mercredi 23 avril 2008

Politique et changements climatiques : il est temps de s'y mettre

Lu dans Le Monde :

La réaction internationale à la menace que le réchauffement climatique fait peser sur la sécurité mondiale est "lente et insuffisante", affirme un centre de réflexion britannique dans un rapport publié mercredi 23 avril. "S'il n'est pas maîtrisé, le réchauffement climatique aura des implications dans le domaine de la sécurité d'une ampleur similaire aux deux conflits mondiaux, mais qui dureront pendant des siècles", déclare dans un communiqué Nick Mabey, auteur du rapport du Royal United Services Institute (RUSI) intitulé "Les réponses de la sécurité internationale à un monde exposé au réchauffement climatique".

Selon le RUSI, les inquiétudes liées au climat vont entraîner des "changements fondamentaux" dans le paysage géopolitique, modifier la gestion des relations internationales et contraindre à une réexamen des intérêts nationaux. "Les conséquences climatiques vont obliger à repenser radicalement la façon dont nous identifions et assurons nos intérêts nationaux", a indiqué M. Mabey, citant l'exemple de l'énergie où la sécurité "dépendra de plus en plus d'alliances fortes avec d'autres gros consommateurs d'énergie, comme la Chine, (...) et moins des relations avec les producteurs de pétrole".

Dans cette perspective, "les premiers signes de cette réponse apparaissent, mais les changements nécessaires doivent se faire plus rapidement que par le passé". Le rapport plaide en faveur d'une "croissance importante des investissements" qui soit comparable aux dépenses engagées dans la lutte contre le terrorisme. "Si le réchauffement climatique n'est pas ralenti (...) cela deviendra le premier facteur de conflit entre et au sein des Etats", a averti le RUSI.

Les politiques ne saurait faire plus longtemps la sourde oreille. Les problèmes engendrés par les changements climatiques (je n'aime pas trop le terme réchauffement, qui n'est pas vraiment exact) se feront sentir à l'échelle mondiale, les solutions paliatives doivent donc se trouver en groupe. Le leadership de certains pays sera indipensable mais personne ne pourra se dispenser de participater parce que cette fois le nuage franchira les frontières sans discrimination. Il s'agit de ne plus nier ce qui va certainement se produire, même si aujourd'hui on ne mesure pas pleinement l'amplitude des changements.

Sans tomber dans le catastrophisme de certains, il est toujours bon de prévoir le pire et de de se préparer, une façon comme une autre d'appliquer le principe de précaution.

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