lundi 27 octobre 2008

Halloween à Vancouver, seconde édition

Cette semaine c’est Halloween ! Cette fête qui tire son origine de la Samhain celtique et qui serait la date où le monde des vivants et celui des trépassés se rencontrent a été revisitée à la sauce nord-américaine pour devenir une fête populaire, propice aux déguisements et aux orgies de sucreries en tout genre.

L’année dernière je fêtais Halloween avec les employés de la BCMA. C’était le fun comme dirait mes amis québécois, il y avait un grand concours de costume et un concours de citrouille. L’ambiance était bon enfant malgré les tentatives de corruption du jury des citrouilles… J’habitais alors le West End, ce quartier, lui aussi très fun, où fleurissait pléthore de déguisements plus funky les uns que les autres.

Cette année, je fête Halloween à l’université, et dans mon nouveau quartier, le très bobo Kits. L’université c’est bien connu, c’est très sérieux et très engagé ! Pas de concours de citrouille donc mais une collecte de vêtements chauds pour les SDF du Downtown Eastside. A Kits, je doute de voir des déguisements aussi funky que dans le très gai West End. Les maisons bien propres dignes de Wisteria Lane préfèrent afficher leur engagement politique plutôt que leurs citrouilles délirantes. Cependant, les maisons équipées de bambins et autres grumeaux ont fait un petit effort de décoration, quelques citrouilles, araignées et autres sorcières ont fait leur apparition. La déco est ici beaucoup moins poussée qu’à Québec, où je me rappelle avoir assisté à un véritable déploiement de créativité dans les jardins. Il faut dire que les couleurs d’Halloween s’accordent à la perfection avec la beauté automnale du Québec. Mon geek se pose donc la question de savoir si ce manque de déco délirante est propre à Kits et si dans d’autres quartiers moins « aware » on se lâche davantage en matière de citrouilles. Il va falloir que nous menions une enquête poussée à ce sujet…

Oui, parce qu’Halloween fait aussi l’objet d’enquêtes sociologiques dans nos contrées reculées. Ainsi, un chercheur a démontré qu’Halloween est un de ces évènements sociaux qui permettent à tout un chacun de se « lâcher » un peu. Comprendre qu’avec le politiquement correct qui est roi ici, il est parfois difficile de se lâcher ! Nous ne sommes pas en « British » Columbia pour rien. Un certain flegme se doit d’être adopté en toute circonstance et il est fortement déconseillé de s’emporter ou de faire preuve de trop d’originalité (sauf si vous avez la chance de résider dans le West End susmentionné…).

Bref ! Pour Halloween, on peut enfin se déguiser, picoler et s’empiffrer de bonbons sans regrets et sans remords, caché derrière son déguisement de Sarah Palin (un must cet année, il parait que c’est vraiment effrayant !) ou de George Bush (un classique maintenant). Le yoga, la nourriture macrobiotique et les marathons reprendront leur cours le lendemain. Ouf !

Je me suis donc attelée à la tâche de découper une citrouille. J’avais semé des mini citrouilles et quelques épouvantails sur la terrasse mais « Spooky » m’a demandé un peu plus d’efforts. Il faut dire qu’il y a de véritables artistes de la citrouille, tous équipés d’une variété d’instruments spécialisés digne d’une salle de torture du Moyen-âge. Heureusement, pour les newbies de mon espèce il existe des
tutoriaux sur internet et même des modèles à recopier. Ouf !



Après avoir laborieusement découpé ma citrouille avec mes couteaux inadaptés et gratté les graines et les filaments de citrouille avec ma cuillère à glace, il trône enfin sur la terrasse avec sa petite bougie.



Nous voilà presque prêts à accueillir la horde de petits monstres! Ne reste plus qu’à faire un stock de bonbons en espérant que le zhom ne dévore pas tout…

1 commentaires:

Olivier de Montréal a dit…

Elle fait peur, ta citrouille!
;-)

Météo


Archives du blog