mardi 4 janvier 2011

Back to work...

10h00 du matin: il fait froid et moche. Le petit passager est debout depuis 3h00 du mat et le geek et moi avons renoncé au sommeil depuis un bail. J'en suis à mon deuxième petit-déjeuner. Reprise de la routine malgré le décalage horaire, j'ai réussi à déposer notre mini-monstre à l'heure à la crèche. J'attends que ma collègue m'appelle pour me dire où aura lieu notre réunion de travail de cette rentrée. Je me suis réfugiée au chaud dans un Starbucks, au diable les bonnes résolutions de ne consommer que local... Les fauteuils confortables ont eu raison de mes réticences vis-à-vis de cette grosse enseigne.

C'est tout drôle de reprendre la routine: à côté de moi un gars frigorifié regarde un magazine de surf avec de belles photos de Hawaï en soupirant pendant qu'un vieux lit les pages business du Globe and Mail en soupirant encore plus fort. Malgré tout la vie a bien repris son cours "normal", je reprends l'avion dans 10 jours direction Toronto, où les températures risquent bien d'être plus frisquettes qu'ici. Quelque part je suis aussi contente d'être rentrée, de préparer cette nouvelle année qui s'annonce pleine de changements. Une fois de plus je vais me retrouver à la croisée des chemins à me demander quelle route prendre...

Pfff... Je n'ai qu'une envie au fond et c'est d'aller me perdre quelque part où l'horizon est joli. Hier, je me suis surprise à avoir envie de relire les bouquins de certains de mes navigateurs favoris, ceux qui ont bercé mon adolescence de leurs fabuleux récits de voyage aux quatre coins des océans. Qui n'a pas fantasmé de vivre la vie de marin bandit sur les bords comme un Henry de Monfreid ou un Vincent Goudis ? Je repense à cet ami d'enfance, disparu des radars depuis une décennie, qui doit caboter quelque part entre les Moluques et le détroit de Malacca. Iles aux épices, îles aux pirates, îles attirantes comme le sont les interdits que nous agitent sous le nez toutes les administrations. Notre liberté semble se réduire de jour en jour, par la faute des barbus extrémistes ou de notre propre propension à nous mettre en cage nous-même.

Alors cette année, point de bonnes résolutions pour moi, je souhaite simplement profiter des bonnes choses qui ne manquent pas de venir égayer la vie de tous les jours et si l'occasion se présente, j'irais de nouveau "valser avec Mathilda", me promener sous la voûte étoilée de ce monde, comme une vagabonde que je suis restée dans mon cœur.

2 commentaires:

Anyes a dit…

Le coeur d'une vagabonde...promesse d'aventures inconnues, juste ce qu'il me faut pour me faire rever ;-)Merci

Zoé a dit…

L'art du vagabondage mérite toute ton attention je crois, tu le fais si bien ! Merci pour le partager c'est toujours un plaisir de te lire et de se trouver comme ça entre deux lignes à l'opposé du globe, le temps d'une note...
Bon retour au travail

Une suissesse loin loin là bas

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