dimanche 1 novembre 2009

Pour Halloween, un mystère local…


Misty beach
Mise en ligne par Loutron Glouton
La West Coast est réputée pour ses histoires à faire peur, ses villages-fantômes, ses disparitions étranges attribuées à des créatures extraordinaires comme le Kushtaka et ses lieux hantés tabous. Le long des côtes on répertorie de nombreuses histoires inexpliquées ou inexplicables. Les vieux loups de mer ne manquent pas d’anecdotes pour peu qu’on leur offre un verre et une oreille attentive.

J’avais conté ici-même l’histoire des mystérieux pieds qui apparaissent à intervalles réguliers sur nos plages. Je ne sais pas si Halloween y est pour quelque chose mais cette semaine un nouveau pied a fait son apparition le long de la Fraser. Pour le moment les enquêteurs en sont encore à spéculer sur l’origine de ces pieds, mafia, passeurs de clandestins, serial killer, secte de fétichistes des pieds ??? Les hypothèses les plus folles circulent !

Mais voici qu’un autre mystère marin intrigue les habitants de la côte ouest de l’Ile de Vancouver…

L’Ile de Vancouver regorge de sépultures autochtones et de nombreux archéologues du dimanche bravent les interdits légaux et les tabous traditionnels pour aller jouer les Indiana Jones de pacotille et récolter quelques artefacts pour leurs morbides collections, pilleurs de tombes anonymes. Des légendes courent sur les conséquences auxquelles ils s’exposent à déranger ainsi le sommeil de morts.

Un de ces pilleurs de tombes a connu cette année un triste sort entouré de mystère… Tout a commencé lorsque deux pêcheurs du dimanche sont tombés par hasard sur son kayak à la dérive au large de Cape Beale. La brume était épaisse et la vision de ce kayak vide au milieu de l’océan a intrigué ces deux pêcheurs chevronnés. Ils n’étaient pas au bout de leurs surprises. Le kayak semblait impossible à hisser à bord de leur bateau, alors les deux hommes l’ont amarré sur le côté. Ils ont découvert une série de petits trous réguliers autour du siège du kayakiste et sur la proue du bateau. Les enquêteurs découvriront plus tard que le kayak n’a pas seulement été percé de trous mais aussi lesté de sacs de sable. Dans le kayak se trouvait un sac à dos trempé. Dans le sac à dos, une série de cranes d’animaux, de loutre et de coyote, deux couteaux artisanaux forgés à la main, des colliers de perle et des pierres semi-précieuses brutes enveloppés dans du tissu, et le magasin vide d’un chargeur de pistolet, le tout accompagné d’une enveloppe contenant des papiers au nom d’un certain McLean. Du kayakiste, aucun signe. Les deux hommes en ont encore la chaire de poule tant ce kayak à la dérive semblait exsuder de mystère malsain…

Le kayak et son contenu sera remis aux autorités qui mèneront l’enquête.
48 heures plus tard, le corps du kayakiste Richard McLean sera retrouvé flottant sur l’océan. Les garde-côtes concluront à une mort accidentelle par noyade. Mais comment expliquer le contenu étrange du sac à dos, les trous et les sacs de sable ? Les autorités ont depuis classé cette affaire et retourné le kayak et son contenu mystérieux à la famille McLean, au grand dam des archéologues qui se doutent que les artefacts retrouvés à bord provenaient en fait de certaines sépultures répertoriées un peu plus haut sur la côte, dans certaines parties désolées de la forêt pluviale. Si le Muséum d’anthropologie se garde bien de divulguer leur localisation pour éviter leur pillage systématique, certains se sont fait une spécialité de les découvrir. Ainsi une grotte où l’on trouvait six squelettes dans les années 70 n’en contient plus aucun aujourd’hui. Ce pillage de tombe serait-il à l’origine du sort fatal réservé à Richard McLean ? Les deux pêcheurs se demandent encore ce qui a bien pu arriver au pilleur de tombe le long des côtes bordées de cette si sombre forêt …

1 commentaires:

Laure a dit…

Eh beh ! Il y aurait de quoi ecrire un episode de serie a frissons avec ca !

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