mardi 26 mai 2009

Chercher du boulot à Vancouver: mode d'emploi


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Mise en ligne par kandyjaxx
Chercher du boulot lorsque l’on s’expatrie n’est pas toujours facile. Je reçois régulièrement des mails de personnes me demandant si c’est difficile de trouver un emploi à Vancouver et comment faire.

Première précision, je ne travaille pas pour l’ANPE locale et je ne parle donc que de ce que je connais. Le marché de l’emploi à Vancouver est aussi complexe que dans n’importe quelle autre ville, ce qui veut dire que s’il est relativement facile de trouver du travail dans certains secteurs d’activité, ce n’est pas le cas pour d’autres.

Avant toute chose, assurez-vous d'avoir des papiers en règle. Un visa de résidence ou un visa de travail sont indispensables. Ensuite il faut avoir un numéro d'assurance sociale, le NAS ou SIN en Anglais. A votre arrivée sur le territoire, les agents d'immigration vous remettront une "trousse" de bienvenue où vous devriez avoir toutes les infos pour faire les démarches pour obtenir ce numéo. En se déplacant dans les bureaux, on peut l'obtenir dans la journée, par la poste il faut compter de deux à trois semaines.

#1- Postuler depuis l’étranger, ça ne marche pas toujours. Hé oui, il est plus facile pour une entreprise de vous voir en entretien d’embauche sur place que de vous appeler à l’autre bout du monde. En plus, dans le doute, s’ils ne sont pas certains que vous ayez des papiers en règle pour travailler au Canada, ils préféreront embaucher quelqu’un qui est déjà sur place. Donc, pas de panique si vous ne recevez jamais de répons en postulant depuis la France, parfois en repostulant pour le même poste une fois sur place, vous décrocherez le précieux entretien d’embauche…

#2 – Ne pas prendre pour acquis que vos diplômes seront reconnus au Canada. Selon les secteurs d’activité et les métiers, il n’y a pas forcément d’équivalence. Dans certains cas, il faut repasser un diplôme sur place ou une certification, voire s’inscrire à un ordre professionnel. Si des efforts sont en cours pour assurer la reconnaissance de certains diplômes européens, dans beaucoup de cas il faudra faire traduire vos diplômes et espérer que cela fonctionne… Pour être certains, faites des recherches via Internet. Les sites d’immigration Canada donnent parfois une impression trompeuse.

#3 – Faire des recherches sur le marché de l’emploi local. J’enfonce une porte ouverte, mais avec le nombre de mails que je reçois avec « c’est facile de trouver du boulot ? », j’en remets une couche. Je ne sais pas si c’est facile de trouver du boulot, tout dépend de ce que vous cherchez. Si vous cherchez un petit boulot alimentaire pour payer vos vacances dans le coin, oui, c’est assez facile de trouver des postes de plongeur ou de serveur dans les restaurants, de vendeur ou encore de préposé aux journaux. Par contre, si vous cherchez un emploi qualifié, c’est comme partout, il faut se renseigner un peu avant. Les chambres de commerce ont souvent des sites qui présentent des statistiques par secteur, le consulat de France peut parfois vous renseigner et sinon, Google est ton ami ! Par exemple, en ce moment les universités coupent un peu leurs budgets à cause de la crise mondiale, pas facile de trouver un emploi de chercheur ou d’assistant de recherche dans cette situation.

#4 – Refaire son CV à la Canadienne. Les CV à la française ne sont pas trop adaptés ici. Il existe un certain nombre de livres faciles à se procurer dans toute librairie Canadienne pour refaire son CV. Sinon, Educacentre propose des ateliers CV à Vancouver.

#5 – Avoir des cartes de visite. Une fois à Vancouver avec une adresse et un numéro de téléphone, faites-vous faire des cartes de visite. C’est une pratique plus répandue au Canada qu’en France. On ne trouve pas forcément son boulot en répondant aux petites annonces ici, mais souvent en rencontrant des gens. La carte de visite permet aux personnes de vous recontacter et éventuellement de vous proposer un boulot dans vos cordes. Il est maintenant assez facile de se faire faire des cartes de visite, il existe des tas de petites échoppes qui le font pour une somme modique et si vous êtes vraiment court sur le budget le site vistaprint permet de s’en faire des quasi-gratuites.

#6 – Faire du « networking » - A Vancouver, tout passe par le réseau de connaissances. Beaucoup d’emplois ne sont même pas postés sur des sites de recrutement. Il faut rapidement nouer des contacts dans le milieu et faire passer son CV de façon informelle. Mon homme a ainsi décroché un entretien dans un gros cabinet en faisant passer son CV a un copain rencontré sur place.

#7 – Contacter des agences de recrutement. Les agences ont souvent un large pool d’entreprises qui ne passent que par elles. Le mieux est donc de trouver les agences qui recrutent dans votre secteur d’activité (certaines sont spécialisées en administration, en finance ou en métiers technologiques), de passer déposer votre CV et d’essayer de décrocher un entretien. Ces agences de placement font souvent passer des tests (pour valider votre niveau de langue ou d’informatique par exemple) et ensuite vous trouvent un poste sur-mesure.

#8 - Ne pas hésiter à commencer par faire de l’interim. Oubliez vos expériences en France, ici il faut repartir de zéro dans la majorité des cas. Il est parfois plus facile de décrocher un poste de remplacement de quelques semaines en interim. Ça vous permet de vous faire une « référence » locale et de prouver votre motivation. Le poste n’a pas besoin d’être nécessairement en rapport avec ce que vous cherchez. Souvent, une fois un premier poste occupé, les entreprises sont plus enclines à vous rappeler pour vous proposer quelque chose de plus définitif.

#9 – Ne pas hésiter à se lancer dans autre chose ! Le poste que j’occupe actuellement est relativement différent de ce que je faisais avant, mais j’ai saisi l’opportunité d’acquérir de nouvelles compétences et d’essayer autre chose. Résultat, j’aime beaucoup mon nouveau boulot ! Sinon, certains en profitent pour se lancer en solo et se mettre à leur compte. Après 6 mois de recherches infructueuses, mon geek s’est mis à son compte et maintenant il bosse parfois plus qu’il ne le voudrait ! Beaucoup de gens ici sont « self-employed », et s’en sortent bien. Par contre, comme pour le reste, tout dépend du secteur. Small Business BC peut vous aider à évaluer vos chances de réussite et à faire vos démarches administratives.

#10 – Faire du volontariat. Hé oui, être bénévole a des tas d’avantages. Outre le fait de vous permettre de rencontrer du monde (voir astuce #6), faire du bénévolat est aussi une activité très valorisée par les entreprises. Cela permet aussi de se faire de nouveaux amis et de découvrir de façon informelle toutes les petites différences culturelles utiles à connaître avant de démarrer dans la vie active.

Et un dernier conseil pour la route : soyez créatifs ! Ça paraît étrange, mais je connais des gens qui ont décroché un job grâce à un site web original, un CV qui sort des sentiers battus en matière de présentation ou mieux encore, pour avoir fait une vidéo musicale, comme Stivostin, un ex-collègue à moi resté à Paris :



et il a trouvé:

2 commentaires:

anthropopotame a dit…

Mais, Elo, tu nous ressors de vieux posts?

Loutron Glouton a dit…

Ben oui, je commence à être saturée de mails de personnes qui me prennent pour une antenne de l'ANPE...

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