mercredi 8 juillet 2009

Avec les femmes du Downtown Eastside: une leçon de vie - With the women of the Downtown Eastside

Hier, j’animais un dialogue avec des femmes du Downtown Eastside. Nombre d’entre elles avaient des histoires très lourdes d’abus, d’addiction et de prostitution, des handicaps physiques ou mentaux. L’une d’entre-elle nous a dit avoir fait l’effort de ne pas boire pendant deux jours afin de pouvoir participer pleinement.

Et pourtant, j’ai eu l’impression d’une communauté de femmes pleines de vie, pleines d’humour et de gentillesse. Elles nous ont fait une place parmi elles pour une après-midi et ont accepté de partager un petit bout de leur quotidien avec nous. J’avais l’impression d’être dans une cour de récréation d’une école de filles, elles n’ont cessé de se faire des blagues, de rire et de se lancer des boulettes de papier, comme si, l’espace d’un après-midi, elles pouvaient redevenir des gamines et oublier un peu ce qu’elles vivent tous les jours

Elles ont travaillé dur pendant l’après-midi, discutant des inégalités à l’échelle mondiale et partageant leurs espoirs et leurs craintes pour l’avenir. Leurs propos étaient très articulés : elles ont beaucoup parlé du changement climatique et de ses effets sur les plus démunis, mais aussi de sécurité alimentaire, des conditions de travail dans le monde, de la pauvreté, de la famine et de l’accessibilité des médicaments.

Elles ont toutes exprimé un certain mécontentement vis-à-vis du gouvernement Canadien, citant les Jeux Olympiques comme un monstrueux gâchis d’argent public et critiquant les efforts des conservateurs pour fermer le centre d’injection surpervisé du Downtown Eastside. Elles ont cependant parlé de la visite de la Gouverneure Générale, Michaelle Jean, comme étant un geste honorable et apprécié.

Elles nous ont surpris par leur soif de connaissance et leur empathie pour les plus démunis de ce monde. Là où certains s’attendraient sans doute à les entendre ne parler que des problèmes locaux du quartier, elles ont démontré une grande capacité à se projeter dans le monde.

J’ai passé une excellente après-midi au milieu de ces femmes, dont la gentillesse et la joie de vivre malgré tout ont forcé mon admiration. Je sais que pour beaucoup d’entre-elles, ce type d’initiative est très important car cela leur donne une occasion de s’évader un peu du quotidien, une occasion de faire entendre leur voix et de regagner un peu leur dignité.

Un coup de chapeau particulier aux bénévoles du centre d’accueil de WISH, qui leur offre chaque soir un repas chaud, un lieu pour s’informer, se retrouver et discuter au chaud, un centre de santé avec une infirmière et des sanitaires propres. WISH opère aussi une camionnette qui circule dans les rues et distribue des préservatifs, des aiguilles propres, des snacks et aide ces femmes qui risquent leur vie chaque jour à rester en sécurité.


Yesterday I was facilitating a dialogue with women from the Downtown Eastside. Number of them had very heavy histories of abuse, addictions, sex trade, mental or physical issues. One of these women told us she had stayed sober for two days to be able to fully participate in the dialogue.

Despite all of this, I got the impression they were a lively community of women, all of them full of humor and so very sweet. They allowed us to move into their space for one afternoon and share a little bit of their lives with us. It was like being in the recess of a girls’ school, they cracked jokes at each other, laughed and tossed paper balls around. It was as if, for one afternoon, they managed to be little girls again and forget some of their day-to-day issues.

They worked hard during the afternoon, grappling with issues of global inequality and sharing their hopes and concerns for the future. They were very articulate and talked a lot about climate change and its effects on the poorest of the poor, they talked about food security, labor issues, poverty, hunger and access to affordable drugs.

They all expressed discontent at the current government, stating that the Olympics were a huge waste of money and criticizing the ongoing efforts by the conservatives to close down the Safe Injection Site in the Downtown Eastside. They also talked about Michaelle Jean’s visit to the neighbourhood as being an honorable and appreciated gesture.

They surprised us with their wealth of knowledge and their empathy for the poorest of our planet. Where some might have thought they would have only talked about local issues they demonstrated a great capacity to project themselves in the world.

I spent a wonderful afternoon with these women, their kindness and their zest for life despite their hardships forced my admiration. I know that for many of them this type of initiative is very
important to escape their day-to-day issues, to have their voices heard and to re-conquer their dignity.

A special mention to the volunteers at the WISH drop-in centre: WISH offers warm meals every night, a cozy place to meet, relax and inform themselves, a wellness centre with a nurse and clean washrooms. WISH also operate a van that drives through the neighbourhood every night, providing snacks, clean needles and condoms and offering some safety for these women who risk their lives every day.

dimanche 5 juillet 2009

Gourmandise créole pour repas d’été : Tatin de mangue – Mango Tatin Pie

Photo de papalars


Il faisait encore chaud à Vancouver hier et pour aller avec ces températures estivales nous avons profité d’un repas réunionnais chez Ludo et Laure hier soir. La gentille maman de Ludo nous a préparé un repas qui m’a rappelé les saveurs de mon pays, l’île Maurice, où l’on cuisine les mêmes plats… Hummm… Alors pour aller avec ces saveurs tropicales, j’avais préparé une Tatin de mangue, à déguster un peu tiède avec une petite boule de glace à la vanille des îles.

Tout d’abord il faut préparer une vraie pâte brisée (ou en acheter une toute prête pour les plus fainéants…). La pâte brisée doit se préparer un peu à l’avance, la veille ou une bonne heure avant de préparer la tarte. Pour cette pâte il faut:

  • 250 grammes de farine tamisée,
  • 125 grammes de beurre tempéré,
  • 1 jaune d’œuf,
  • 40 grammes de sucre en poudre,
  • 1 pincée de sel et
  • 5cl d’eau tiède.

Après c’est atelier pâte à modeler, je mets le tout dans un grand saladier et youpla boum je malaxe le tout assez rapidement avec mes petites mimines. Pas trop longtemps cependant, la pâte brisée ne devrait pas être trop travaillée, sinon elle vous fond entre les mains… Ensuite on forme une boule avec la pâte et on la met au frigo pendant au moins une heure, le temps d’aller piquer une tête dans la mer ou de boire un thé.

La tarte en elle-même est très simple à préparer, il vous faudra:

  • environ 1kg de mangues mûres,
  • 100 grammes de sucre en poudre,
  • 60 grammes de beurre,
  • un peu de vinaigre ou pour les plus gourmands un peu de porto,
  • de l’eau de fleur d’oranger et
  • une pincée de cannelle (Optionnel)

Préchauffez votre four à 240°C. Épluchez les mangues et découpez-les en tranches fines.

Posez votre plat à tarte en alu sur un feu doux et versez y 40 grammes de beurre et 50 grammes de sucre, mélangez doucement pour que le mélange fasse des bulles, ajoutez quelques gouttes de vinaigre ou de porto et deux cuillères à soupe d’eau de fleur d’oranger. Continuez à mélanger jusqu’à obtenir un caramel liquide appétissant. Retirer le moule du feu.

Disposez les tranches de mangue dans le fond du moule, sur le caramel. Parsemez le tout avec le reste de sucre en poudre et 20 grammes de beurre découpé en tout petits dés. Pour ceux qui aiment les épices vous pouvez ajouter une petite pincée de cannelle.

Etaler la pâte à tarte sur le plan de travail et la travailler au rouleau à pâtisserie pour obtenir un grand disque de pâte pas trop épais. Disposer la pâte sur le dessus des mangues et border soigneusement les côtés.

Faire cuire environ 25 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée.

Pour servir la tarte, la démouler sur une grande assiette quand elle est encore tiède. Servir avec une boule de glace à la vanille.

Bon appétit !


It was hot in Vancouver yesterday. To go with these warm temperatures, we were invited for supper by Laure and Ludo. Ludo’s mom prepared a typical Reunion Island diner. Yum!!! This brought back memories of my own country, Mauritius, where we cook almost the same dishes. To go with the savory dishes, I made a mango Tatin pie for desert. This pie should be eaten slightly warm with a scoop of vanilla ice-cream.

First things first, you need to prepare the pie crust. For that you’ll need:

  • 1 and 1/2 cup of sifted flour,
  • ½ cup of butter,
  • ¼ cup of sugar,
  • 1 egg yolk,
  • a dash of salt and
  • ¼ cup of lukewarm water.

Just pour all the ingredients in a big bowl and have fun mixing everything with your hands. Not too long though, the crust might end up melting between your fingers! Then work the crust into a large ball and put it in the fridge for at least an hour. The best is actually to prepare the crust a day ahead. Now you have time to go for a dip in the ocean or a cup of tea…

The pie itself is pretty easy to prepare. You will need:

  • 1kg of fresh mango, sliced,
  • ½ cup of sugar,
  • ¼ cup of butter,
  • a few drops of vinegar or port,
  • some orange blossom water and
  • a dash of cinnamon (optional)

Preheat your over at 240°C. Peel and slice the mangoes.

Put a pie pan on the low heat on the stove and pour about ¾ of the sugar and the butter with two tablespoons of orange blossom water and a few drops of vinegar or port. Slowly mix until you see the caramel bubbling. Take the pan off the stove. Pour the mango onto the caramel. Then sprinkle the remaining sugar and butter on top of the mango with a dash of cinnamon to your taste.

Work the pie crust into a thin crust with a rolling pin then spread the crust on top of the mangoes, tucking the edges in.

Cook in the oven for about 25 minutes, until the crust is nice and golden.

Turn the pie out on a large plate and serve warm with a scoop of vanilla ice-cream.

Bon appétit!

jeudi 2 juillet 2009

Le port de la Burqa en France et le multiculturalisme à la Canadienne : deux approches



Mise en ligne par Rick Elkins
Ces derniers temps on lit dans les journaux que le débat fait rage en France sur l’interdiction de la Burqa, ce voile intégrale dont se revêtent certaines femmes musulmanes. Je ne reviendrais pas sur ce débat, mais je vous invite à lire l’excellent billet de Marine à ce sujet, dont je partage l’avis.

Au Canada, ce type de débat a déjà eu lieu, pas nécessairement à propose de la burqa mais à propos d’un ensemble de choses qui auraient eu le potentiel de mettre le bazar dans la société civile canadienne. Dans un pays où l’immigration est tout de même la clé de voute de la société et où toutes les villes se targuent d’afficher un nombre record de nationalités, le débat est ouvert et engagé. Au Québec, il y a même eu une longue commission parlementaire pour parler de ce que les médias ont nommé « les accommodements raisonnables », ou si l’on préfère les termes exacts : « les pratiques d’accommodements reliés aux différences culturelles. »

Cette commission avait démarré lorsque de jeunes Juifs Hassidiques se sont plaint d’apercevoir par leurs fenêtres des dames qui faisaient leur fitness dans un gymnase à proximité. Ils avaient demandé à la ville de bien vouloir givrer les vitres afin de leur éviter cette vue bien trop tentante. Les Québécois ont alors réalisé que malgré la paix relative de leur vie civile, il existait des tensions sous-jacentes relatives aux différences culturelles et /ou religieuses. Ils ont donc lancé des consultations et ont crée une commission pour examiner la question en profondeur plutôt que de se lancer dans des diatribes politiques stériles.

Les Canadiens ont plutôt tendance à examiner ce genre de question sous un angle plus concret, ne s’aventurant que sur la pointe des pieds sur des questions philosophiques. Ainsi, à Vancouver ou à Toronto, où l’on trouve une forte population de Sikhs, la question du port du turban se posaient plus en terme de sécurité routière : les Sikhs ont-ils droit à une dérogation quand au port du casque à moto ?

Les Canadiens ont adopté une loi sur le multiculturalisme qui leur permet de maintenir une vie civile raisonnablement harmonieuse et s’exercent régulièrement à la réviser et à la mettre en application via des tribunaux de droits de la personne. Il est certain qu’il survient parfois des cas difficiles, comme certains « crimes d’honneur » commis contre des femmes récemment. Le débat refait alors surface sur la scène publique avec toutes ses polémiques et ses complications.

Ce que je trouve intéressant c’est la prudence dont les pouvoirs publics Canadiens font preuve avec ce type de débat, ce qui est loin d’être le cas en France où chaque homme politique s’en saisit pour se gargariser et faire monter la pression. Je me demande parfois si les problèmes d’intégration que l’on évoque en France pour expliquer les banlieues difficiles ne sont parfois pas simplement dus à un manque flagrant de consultation et de communication. A toujours ramener ce débat aux valeurs, l’incompréhension ne peut que grandir.

Attention, ceci ne signifie par pour autant que le Canada ne connait pas de problèmes d’intégration ou même de violence urbaine ! Montréal, Toronto ou Vancouver ont eu à faire face à des « problèmes de banlieues », comme beaucoup d’autres grandes villes du monde. Je ne pense pas qu’il existe une solution parfaite à ce type de problème. Simplement, l’approche pourrait être différente, plus souple et moins polémique.

Un autre excellent post à lire à ce sujet.

mercredi 1 juillet 2009

Happy Canada Day !


Happy Canada Day !
Mise en ligne par Amadika
Aujourd'hui c'est Canada Day, la fête nationale des Canadiens. Jour férié donc et jour de sortie massive des barbecues sur les plages et dans les parcs. Il a fait un temps magnifique malgré un vent persistant et la plage de Jericho était donc bien occupée par une pléthore de Canadiens heureux d'être des Canadiens, avec leurs t-shirts, leurs petits drapeaux et même leurs feuilles d'érables dessinées sur la peau.

Nous avions fêté le Canada Day avec un peu d'avance, hier soir, en faisant un petit barbecue avec des amis dans notre jardin. En bon Frenchies, il y avait du magret de canard au miel pour remplacer les burgers, la délicieuse salade de tomates, mozza, basilic de Cam et un clafoutis aux cerises. Nous avons terminé tard dans la nuit par une partie acharnée de Rock Band !

Et ce matin, pour aller avec le soleil magnifique et mes premiers cosmos qui venaient d'éclore, une bonne nouvelle nous attendait: le geek et moi avons un petit neveu ! Mon beau-frère et ma belle-soeur sont les heureux parents d'un petit Damien de 51cm et 3,2kg. Nous sommes tous très très heureux et avons maintenant hâte de voir le petit bout !

Un Canada Day plein de bonheur donc !


dimanche 28 juin 2009

Pétanque-attitude au Canada

Pour la plupart d’entre-nous, la pétanque est synonyme de pastis sous les marronniers, de petits pépés avec des bobs Ricard et des petits chiffons et de discussions sans fin sur la distance entre deux boules… En gros, c’est plutôt réservé aux « seniors » et ça sent bon l’été chez mamie, la lavande et le riz-au-lait.

Il faut croire que les expatriés Frenchies ont des envies de madeleines de Proust parce que la pétanque, qu’on se le dise, c’est in chez les 25-40 ans de Vancouver ! Je croyais que seuls nos amis du lieu dit « l’ambassade » étaient assez allumés pour avoir décidé de créer un terrain de boules dans leur jardin (si, si je vous assure, il n’est pas encore parfaitement nivelé mais on s’en approche…) mais je me trompais.

Avec le retour des beaux jours, le barbecue très canadien est de sortie plus souvent et avec lui, la petite mallette de boules. Et voilà nos Frenchies engagés dans de passionnantes parties sur la plage (bière à la main à défaut de Pastis)… Ils ont réussi à convaincre un Anglais, un Equatorien d’origine Coréenne et quelques autres de jouer avec eux. Apparemment, même les Américains se sont mis à la pétanque comme le prouve ce site, où l’on peut même se procurer ce « bumper-sticker »[1] :


Mais Vancouver étant une ville pleine de surprises, aujourd’hui vous pourrez aussi tester vos compétences en boules en participant à un concours de pétanque organisé par la chambre de commerce Franco-colombienne. Ca se passe de midi à 16h00 en face du parking de Trout Lake. (East 15th & Victoria Drive). Merci à Véro pour cette info !

Malheureusement je viens de me rendre compte que nos aficionados des boules sont tous partis en vadrouille aujourd’hui, donc pas moyen de faire quelques photos compromettantes…



[1] Un bumper sticker est un autocollant qui se colle sur pare-choc arrière, où l’on mentionne généralement ses opinions sur le monde…

mercredi 24 juin 2009

Port Coquitlam pleure ses saumons - Port Coquitlam mourns its salmon


Ce weekend, les volontaires qui s'assurent du bien-être des petits saumons qui viennent d'être relachés à Hyde Creek, à Port Coquitlam, ont fait une découverte macabre. Des milliers de petits saumons sont morts, tués par des produits chimiques qui ont été déversés de façon illégale dans la rivière. Lorsque l'on connait les efforts nécessaires pour remettre des saumons dans ces rivières et l'état déjà peu brillant des populations de saumon de la région, on comprend pourquoi les volontaires ont poussé un gros coup de gueule dans les médias ce matin. Avec tout ce que l'on dit sur l'environnement il est attérant de voir qu'il y a encore des kékés pour aller déverser leurs cochonneries dans les rivières...

Normalement, les bouches d'évacuation d'eau qui se retrouvent dans les rivières à saumon sont décorées d'un petit saumon jaune, pour signaler aux passants de ne rien déverser de toxique à cet endroit. Ce matin, des agents d'Environnement Canada enquêtent pour savoir exactement quels produits ont été ainsi répandus et découvrir les coupables.



Port Coquitlam s'efforce de sensibiliser sa population à la préservation de ce frai de saumon depuis plusieurs années. Ils organisent chaque mois de novembre un Festival du Saumon où l'on peut voir les "petits" de l'année revenir frayer dans la rivière:

Photo de Ahirshfeld

Sources: The Tyee
Hyde Creek Watershed Society


From The Tyee this morning:

Thousands of dead Coho salmon fry are floating around in a “toxic soup” after a chemical spill in Port Coquitlam’s Hyde Creek.

Ted Wingrove, the president of the Hyde Creek Watershed Society, told Vancouver 24 hours that Sunday’s discovery has left him devastated.

“It’s a substantial loss, there are several thousand that have died,” Wingrove said. “They were virtually suffocated and burned, all their gills are bleeding. Whatever it is, these are some serious chemicals.”

Two officers from Environment Canada are currently on scene trying to identify the chemicals in the creek and track their origin.

They’re also conducting an environmental assessment at the creek.

It’s believed the chemicals were flushed down a storm drain – which feeds into the creek – from the surrounding neighbourhood.

But even finding the culprit won’t undo the damage that’s been caused.

“We have one of the best salmon runs in the Lower Mainland, but it’s obviously going to be quite down at the next cycle,” Wingrove said. “It’s a shame because the Coho is already disappearing in the Lower Mainland.”

And even with global warming getting all the headlines, it’s our carelessness that is the biggest killer at creeks and rivers, according to Wingrove.

Disposed chemicals from drug labs have become especially harmful.

“We’ve been trying to educate people for years,” he said. “We have someone that goes around and paints yellow fish on the storm drains, which means dump nothing down the drain. But many people don’t listen or care.”


I'm just appalled by such a lack of respect and understanding when you know the salmon truly is the blood of this coast. I propose we get the culprits to take a dip in the toxic soup they created.

If you have time, go for a walk along Hyde Creek or check out Port Coquitlam's Salmon Festival in November to learn more about these incredible creatures.

jeudi 18 juin 2009

Je n'ai pas fini d'être une mère indigne...

Je crois que je vais inaugurer une rubrique mère indigne sur ce blog...

Si l'on en croit la ministre des finances de l'Alberta, Iris Evans, mère divorcée de trois marmots, pour élever correctement son enfant, il faut que l'un des parents reste à la maison, sinon, ils deviennent ou des délinquants ou auront des problèmes mentaux.

Les propos de la dame ont provoqué un tollé au Canada, où de nombreux parents travaillent pour assurer le revenu de leur ménage, sans parler des parents qui élèvent seuls leurs gamins... Certains demandent à la dame de présenter des excuses et au Premier de l'Alberta de la mettre à pied. Les Canadiens se rebiffent !

Surtout que ces propos sont malvenus à un moment où l'Alberta refuse d'augmenter le revenu minimum... De nombreuses familles ont donc protesté contre ces propos un peu simplistes, surtout venant d'une dame qui avoue avoir elle-même travaillé en élevant ses gamins. Il faut dire que les Canadiens viennent juste de se réjouir de la possibilité de pouvoir mettre leurs enfants en maternelle (Kindergarten) pour des journées complètes là ou avant ce n'était possible que pour une demi-journée. de nombreux parents devaient donc jongler entre crèche et nounou pour pouvoir conserver leur emploi à temps complet.