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lundi 2 février 2015

Echapper au monde


Parfois, il faut échapper au tumulte et à l'absurdité. Décrocher un peu de cette addiction aux médias et aux écrans pour aller se perdre dans la forêt ou admirer le mercure calme d'une nappe d'eau salée.

Ce weekend, nous nous sommes offerts une petite échappatoire au Lighthouse Park, pas loin, mais où l'odeur de l'humus humide qui fermente dans les sous-bois centenaires régénère un peu les âmes fatiguées. Les petits passagers sont toujours ravis d'escalader les rochers, de faire des ricochets sur l'eau et de courir sous l’œil dédaigneux des pygargues à tête blanche.

Une dame de Vancouver vient de publier un petit livre sur l'art de manquer les choses, l'art de ne pas être mis au courant dans la seconde des informations, de manquer les mises à jour des statuts parfois imbéciles de nos amis virtuels, de manquer les derniers films à voir. Elle s'est remise à communiquer par le biais de lettres, à l'ancienne. J'aime cette idée de missives confiées aux méandres de la poste, cette lenteur suggéré, cette attente désirable d'une réponse qui viendra dans quelques jours ou quelques semaines. C'est une jolie idée que celle de la lenteur. Une jolie idée de "manquer" un peu du monde trop rapide qui nous entoure pour profiter des jolies choses simples.














 

mercredi 15 février 2012

La photo du mois: vivre sur l'eau !

Chaque mois, les blogueurs qui participent à La photo du mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants, le 15 de chaque mois, à midi, heure de Paris.

 Hé ben, ce pauvre blog est bien délaissé ces derniers temps... Il faut dire que la vie est un peu agitée ces derniers temps par chez nous avec des tas de changements en vue ! Dont un directement en rapport avec le thème de la photo du mois, "Mon rêve serait..." choisi par 100driiine :


Et oui, à défaut d'un beau voilier pour mettre le cap vers d'autres aventures, ces derniers temps, mon rêve serait de déménager dans... une maison qui flotte ! Les prix de l'immobilier à Vancouver sont exorbitants et il devient de plus en plus difficile de devenir propriétaire. Alors pour héberger ma petite famille, j'ai pensé à déménager dans une maison flottante. A l'achat, elles sont bien moins onéreuses, l'espace y est un peu plus compté que dans une maison traditionnelle mais on consomme aussi bien moins d'énergie. Bon il faut bien payer son amarrage dans le port mais c'est toujours moins cher qu'un loyer ! Et en ces temps de changement climatique, avec le risque que pose la montée du niveau de la mer à beaucoup de quartiers, mieux vaut être déjà sur l'eau ! Autre avantage, pour déménager, on part avec sa maison derrière le bateau ! Cette photo est une photo de mes archives, prise sur Great Slave Lake à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest. Ces deux maisons en particulier, flottent sur l'eau en été et sont posées sur la glace en hiver. Elles sont aussi complètement indépendantes énergétiquement et produisent leur propre électricité avec des panneaux solaires et des petites éoliennes. La plupart ont des toilettes compost pour éviter de polluer les eaux du lac.



A Vancouver, on peut amarrer sa maison flottante à plusieurs endroits, l'un des plus prisés étant le Sea Village, juste à côté du Marché de Granville Island, en plein centre-ville: 



Mais il y a aussi des maisons flottantes dans Coal Harbour et dans diverses marinas le long de la Fraser. Juste en face de mon boulot, de l'autre côté de l'eau sur Burrard Inlet se trouve Mosquito Creek, où se construit en ce moment tout un village de maisons flottantes, sensées être parmi les plus efficaces énergétiquement. Avec un peu de chance, notre petite famille trouvera peut-être à se loger là ! Pour une autre perspective sur une vie un peu à part, le Tyee a publié récemment un article sur les communautés flottantes qui sont "off-the-grid", (indépendantes du système électrique traditionnel) de l'Ile de Vancouver.

Allez vite voir les rêves des autres blogueurs !
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mercredi 11 janvier 2012

A la recherche des harfangs des neiges

Le weekend dernier nous sommes partis en expédition pour voir les harfangs des neiges, des jolies chouettes toutes blanches qui passent l'hiver une fois tous les 5 à 7 ans dans la région. 

Nous avons d'abord fait un arrêt pour déjeuner à Steveston, un petit port de pêche au sud de Vancouver où on peut acheter du saumon frais, des palourdes, des crevettes et toutes sortes de fruits de mer frais. Nous avons fait une petite orgie de fruits de mer dans un des pubs sur les quais, un peu déserts en ce weekend pluvieux d'après les fêtes.

 
 
  
Petite pensée pour ma frangine qui adore les romans de la série "Twilight":


Le petit passager a digéré en courant sur les quais et a tenté de partir en douce avec des sculptures d'orques... Le geek a soupiré en disant que c'était bien le fils de sa mère et que non, on n'avait pas la place de les mettre dans le coffre de la voiture...

 
 

Ensuite nous avons pris la route pour Boundary Bay, une grande réserve pour les oiseaux migrateurs dans les marais. Il faisait frais mais nous avons pu faire une longue balade sans pluie pour une fois:

 



 On a aperçu des aigles, des faucons, des hérons et toutes sortes de canards, malgré une lumière franchement pas idéale pour les photos...

 
 
 

C'est pratiquement au coucher du soleil qu'on a atteint la partie du parc où hivernent les harfangs des neiges, posées sur les rondins dans les marais. En moyenne on peut apercevoir à l'oeil nu entre 50 et 60 de ces magnifiques prédateurs ailés. Il est interdit de s'éloigner du sentier sur la digue car si on les pertube trop, elles s'envolent et perdent de précieuses calories dont elles ont besoin pour survivre jusqu'à leur retour dans l'Arctique au printemps. Les amateurs étaient nombreux à les observer et à les prendre en photo avec du matos qui m'a fait rêver ! Malgré la lumière presque disparu en cette fin d'après-midi, c'était drolement chouette de les voir en liberté et de si près:

 
 
 

Nous espérons bien retourner les voir avant la fin de l'hiver, de préférence à une heure où la lumière se prête plus à la photo...
mardi 27 septembre 2011

Coup de gueule: Caamano Sound et la menace des pétroliers

Un des grands projets industriels qui divisent la BC est la construction du pipeline Enbridge. Ce pipeline permettrait au pétrole extrait des sables bitumineux de l'Alberta d'être acheminé jusqu'au port en eau profonde de Kitimat et de là d'être exporté vers l'Asie et le reste de l'Amérique par pétroliers. Outre le fait que l'exploitation des sables bitumineux est un désastre écologique sans précédent, l'éventualité d'une marée noire similaire à celle de l'Exxon Valdez en Alaska aurait des répercussions terribles pour la côte sauvage de la BC. 

Difficile d'accès, souvent la proie de tempêtes, parsemée de récifs traitres et de brouillards persistants c'est une zone que les meilleurs marins reconnaissent comme dangereuse. C'est aussi une zone où la biodiversité est saisissante, merveilleuse. C'est une région qui m'a conquise il y a plus de 12 ans et qui m'habite encore aujourd'hui. Avec de nombreux autres habitants de la région, je crains l'arrivée des super-tankers dans les eaux riches de la région...  Alors que tout nous indique de nous devons nous sevrer de cette dépendance au pétrole, il semblerait que tous les moyens soient bons pour en extraire jusqu'à la dernière goutte, quitte à y sacrifier ce qu'il nous reste de biodiversité marine. J'espère que, pour une fois, nos dirigeants auront à cœur de préserver ces dernières zones de beauté sauvage inaltérée.

mercredi 31 août 2011

Des abeilles dans mon jardin?

Notre petite famille recherche un nouveau trou de hobbit. Nous commençons à nous sentir à l'étroit et le geek travaillant souvent de la maison rêve d'un bureau rien qu'à lui. Dans le marché immobilier de dingue de Vancouver, pas facile de trouver à se loger à peu de frais.  Dans notre quartier, il n'est pas rare de voir des maisons à vendre pour plus de 2 millions de dollars. Du coup, il est fort possible que nous déménagions dans un autre quartier de la ville. Le coin de Commercial Drive me plairait bien mais là-aussi le marché est saturé...

Parce que bon, ça me tente de plus en plus de ma lancer pour de vrai dans l'apiculture et la production de miel... Pour cela, il me faut un jardin à moi ou alors un proprio plus accommodant que le mien (qui a pourtant beaucoup de qualités !). Je viens de découvrir via la merveilleuse Nikiah Seeds qu'il existe une association à Vancouver qui installe des ruches chez des particuliers pour aider les pollinisateurs à recoloniser les villes. On peut donc parrainer une ruche et recevoir une petite formation par le biais des apiculteurs. Je pourrais aussi prendre des cours avec mon directeur académique, spécialiste mondiale des abeilles et fervent apiculteur. L'avantage d'avoir un tel bonhomme comme directeur c'est que j'ai du miel gratis toute l'année pour sucrer mon thé au bureau. Miam ! Il est vrai qu'avec l'utilisation si importante de pesticides dans l'agriculture, les abeilles survivent de moins en moins en milieu rural, par contre elles s'adaptent bien en ville où finalement moins de pesticides sont aspergés sur les fleurs qu'elles butinent.

mon rêve... photo de Amy Hobbs


Mais revenons à nos abeilles... J'ai depuis quelques années élevé avec succès des megachiles (osmies), des abeilles pollinisatrices solitaires. Cette année on m'a même offert un second "HLM" pour les héberger. Mais cela fait bien plusieurs années que l'envie me démange d'avoir de vraies ruches. Un petit clin d'oeil du destin, peu avant de me marier, en rangeant la grange où nous devions faire la fête, le geek et moi avons retrouvé des ruches rondes en paille, anciennes:
Un signe? Bon en attendant, je me replonge dans l'histoire de l'apiculture et dans quelques vieux traités trouvés chez mon bouquiniste favori. Tant qu'à attendre, autant me plonger dans le théorie hein !

Mais  bon, il va falloir le trouver ce jardin idéal où je pourrais mettre une ou deux ruches...
lundi 8 août 2011

Monstres et compagnie et autres occupations de chercheurs TRES sérieux

Alors bon, que font les chercheurs quand il fait beau? Ils partent pour une journée de "retraite" pour réfléchir à ce qu'ils vont faire le reste de l'année à Point Roberts (post à venir...) où ils se gavent de clafoutis aux cerises et font les kékés sur la plage. 

Sinon? Ils font comme ce chercheur australien très sérieux: ils regardent des dessins-animés de Pixar pour modéliser leurs théories sur les villes plus humaines et accessoirement plus écologiques:
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Sans rire. Le chercheur en question, Paul Tranter, est actuellement en visite dans ma propre université et m'a fait le plaisir de venir exposer ses théories à notre équipe qui en a redemandé.

Il a des théories très sérieuses sur comment nous devrions redéfinir les villes à l'échelle des enfants, repenser nos modes de transport pour aller plus doucement (le paradoxe de la vitesse étant que plus nous allons vite, plus nous perdons de temps et d'argent dans les transports, vive le tricycle donc!) et globalement redéfinir notre monde avec un peu plus de la créativité. Une perspective fraîche pour regarder les problèmes de dépendance au pétrole et de changement climatique.



jeudi 31 mars 2011

Coup de gueule du printemps: des atomes, de la politique et des cerisiers en fleurs...

Le monde est en effervescence. Des révolutions sont en cours mais les dictateurs ont la dent dure et s'accrochent à leurs piédestaux comme autant de morpions à un poil bien dru. Pendant ce temps, la nature rappelle à nos voisins Japonais que la mégalomanie des hommes ne les mets pas à l'abri d'une mauvaise blague du destin. La fureur atomique hante depuis longtemps l'inconscient collectif des Japonais et se voir de nouveau menacé par l'invisible mais insidieuse radioactivité réveille chez de nombreux amis Japonais de mauvais souvenirs. Les informations qui s'entrechoquent et se contredisent les laissent dans l'expectative et dans un certain désarroi. Et pourtant, les cerisiers sont en fleurs. Ce symbole si puissant de renouveau à ramené quelques sourires et l'espoir fou qu'avec le printemps viendront des solutions.

Genbaku Dome, Hiroshima, photo de WilliamBullimore


En BC, nous sommes pile-poile dans la ligne de mire des nuages chargés de particules. Les eaux océaniques sont déjà contaminées et malgré les déclarations rassurantes des différentes autorités "compétentes", il est difficile de ne pas se poser des questions. Quels seront les effets cumulatifs sur la chaîne alimentaire? Pendant ce temps, dans un effort délibéré de nous infantiliser, des politicards paternalistes nous transforment des concepts abstraits en comparatifs ridicules: il faudrait passer 200 radiographies pour obtenir le même taux d'exposition potentielle à ce qui est détecté en ce moment dans nos contrées (entendu ce matin). Comme le dirait les Anglo-saxons, tout ce joli monde "marche sur la pointe des pieds" en évitant soigneusement "l'éléphant dans la pièce". L'éléphant en l'occurrence, ou le mammouth pour certains, est cette question du nucléaire. Cette énergie "stable" et "propre" qu'on nous présente encore souvent comme la meilleure alternative aux énergies sales comme le pétrole ou le charbon, est un peu comme la boîte de Pandore. Avec leur vision à court-terme et leur ignorance crasse des sciences les politiciens essaient tant bien que mal de sauver les meubles, de préserver un modèle économique qui ne fonctionne plus depuis longtemps et de poursuivre une croissance qui ne mène à rien si ce n'est au désastre écologique. Plutôt que d'explorer des alternatives qui ne nuisent pas à la santé de leur concitoyens, ils s'accrochent au nucléaire comme le noyé à sa bouée percée.

Depuis trop longtemps, ils traitent les écolos comme une bande de joyeux chevelus qui ne se préoccupent que des petits oiseaux, des abeilles et des jolies baleines. Mais l'écologie est en réalité la science des réseaux du vivant. Si les abeilles disparaissent, l'agriculture en pâtit sérieusement. Si les saumons décident d'aller se faire voire chez les Russes, la sylviculture du coin se voit condamnée à récolter un bois de moins bonne qualité. Le jour où nos décideurs se décideront enfin à ré-évaluer la place de l'homme dans la complexité du vivant, nous auront fait un grand pas. Il ne s'agit plus de sauver les baleines ou de préserver les routes migratoires de la mouche péteuse de Sibérie occidentale. Il s'agit de comprendre à quel point notre existence, notre santé et notre avenir dépendent de la complexité du vivant dans lequel nous évoluons. Il n'y pas d'espèce "inutile" ou de zones "sans importance" sur notre petit îlot dans l'univers. L'homme sans cette complexité biologique est un dinosaure condamné à disparaître.


Depuis quelques jours je me suis plongée dans le livre de Sandra Steingraber: "Having faith: a ecologist's journey to motherhood". Dans ce bouquin, cette remarquable chercheuse qui a beaucoup bossé sur les relations entre pollution et cancer revient sur la reproduction humaine et sur l'importance du "milieu". Nous n'avons pas de cloisons étanches et les polluants qui se retrouvent dans nos milieux, que ce soit les fleuves, les océans ou les champs, se retrouvent inévitablement dans nos tissus, dans nos cellules. Donner la vie aujourd'hui c'est procréer dans un véritable bain de produits toxiques divers. De quoi relativiser toutes ces précautions alimentaires autour des sushis, de la charcuterie ou des fromages... Je me rends bien compte que la complexité du vivant ne s'appréhende pas facilement et révèle un peu de l'abstrait mais il faudra bien que quelqu'un ait le courage de le faire dans nos "élites". Il faudra bien un jour qu'on se rende collectivement compte que ce que nous balançons avec autant de désinvolture dans les fleuves, les océans ou dans l'atmosphère finira par venir iévitablement nous mordre le derrière.

Je râle, je peste et je m'insurge et bien sur je ne fais rien avancer. Pendant ce temps, d'autres dinosaures comme Claude Allègre continuent à perpétuer le mythe que l'homme n'y est pour rien dans le changement climatique. Je m'attends presque à ce qu'il vienne nous dire que le nucléaire ne présente aucun danger pour l'homme. J'en viens à prier pour qu'une fleur de cerisier qui tombe à Vancouver déclenche une pluie de météorites sur les imbéciles pédants de son espèce. Sur ce je m'en vais râler ailleurs, j'ai du perdre les quelques lecteurs qui viennent parfois se perdre ici. Faudrait peut-être que je mette à composer des Haikus tiens...
lundi 25 octobre 2010

On ne manifeste pas qu'en France ! - Un post par le petit passager

Ici aussi ! Avec Papa et Maman nous sommes allés accueillir les gens qui pagayaient depuis Hope jusqu'à Vancouver pour protester contre l'implantation de fermes aquacoles sur les routes migratoires des saumons sauvages. Il pleuvait juste avant qu'on ne se retrouve au point de rendez-vous sur la plage de Jericho. Alors j'en ai profité pour jouer dans les flaques d'eau:


J'adore sauter dans les flaques avec mes bottes en caoutchouc ! Après cette petite balade sous la pluie, nous avons retrouvé un tas de gens aux abords de la plage. Il y avait de la musique. Moi, j 'arborai fièrement mon badge de manifestant. Je suis déjà un vétéran des rallyes écologiques !


Une photo de nous prise par une copine de Maman: Maria Chantelle Tucker


Il y avait même un saumon géant que j'ai essayé de manger pour rigoler:


Il y avait aussi beaucoup de représentants des Premières Nations qui avaient revêtu leurs plus beaux atours et sorti leurs tambours pour accueillir les pagayeurs:

Les pagayeurs sont finalement arrivés, avec parmi eux la célèbre Alexandra Morton, une spécialiste des orques que Maman connait bien:




Bref ! C'était une après-midi festive pour protester dans une ambiance bon enfant !


des valeureux pagayeurs
Demain matin, une grosse délégation se rendra à la Cour Suprême pour convaincre la commission qui étudie la question des fermes aquacoles de les déplacer là où elles ne risquent pas d'impacter la vie sauvage. Ils peuvent compter sur moi pour aller agiter ma petite pancarte ! J'aime mon saumon sockeye et je tiens à continuer à en manger !



Pour plus d'infos: www.salmonaresacred.org

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