vendredi 27 juin 2008

Foutre le camp tant qu’il est temps et aller vivre chez les sauvages(s’il en reste)

“J’ai hâte de sortir de ce milieu si bas, si méprisable, mais surtout si ennuyeux, pour aller vivre chez des sauvages, chez des brigands, chez des gens sans foi ni loi, mais qui aient au moins un sentiment élevé, celui de la liberté ou de la fierté personnelle. Là où la flamme monte joyeuse, où le feu est pieux. Me voilà débarrassé de ces contraintes odieuses dont la présence gâtait continuellement mes joies. Retrouver les éminences, ces sommets qui sont ma pagode, cette vaste nature habilement édifiée, coiffée de gazon de nuages, des brigands à mines respectables.”

Prince Henri d’Orléans - Du Tonkin aux Indes - Calmann-Lévy. 1896.Relevé par l’ami Constantin de Slizewicz - Les peuples oubliés du Tibet - Perrin Asie - 2007.


Lu sur le blog de Nomades Land

Argghhhh ! Coup de déprime ce matin. Encore une fois à la croisée des chemins à me poser mille et une questions…

Aujourd’hui nous devrions avoir une réponse pour la petite maison que nous convoitons sur la 5ème avenue. Du coup, au moment où nous allons peut-être nous engager à rester un certain temps entre 4 murs, sous un toit, je me demande, dans un élan de panique, s’il ne vaudrait pas mieux me trouver un embarquement pour les îles Cocos…

Je suis terrifiée par les engagements, et un peu comme le Mister Husband de Véro, j’ai la bougeotte qui me reprend, une fois l’avion posé sur la piste.

Je vais avoir le choix en novembre, entre poursuivre mon contrat actuel ou aller me faire voir chez les Papous. Le dilemme est cornélien. Faut-il aller me faire oublier deux mois dans le grand Nord pour enfin terminer ce fichu bouquin qui dort sous des montagnes de notes et rêver en écoutant le chant des orques ? Faut-il tenter de se lancer dans un nouveau job avec le groupe pour l’adaptation au changement climatique ? Le monde académique est-il vraiment un bon endroit pour les loutrons activistes ? Faut-il accepter l’invitation pour aller travailler avec les 1ères Nations et risquer la dépression face aux multiples embuches d’un tel boulot ? Ou faut-il se lancer dans une aventure encore plus folle ?

Il y a des moments où je me demande toujours ce qui m’a pris de ne pas accepter la proposition indécente d’un vieil ami d’aller naviguer sur les mers du monde pour discuter en tête à tête avec les cachalots. Peut-être qu’il n’est pas encore trop tard pour aller se faire oublier du monde sur les eaux salées, cracher à la face du vent au Cap Horn et chanter avec les sirènes qui attendent les marins en état d’ébriété ?

Pourquoi est-ce qu’il faut toujours que ce soit aussi compliqué à prendre les décisions? J’essaie pourtant de cultiver mon jardin en admirant mes tomates et mon basilic thaï qui poussent sous le soleil estival. Je me transforme en gentille Vancouvérite, je fais la queue pour prendre le bus, je fais dans le politiquement correct, je ne dis plus trop de gros mots (ça les choque parait-il) et je vais à vélo au boulot sans insulter tous ces gros c… en 4x4, je ne manifeste que gentiment sans m’en prendre aux forces de l’ordre (remarque ils sont tout mimis qu’on oserait pas leur balancer un pavé sur la tête… pis ils ont toujours leurs tasers et j’ai pas envie de finir grillée comme une gambas…) ,je fais mon yoga en buvant des chai latte : une vraie bobo de Vancouver j’vous dis ! Au secours sortez-moi de là !!!!

En attendant le moment où je serais assez sobre pour prendre une décision, je vais retourner regarder la dernière vidéo des aventures de Matt. Cet hurluberlu de geek a même dansé à Vancouver, au pied de notre immeuble quasiment :


2 commentaires:

Cez a dit…

ben voila..chui ds le meme etat que toi!!! rester ou partir...cette frenesie qui nous habite de tjrs vouloir aller voir ailleurs...tain ! pas easy de prendre une decision....

Ludovic a dit…

Ben moi au contraire je dois continuer à dire des gros mots sinon mes collègues râlent que je fais pas assez français...

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