vendredi 11 mai 2007

Manger Local pour changer Global !


Vu sur Graines de Changement :

Un couple canadien au défi de la nourriture locale, pendant une année entière...« Le régime 4x4 », c’est ainsi que Alisa Smith et James MacKinnon qualifient l’alimentation nord-américaine, où les aliments parcourent en moyenne 2 500 kilomètres avant d’arriver dans l’assiette. C’est pour défier cette aberration statistique que les deux Canadiens ont décidé un beau jour de printemps 2005 de se mettre au « régime 160 km » - autrement dit de ne plus consommer que des aliments et des boissons frais et si possible biologiques, ayant voyagé 160 km au maximum pour parvenir dans leur appartement de Vancouver, en Colombie Britannique... Depuis, la crise des fermes familiales, l’étiquette carbone des poires biologiques importées de l’autre bout du monde, le végétarianisme (le temps de trouver les rares fermes produisant de la viande à proximité !), les saisons, les jardins communautaires et la cuisine à base de pommes de terre n’ont plus de secrets pour eux ! Et entretemps, leur défi s’est émancipé en un vrai mouvement, avec des interviews plein les médias, un livre publié ces jours-ci (« 100 Mile Diet: Local Eating for Global Change » - Ed. Random House) mais surtout un site web dédié (100MileDiet.org) devenu en quelques semaines le point de ralliement d’individus du monde entier, soucieux de redécouvrir l’alimentation locale et de saison. Aux très nombreuses personnes qui voudraient s’inspirer de leur expérience, ils donnent ce conseil avisé : le début de l’expérience est orcément plus compliqué, donc il est sage de commencer par organiser, pour sa famille et ses amis, un dîner fondé sur le régime 160 km... pour voir ce que cela donne avant d’aller plus loin ! Et pour
ceux qui veulent goûter au concept à moindre effort, signalons qu’un restaurant avec une approche similaire a ouvert à Londres en 2006 : le Café Konstam, dont le chef Oliver Rowe s’engage à acheter tous ses ingrédients dans la zone couverte par le métro londonien !

J'avais un peu évoqué le sujet en postant sur le dernier livre de Jane Goodall "A Harvest for Hope", mais cette idée me plait de plus en plus. Après tout, quelle est la meilleure façon d'économiser du gaz carbonique si ce n'est de cesser de faire venir des choses du bout du monde simplement pour les mettre dans nos assiettes ? L'aspect le plus intéressant du témoignage d'Alisa et de James c'est qu'ils nous montrent les difficultés qu'ils ont rencontré mais aussi leur redécouverte des saisons et des produits de saison. Au final, ils mangent plus équilibré mais aussi plus goutu ! Un exemple qui devrait tous nous donner envie d'aller nous inscrire dans l'AMAP la plus proche pour profiter des délices de nos agriculteurs locaux...

Small is beautiful ... Jamais cette phrase n'a paru avoir autant de sens qu'aujourd'hui... D'ailleurs nombreux sont les analystes de la crise énergétique à venir qui nous prédisent qu'à terme, nous n'aurons pas d'autre choix que de revenir à ce mode de consommation locale. Autant en profiter pour redécouvrir nos recettes de grand-mère (comme Laurence) et surtout redécouvrir des saveurs oubliées...

En tout cas, la bonne nouvelle, c'est qu'avec leur petit bouquin et leur site, je ne vais pas avoir à trop chercher où aller m'approvisionner dans la région de Vancouver ! Youhou !

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