dimanche 7 mars 2010

La valse des voyageurs

Lorsque l'on est expat on rencontre souvent d'autres expats, des affinités se découvrent et des liens amicaux se créent. Malgré les rencontres avec les "locaux", on ne peut s'empêcher de passer du temps avec d'autres voyageurs, d'autres aventuriers aux passeports bardés de visas. Et chaque année, la valse recommence : certains repartent d'où ils venaient, d'autres partent vers des horizons nouveaux et d'autres encore débarquent, en quête de nouveauté ou de renouveau.

Après toute une vie à observer cette danse annuelle, je ressens toujours un petit pincement au cœur: de ces amitiés éphémères, je sais que certaines disparaitront alors que d'autres demeureront, se fiant des frontières et des distances. Cette année, j'observe les départs et les arrivées avec un recul un peu différent, me demandant parfois si vivre plus près de ma famille ne serait pas un bien. Nous en sommes à la quatrième génération de grands voyageurs et pourtant la question des racines se pose encore et toujours.

Je sens au bout du téléphone les regrets inexprimés de ma maman, qui adorerait profiter davantage de son petit-fils, elle qui a passé sa vie à voyager loin de sa propre famille. Pourtant, la voilà guillerette de mettre les voiles pour un nouveau voyage, un voyage prévu depuis tant d'années, un voyage en Inde, avec mon papa, sans les enfants. On ne se refait pas !

La question du "retour" se pose toujours à certains moments de la vie et pourtant, il suffirait d'un nouveau projet de voyage pour avoir de nouveau envie de s'envoler ailleurs. Alors, un petit pas de deux avec ceux qui partent et ceux qui arrivent s'impose...

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