jeudi 22 novembre 2007

Culture, contre-culture et innovation : comment survivre à la pénurie de pétrole et au réchauffement climatique ?


Le Centre Canadien d’Architecture de Montréal accueille jusqu’au 20 avril prochain une exposition pour le moins intéressante « Désolé, plus d’essence » :


« L’exposition examine la crise du pétrole de 1973 en tant que signe avant-coureur des préoccupations contemporaines en matière de ressources énergétiques et de dépendance aux combustibles fossiles. La pénurie de 1973 a poussé les scientifiques à intensifier la recherche et le développement de sources d’énergie renouvelables, à améliorer les technologies et à procéder à des expériences sociales qui ont laissé leurs marques tant en architecture qu’en politique. La réaction mondiale à cette crise est illustrée par la juxtaposition, entre autres, des efforts individuels de la contre-culture en Amérique du Nord et les approches, plus structurées sur le plan social, des communautés européennes. Par la présentation de journaux et d‘extraits d’émissions de télévision de l’époque, de dessins architecturaux, d’artefacts et de photographies, l’exposition témoigne de l’urgence politique et de l’envergure internationale de la crise énergétique.


Cette exposition, dont le commissaire est Mirko Zardini, directeur du CCA, se penche sur les leçons d’un événement vieux de trois décennies et met le tout en relation avec l’intensité actuelle des préoccupations quant à la limitation des ressources, tout en cherchant à sensibiliser davantage l’opinion publique et à stimuler la recherche contemporaine dans ce domaine. »


J'espère avoir le temps d'y faire un saut lors de mon passage à Montréal pour le dialogue délibératif que nous organisons là-bas au printemps prochain. Ce qu’il est intéressant dans cette approche c’est de voir que finalement nous n’avons peu ou pas évolué depuis 1973. Finalement, après la fausse alerte, tout le monde est retourné à ses moutons. Aujourd’hui, nous avons la technologie, les chercheurs et même un semblant de volonté politique, alors qu’est-ce qui va changer le monde cette fois-ci ? L’innovation, surement, mais aussi et probablement de façon plus prégnante, la culture ou la contre-culture. Le changement viendra des citoyens lambda ou ne viendra pas. J’en veux pour preuve les différentes initiatives que je vois fleurir un peu partout, le Greendrinks d’hier en est une preuve éclatante. Des tas de gens avec des tas d'idées, regroupés autour d'un verre pour innover et changer le monde à leur façon. Mais cela va-t-il suffire ?


Dans les dépêches de Reuters de ce matin, on lit que des scientifiques viennent de publier une étude qui démontre que chaque réchauffement climatique s’est suivi de famines et de guerres chez nos ancêtres. Gengis Khan a lancé ses hordes à l’assaut du monde parce qu’il n’y avait plus rien à manger chez lui. Résultat : du sang et des larmes. Comment allons-nous gérer ces crises à venir, comment allons-nous révolutionner notre façon de penser et de vivre pour nous adapter ? Comment allons-nous innover ? Allez au boulot les génies ! Le temps file a une vitesse folle et les challenges qui nous attendent sont conséquents, nous allons devoir puiser dans notre imagination fertile pour trouver des solutions innovantes, quitte à modifier totalement notre perception du monde.

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