jeudi 28 mai 2009

C’est l’été sur la West Coast, virage hippie envisagé…

Ouaip, c’est l’été, c’est confirmé. Il fait beau, il fait chaud et les tongs sont de sortie. Ceci dit, à Vancouver, on peut apercevoir des gens en tongs en plein hiver, pourvu qu’il y ait un rayon de soleil, voir le post de Véro sur ce phénomène typiquement Vancouverite.

L’été c’est l’occasion de refaire des barbecues sur la plage avec les amis et de piquer une tête dans piscine d’eau de mer de Kitsilano :

Photo de keepitsurreal

Dur, dur notre vie en ce moment…

Après notre dernière virée sur la Sunshine Coast, mon agenda a été pas mal plein et j’ai essayé de caser tout un tas de sorties et d’évènements avant l’arrivée du petit passager. Tant et si bien que le weekend dernier je rageais, enfermée toute la journée à l’occasion d’un symposium alors que le soleil me faisait des clins d’oeils par la fenêtre… Bon, le symposium en question, sur l’environnement et le changement social, valait la peine mais en ce moment, comme dit le poète, je jetterai bien mes chaussures par-dessus bord pour rejoindre des îles lointaines.

Je ne sais pas si ce sont les hormones qui me travaillent, mais en ce moment je ressens une très grande affinité avec les hippies peace and love. J’ai ressorti les robes en indienne et passe un maximum de temps à cultiver mon petit jardin qui commence à ressembler à une explosion florale psychélique. Parfois je lis la prose déprimante des sycophantes de l’économie ou de la politique et ça me donne envie d’aller m’exiler dans un ermitage lointain. Les discours enflammés des pseudos-révolutionnaires me fatigue plus qu’il ne m’énergise (voir le post d’Anthropopotame à ce sujet) et je n’ai plus goût aux joutes verbales qui ne flattent que les egos et ne font en rien avancer le schmilblick. Comme le dit si bien Olivier, pourquoi écouter ces rigolos qui veulent boucher l’entaille du Titanic avec un rouleau de scotch ?

Comme les mammifères que j’observais, je me retire peu à peu dans mon cocon confortable et je prépare l’arrivée du petit être qui m’habite. Je suis passée chez Opus racheter de quoi crayonner et peindre et j’ai ressorti ma petite boîte d’aquarelle pour pouvoir me perdre dans la nature. Comme Voltaire le conseille, je cultive mon jardin, au sens propre comme figuré. Loin des batailles et des manifs, loin des cris de ceux qui sont en colère et excédés, loin des discours agressifs et frustrés. Hé ben ça fait du bien ! Je n’avais pas réalisé à quel point ces environnements militants peuvent nous pomper notre énergie et notre joie de vivre. J’ai donc appuyé sur la touche pause et jeté mes chaussures par-dessus bord… Il était grand temps de prendre le temps de vivre, de respirer et de jouir de ce que la vie a de beau… Grand temps d’être égoïste et de profiter du temps qui passe… Ce weekend donc, pas de symposium, ni de lectures sur le Sri Lanka, juste le plaisir d’être dans mon jardin, au bord de la mer, parmi les fleurs, à déguster le chocolat à la lavande de chez Mink Chocolate

Peace !

3 commentaires:

Olivier de Montréal a dit…

Oui, autant cultiver son jardin, comme disait un écrivain qui n'habitait pas très loin de chez moi...

Jolies couleurs, l'eau de la mer et de la piscine. Ça donne envie. :)

drmouton a dit…

Chanceux. Nous on s'est pris une semaine de flotte...

Nicolas a dit…

Trop beau la piscine d’eau de mer de Kitsilano!
Et ça fait plaisir à entendre ces envies de de profiter du temps qui passe et des "robes en indienne"!!!!!
Bonjour chaleureux à ta toute petite famille en formation.

Météo


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