday I was facilitating a dialogue with women from the Downtown Eastside. Number of them had very heavy histories of abuse, addictions, sex trade, mental or physical issues. One of these women told us she had stayed sober for two days to be able to fully participate in the dialogue.

Despite all of this, I got the impression they were a lively community of women, all of them full of humor and so very sweet. They allowed us to move into their space for one afternoon and share a little bit of their lives with us. It was like being in the recess of a girls’ school, they cracked jokes at each other, laughed and tossed paper balls around. It was as if, for one afternoon, they managed to be little girls again and forget some of their day-to-day issues.

They worked hard during the afternoon, grappling with issues of global inequality and sharing their hopes and concerns for the future. They were very articulate and talked a lot about climate change and its effects on the poorest of the poor, they talked about food security, labor issues, poverty, hunger and access to affordable drugs.

They all expressed discontent at the current government, stating that the Olympics were a huge waste of money and criticizing the ongoing efforts by the conservatives to close down the Safe Injection Site in the Downtown Eastside. They also talked about Michaelle Jean’s visit to the neighbourhood as being an honorable and appreciated gesture.

They surprised us with their wealth of knowledge and their empathy for the poorest of our planet. Where some might have thought they would have only talked about local issues they demonstrated a great capacity to project themselves in the world.

I spent a wonderful afternoon with these women, their kindness and their zest for life despite their hardships forced my admiration. I know that for many of them this type of initiative is very
important to escape their day-to-day issues, to have their voices heard and to re-conquer their dignity.

A special mention to the volunteers at the WISH drop-in centre: WISH offers warm meals every night, a cozy place to meet, relax and inform themselves, a wellness centre with a nurse and clean washrooms. WISH also operate a van that drives through the neighbourhood every night, providing snacks, clean needles and condoms and offering some safety for these women who risk their lives every day.

Météo


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